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  • : L'Amicale des Gadiris et du Souss
  • : L'association dite l’Amicale des Gadiris et du Souss fondée le 13 juin 2010, à Gradignan, a pour but de s’entraider, de se réunir entre amis, d’organiser des repas et sorties, d’éditer un bulletin.
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:43
mendiants

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Les services de police d’Agadir ont décidé de recourir à l’ADN pour établir s’il y a ou pas un lien de parenté entre les enfants et les mendiants qui les exploitent. L’idée est bonne, sauf qu’elle paraît irréalisable face à l’ampleur du phénomène et au coût exorbitant de l’opération.

 

Le service préfectoral de la police d’Agadir a décidé d’avoir recours à l’ADN pour établir le degré de filiation qui existerait entre un grand nombre de mendiants et les enfants qui les accompagnent. Une initiative qui survient après la découverte de plusieurs réseaux  spécialisés dans la mendicité et exploitant les enfants et les nourrissons. Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du vendredi 18 juillet, que ces mafias ne se gênent pas pour endormir les enfants avec des somnifères. Ces données ont été recueillies dans le cadre des campagnes menées par la police d’Agadir contre la prolifération de ce phénomène pendant la période estivale. 

 

Un fléau qui s’est généralisé à toutes les régions du royaume, notamment dans les grandes villes comme Casablanca, Tanger, Marrakech et Fès. Les différentes études établies sur la mendicité depuis des années montrent, en effet, que ce phénomène n’est pas toujours lié à la pauvreté mais qu’il est devenu un métier organisé. Casablanca est, à coup sûr, la ville la plus touchée par la mendicité professionnelle gérée par des mafias qui sévissent à l’échelle nationale. Des mafias qui transportent des femmes et des enfants venus d’ailleurs (Settat, Berrechid) et les répartissent dans les plus grandes artères de la ville. 

 

Les mendiantes exploitant des enfants loués ou volés se comptent par milliers dans la métropole. Les enfants sont souvent loués par des parents drogués et vivant dans la précarité à des mendiantes professionnelles, moyennant 50 ou 100 dirhams, voire plus. Les mafias de la «traite d’êtres humains» poussent le cynisme jusqu’à apprendre aux enfants comment apitoyer les gens sur leur sort. Un véritable business qui rapporte gros sans le moindre effort. Il suffit de s’asseoir, entourés de trois enfants en bas âge, et de tendre la main dans un coin près d’une banque, d’une mosquée ou d’un établissement public.

 

Les autorités locales ont beau mener des campagnes pour lutter contre les professionnels de la mendicité, ces derniers finissent toujours par revenir en masse. La ministre de la Famille, Bassima Hakkaoui, vient d’évoquer l’ampleur de ce phénomène devant la Chambre des conseillers. Elle s’en est pris notamment aux faux mendiants qui louent des enfants pour faire la manche dans la rue. Mais elle n’a pas donné de solution à part celle, vraiment étonnante, de proposer des sanctions contre les personnes qui viennent en aide à ces faux mendiants. Un peu simpliste comme proposition, car comment peut-on différencier un vrai mendiant d’un faux?

 

La ministre aurait pu tout simplement activer les dispositions du code pénal qui sanctionnent la mendicité, en l’occurrence l’article 326 qui dispose: «Est puni de l’emprisonnement d’un à six mois quiconque ayant des moyens de subsistance et se livrant habituellement à la mendicité en quelque lieu que ce soit». L’article 330 du code pénal traite de l’exploitation des enfants: «Quiconque livre l’enfant, la pupille, l’enfant soumis à la kafala ou l’apprenti à un ou plusieurs mendiants ou à un ou plusieurs vagabonds est puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans». Si la loi avait été appliquée à la lettre, le phénomène des mendiants professionnels n’aurait pas pris cette ampleur qui pousse aujourd’hui à préconiser l’utilisation de l’ADN pour déterminer s’il y a filiation ou non entre  les mendiants et les enfants qu’ils exploitent.

 

( http://fr.le360.ma/societe/agadir-ladn-pour-lutter-contre-lexploitation-des-enfants-par-les-mendiants-professionnels-194596 )

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:32

 

Voici les prévisions météorologiques pour la journée du vendredi 19 juillet 2019, établies par la Direction de la météorologie nationale (DMN):

 

- Temps assez chaud à chaud sur le sud-est, le sud et l'intérieur du pays.

- Nuages bas denses la matinée et la nuit, avec brume ou brouillard sur les côtes et les plaines atlantiques et la Méditerranée.

- Nuages légèrement instables avec ondées et orages sur les reliefs du Haut et Moyen Atlas, l'oriental et le Saïss.

- Bruine ou faibles pluies éparses par moments sur la Méditerranée et les côtes centre.

- Temps stable avec ciel peu nuageux à clair ailleurs.

- Chasses sable par endroits sur le sud-est, le sud de l'oriental et les provinces sud.

- Vent assez fort d'est sur le Tangérois et de secteur nord sur les provinces sud, modéré à assez fort de secteur sud à ouest sur le sud-est et l'oriental, et de secteur nord sur les plaines centre, et modéré de secteur ouest à nord ailleurs.

- Température minimale de l'ordre de 15/21°C sur les reliefs, le Tangérois, les plaines atlantiques, les plaines intérieures, le Souss, le nord des provinces sud et près des côtes, 21/27°C sur l'oriental, le Saïss, les plateaux de phosphates et d'Oulmès, les versants sud-est et l'intérieur des provinces sud et de 27/32°C sur le sud-est.

- Température maximale de l'ordre de 23/30°C près des côtes et sur les reliefs, de 31/38°C sur le sud de l'oriental, le Rif, les plaines atlantiques, les plaines intérieures, les plateaux de phosphates et d'Oulmès, le Souss et le nord des provinces sud et de 38/45°C sur l'oriental, le saiss, le sud-est et le sud des provinces sud.

- Mer belle à peu agitée sur la Méditerranée, peu agitée à agitée sur le Détroit, entre Cap Spartel et Rabat, entre Tarfaya et Boujdour et agitée au sud.

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 07:05
TOURISME: LA RÉGION DU SOUSS-MASSA VEUT VALORISER DAVANTAGE L’ARRIÈRE-PAYS

Les autorités de la région mettent les bouchées doubles pour la mise en valeur du potentiel touristique de l’arrière-pays. Pour ce faire, le Conseil de la région vient de créer une entité dédiée dont la mission est de piloter la mise en œuvre des différents chantiers.

 

 

La région du Souss-Massa veut booster son potentiel touristique. Pour ce faire, les autorités de la région et celles en charge du tourisme viennent de créer une entité dédiée à ce chantier. Il s’agit de la Société de Développement touristique Souss-Massa (SDR), nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa livraison du jour. L’objectif, comme le précise le journal, est de booster le tourisme au niveau de l’arrière-pays via l’aménagement des principaux sites d’accueil touristique Ida Outanane (Pati), dans le but de diversifier l’offre et ainsi attirer plus de visiteurs. Notons que l’un des axes fondamentaux du programme de développement régional (PDR) du Souss Massa porte sur le développement et la valorisation du tourisme rural en arrière-pays de la région. Le journal rappelle qu’en 2018, plusieurs initiatives ont été prises, parmi lesquelles la réalisation de l’étude et le suivi de la mise en œuvre de la signalétique touristique et de l’aménagement des accès aux sites touristiques dans le Pati.

 

C’est donc dans le cadre de cette dynamique que la SDR a récemment lancé un appel d’offres visant l’étude et le suivi de l’aménagement des principaux sites touristiques du Pati. Notons que ce travail servira de modèle à dupliquer dans les autres zones à intérêt touristique, en particulier dans la région du Souss-Massa. Aussi, une liste exhaustive des principaux sites touristiques sera proposée par le bureau d’études au maître d’ouvrage, avec un classement argumenté selon l’importance et l’attractivité touristique de chaque site et son niveau de fréquentation. Selon le journal, le bureau proposera une feuille de route qui permettra de préciser les moyens et les actions à caractère commercial à mettre en œuvre pour rentabiliser les différents investissements projetés dans les sites.

Par Ismail Benbaba

 

( http://fr.le360.ma/economie/tourisme-la-region-du-souss-massa-veut-valoriser-davantage-larriere-pays-194396 )

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 06:57
PLAGE D’AGADIR. COMMENT LUTTER CONTRE LA POLLUTION ?

 

Tant que les causes de pollution et de nuisance continuent d’altérer la qualité des eaux de baignade à Agadir, il sera difficile de labelliser la plage «pavillon bleu» pour les prochaines années...

 

Durant la période estivale, la plage d’Agadir attire jusqu’à 70.000 estivants par jour. Mais une fois que cette population franchit les 29 accès menant vers la zone de baignade étalée sur une longueur de 9 km de sables, les plus avertis s’interrogent sur les raisons qui n’ont pas permis à la plage d’Agadir de ne pas hisser pour la seconde fois consécutive le drapeau du pavillon bleu. En filigrane, durant cette dernière décennie, la station balnéaire d’Agadir est parvenue à labelliser sa plage «pavillon bleu» uniquement durant quatre années alors qu’elle a raté le coche six années. En cause, la baisse de la qualité des eaux qui sont tout à fait propres à la baignade mais pas assez pour le pavillon bleu qui exige une qualité excellente (la norme marocaine 03.7.199, directement issue de la directive européenne de 2006). Devant cet état de fait, quelles sont les causes qui altèrent la qualité des eaux de baignade de la plage d’Agadir ? Qu’en est-il des différents indicateurs de vulnérabilité de cette zone ? La réponse à ces questions est beaucoup plus complexe comme en témoigne la multiplicité des sources de pollution à traiter et les différentes nuisances dans cet espace. En se référant au profil de vulnérabilité des eaux de baignade de la plage d’Agadir, réalisé par le Secrétariat d’État chargé du développement durable (SEDD), le niveau de vulnérabilité de la zone de baignade d’Agadir est qualifié de fort sous l’influence principalement des déversements industriels de la zone d’Anza.

 

plage d'Anza

plage d'Anza

Les effluents d’Anza emportés par le courant

 

Ladite zone continue de subir l’impact de plusieurs rejets en mer déversés en majorité par les unités industrielles de la conserve de poisson, la fabrication de farine de poisson et l’industrie de l’huilerie. Et bien que la zone de baignade d’Agadir soit située en un milieu ouvert qui favorise la circulation et le renouvellement des eaux, toutefois la vitesse et la direction du vent ont un effet direct sur le déplacement de ces polluants vers la plage d’Agadir en raison des effets du vent dont la fréquence provient du nord-ouest. C’est pourquoi les déversements d’Anza qui sont chargés en matières organiques, en matières en suspension et en sel atteignent facilement cette zone de baignade et altèrent de facto la qualité des eaux de baignade.

 

Quid de l’activité portuaire et plaisancière ?

 

La plage d’Agadir est menacée aussi par les activités portuaires, notamment de l’enceinte portuaire d’Agadir et du port de plaisance qui disposent pourtant de leurs stations de traitement et rejettent leurs eaux dans le réseau d’assainissement, ce qui laisse présager qu’il s’agit de rejets et de vidanges d’hydrocarbures liquides en raison de la concentration de bateaux dans les deux ports. Par ailleurs, les eaux usées d’une partie du port ne sont pas reliées selon le profil de vulnérabilité des eaux de baignade de la plage d’Agadir au réseau et sont déversées directement au niveau de la jetée du port de commerce. De plus, des travaux de recherche menés par le Laboratoire de recherche écosystèmes aquatiques (voir leseco.ma) relevant du Département de biologie à la Faculté des sciences d’Agadir ont déjà montré que la plage d’Agadir voit sa contamination par les hydrocarbures augmenter sensiblement en raison de la concentration de bateaux dans le port de pêche lors de la période du repos biologique. Il s’agit essentiellement des huiles usées, des boues mazoutées et eaux de cales de bateaux. Selon les estimations mentionnées dans le profil des eaux de baignade d’Agadir, la flottille de pêche d’Agadir avec ses trois segments (hauturier, côtier et artisanal) rejette annuellement environ 4.500 tonnes de déchets d’hydrocarbures et d’huiles usées dont une faible quantité était jusqu’à présent récupérée. À cet égard, au niveau de la plage d’Agadir, des traces d’hydrocarbures ont été déjà détectées selon le dernier rapport national de la surveillance de la qualité du sable des plages du royaume (édition 2019) sans pour autant dépasser le seuil de référence. Toujours est-il que le classement de la qualité pour l’eau de mer, selon la norme marocaine NM 03.7.199 pour l’évaluation de la qualité microbiologique de l’eau de baignade se base essentiellement sur deux paramètres analysés, à savoir la présence d’Escherichia coli (E. coli), coliformes fécaux ou entérocoques dans l’eau qui indique qu’elle est contaminée par des selles. Par contre, elle ne prend pas en considération dans ses analyses le seuil des hydrocarbures et leur concentration dans l’eau. Le constat est le même (d’altération) pour le port de plaisance où l’activité des croisières touristiques en bateau s’est multipliée dernièrement avec l’octroi aussi d’autorisation pour jets ski sur la plage d’Agadir alors qu’il serait judicieux d’opter pour des activités sportives moins polluantes pour l’environnement marin. S’agissant du port de plaisance, lieu de cale des plaisanciers, dont certains restent occupés pendant tout leur séjour, celui-ci est aussi sujet à des pollutions ménagères, auxquelles s’ajoutent des rejets par l’ouverture des buses menant au bassin où normalement devaient circuler les eaux pluviales mais leur écoulement est continue à cause des branchements illicites. De surcroît, avec l’existence de dépôts de conteneurs poubelles près de la digue du port, ces dépôts participent à accentuer le degré de pollution après le ruissellement de lixiviat vers la mer du côté nord de la plage.

 

plage d'Agadir

plage d'Agadir

Des écoulements en temps sec à la plage

D’autres sources sont également identifiées comme l’une des sources polluantes de la plage, notamment les rejets d’oueds durant les périodes de pluie. Parallèlement, le réseau d’eaux pluviales, de par la présence d’un exutoire au niveau de la zone de baignade, peut être responsable d’apports de pollutions bactériologiques lors d’événements pluvieux. Néanmoins, cet exutoire présente des écoulements par temps sec (absence de pluie) dont l’origine et le débit sont inconnus, ce qui provoque périodiquement le mécontentement des estivants. À cela s’ajoutent les rejets d’eaux usées véhiculées par les cours d’eau débouchant sur la plage d’Agadir et leur impact sur la qualité de l’eau de baignade. Il s’agit au total de 5 cours d’eau, notamment Oued EL Ghazoua, Oued Tildi et Oued Tildi qui sont plus ou moins des petits cours d’eau alors qu’Oued Lahouar et Oued Souss sont de grands cours d’eau qui se jettent sur la plage en cas de précipitations et de fortes crues.


Stations de refoulement et de relevage…des dysfonctionnements

L’autre source de pollution et non des moindres est l’impact engendré lors du dysfonctionnement des stations de refoulement et de relevage dans la zone touristique et balnéaire mais aussi dans le Grand Agadir en plus des rejets des eaux usées non totalement traitées par la STEP de M’Zar dans la mer, au sud de l’embouchure d’oued Souss. Par ailleurs, d’autres activités nuisibles affectent la qualité des eaux de baignade, notamment la présence d’animaux, notamment les chiens et les chameaux avec les balades à dos de dromadaires en plus de l’inadaptation des ouvertures des blocs sanitaires avec les activités ludiques et sportives des usagers sur la plage d’Agadir. Partant de ce constat, le profil des eaux de baignade d’Agadir avait déjà nécessité plusieurs actions (des mesures prioritaires et complémentaires) mais les sources identifiées de dégradation continuent toujours d’altérer la qualité des eaux de baignade en l’absence d’un plan de gestion intégré pour traiter l’ensemble des problématiques.

plage d'Agadir

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 07:14

Des nouvelles d'AGADIR et du SOUSS-MASSA-DRAÂ

 

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 06:56
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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 06:24
Les ouvriers de 12 entreprises tout corps d’état y sont à pied d’œuvre, depuis déjà 18 mois (octobre 2017)

Les ouvriers de 12 entreprises tout corps d’état y sont à pied d’œuvre, depuis déjà 18 mois (octobre 2017)

 

 

Tripadvisor, le Petit Futé ou encore le Routard répertorient sur la liste des sites mondiaux à visiter ce gigantesque souk de 11.000 ha. Le souk d’El Had d’Agadir, le plus grand du Maroc, et même d’Afrique, subit, depuis octobre 2017, une importante mise à niveau, avec un design local.

Les travaux ont concerné notamment le renforcement du système anti-incendie, le remplacement des 13 portails par de nouveaux, un abattoir moderne de poulet, embellissement de la muraille… le tout pour un montant de 160 millions de DH. A proximité, se situe l’oued Lahouar, réceptacle d’une montagne de déchets et qui mérite d’être couvert.

Le Souk El Had d’Agadir est en plein réaménagement: les ouvriers de 12 entreprises tout corps d’état y sont à pied d’œuvre, depuis déjà 18 mois (octobre 2017) pour que les travaux soient achevés courant 2020. Au programme: mise à niveau des infrastructures de sécurité, réorganisation des espaces commerciaux, remplacement des 13 portails par de nouveaux, réhabilitation de la muraille, mise en place de faux-plafonds et d’un système de protection du soleil, mise à niveau des infrastructures d’éclairage, d’eau potable, du sanitaire et des eaux usées, embellissement des façades des commerces... La convention signée entre les 5 partenaires impliqués dans ce projet, d’un montant global de 160 millions de DH, compte inscrire cet aménagement dans un esprit de développement durable: collecte, tri et recyclage des déchets du souk, et autonomie énergétique via l’installation de panneaux photovoltaïques sur quelque 32.000m² de terrasses. Dans toutes ces transformations, il y a une devise, comme nous l’explique Samira Saoudi, l’architecte à l’origine -avec un autre architecte, Ali Irizi- de ce projet: «inscrire ce reploiement dans son milieu naturel en usant surtout du matériau local du sud, pour réconcilier ainsi le citoyen marocain avec son passé architectural». Ce gigantesque souk de 11.000 ha, connu mondialement pour être répertorié par les sites les plus prestigieux, (tripadvisor, le petit futé, le routard…), mérite en effet cette rénovation. Pas de l’avis de tous les élus.
Pour certains, qu’apporte ce projet par rapport aux réaménagements antérieurs, dont le plus important a été effectué du temps du maire Tarik Kabbaj, estampillé USFP, entre 2009 et 2012? Cette question a agité le conseil de la ville, dont le bureau issu des dernières élections municipales est dominé à 100% par les élus PJD. Lorsque ce projet a été inscrit dans le programme du Conseil, certains membres, du parti de la lampe-même, de l’opposition en particulier, l’ont catégoriquement refusé, estimant que les 160 millions de DH investis dans ce réaménagement devaient être orientés ailleurs, dans des projets plus prioritaires pour la ville d’Agadir, comme le bus à haut niveau de service, un projet entrepris par l’ancien conseil présidé par Tarik Kabbaj et qui ne voit toujours pas le bout du tunnel. Il buterait précisément, selon les déclarations du président du conseil, Saleh El Malouki, sur un problème de financement, celui du ministère de l’Intérieur, à travers le Fonds d’accompagnement des réformes du transport urbain (FART).«Ce réaménagement du Souk El Had n’était même pas inscrit dans le plan d’action communal (PAC) d’Agadir, pourquoi le programmer ainsi d’une façon si abrupte?», s’interroge Adam Bouhadma, l’élu communal qui a suppléé à Kabbaj après que ce dernier ait démissionné du conseil. Coincé par une avalanche de critiques, le président du conseil n’avait d’autre réponse à opposer à ses détracteurs que de se cacher derrière la volonté de la wilaya. «C’est elle, en effet, qui a imposé ce projet au conseil, le président n’avait qu’à obtempérer», confirme Bouhadma. Un autre point a suscité des interrogations au sein du conseil de la ville au moment de la signature de la convention: pourquoi choisir la société Al Omrane comme maître d’ouvrage délégué au lieu du conseil de la ville lui-même? Al Omrane percevrait à ce titre «7% des 160 millions de DH investis dans ce projet, ce n’est pas normal.
En plus, les élus en acceptant cette délégation n’auront plus aucun moyen de contrôle sur le cours de la réalisation de ce projet», se désolent les détracteurs du projet. C’est en effet une commission régionale de suivi et de coordination, présidée par le wali et le gouverneur de la province d’Agadir Ida Ou Tanan, qui supervise toutes les étapes de la réalisation du projet (article 10 de la convention).

 

 

Il n’y a pas une seule goutte d’eau dans l’oued Lahouar, à proximité du souk, en ce mois d’avril, seulement des montagnes de détritus, de déchets ménagers et de cadavres de volaille qui seront emportés un jour par l’eau, pendant la saison des fortes pluies, pour être déversés dans l’océan tout proche

Il n’y a pas une seule goutte d’eau dans l’oued Lahouar, à proximité du souk, en ce mois d’avril, seulement des montagnes de détritus, de déchets ménagers et de cadavres de volaille qui seront emportés un jour par l’eau, pendant la saison des fortes pluies, pour être déversés dans l’océan tout proche

 

Des montagnes de détritus,  des cadavres de poulets.... dans l’oued

 

Les commerçants que nous avons interrogés lors de notre promenade à travers les différents pavillons du marché restent, eux aussi, sceptiques quant à la pertinence de ces transformations. Un vendeur de volailleinterrogé n’a pas de mots assez durs pour fustiger les travaux en cours: «On ne sait toujours pas ce que veulent ces gens de la commune, au lieu de commencer par un parking, de s’attaquer à ces marchands ambulants aux alentours du souk qui bradent les prix, les voilà qui nous importunent encore une fois avec de nouveaux travaux…», s’insurge-t-il. Le marché noir est en effet florissant à l’extérieur du souk.
A proximité de l’Oued Lahouar longeant Bd Abderrahim Bouabid, côté porte N°6 du souk, des camionnettes et des triporteurs sont stationnés, remplis de poulets, à bord des marchands vendant leurs produits au nez et à la barbe des forces de l’ordre, tout en jetant aux abords de l’oued les saletés du plumage, au grand dam des habitants du quartier Sidi Youssef situé de l’autre côté de l’oued, et de touristes, consternés, qui immortalisent la scène de leurs caméras. Il n’y a pas une seule goutte d’eau dans le fleuve en ce mois d’avril, seulement des montagnes de détritus, de déchets ménagers et de cadavres de volaille qui seront emportés un jour par l’eau, pendant la saison des fortes pluies, pour être déversés dans l’océan tout proche. Quant au parking, il est prévu dans le programme de réaménagement -volet espace extérieurs du souk- la création de nouveaux parkings de voitures, et la mise à niveau de ceux déjà existants. Un parking sous-sol compte parmi les projets de la commune.
En dépit de toutes ces critiques, le bien fondé du réaménagement en cours est indéniable, il est même indispensable, aux yeux même de la protection civile, qui avait son mot à dire au moment de la présentation du projet: au plan de la sécurité des personnes, «Souk El Had ne répondait pas aux normes minima», et les concepteurs du projet devaient revoir leur copie. Avec 50.000 visiteurs par jour, 100.000 durant l’été lorsque la population d’Agadir est multipliée par 3, il y avait danger en la demeure.
Le risque le plus grand et le plus dangereux, c’est l’incendie. Aussi, l’urgence N°1 est-elle de renforcer l’infrastructure anti-feu. «Il y avait bien des poteaux et des robinets d’incendie armé (RIA), mais ils étaient en nombre insuffisant, il fallait en rajouter d’autres en réduisant leur distance à 15 mètres au lieu de 30», explique Saoudi.

 

Dispositif anti-feu

 

Un autre dispositif anti-incendie: équiper la moitié des 13 portails du matériel anti-feu. Des vigiles, formés par la protection civile, au bord de ces portails 24/24h, seraient à tout moment prêts à intervenir pour étouffer le feu avant même l’arrivée des pompiers. «Il fallait aussi agrandir suffisamment ces portails pour que l’intérieur du souk soit facilement accessible aux camions anti-incendie», ajoutent les deux architectes. Deuxième urgence: équiper le souk de sanitaires et de toilettes assez convenables, ceux existant étaient «en nombre insuffisant et dans un état déplorable». Comme il n’y avait pas assez d’espaces pour en construire de nouveaux dans l’enceinte du souk, les architectes en ont dégagé près des portails pour y installer un sanitaire «qui répond au flux des visiteurs et au besoin des personnes à mobilité réduite», note Saoudi. Des équipements de proximité, comme des infirmeries, sont prévus aussi. Le souk connaîtra par ailleurs trois autres modifications importantes. La première concerne l’architecture des portails, le remplacement des anciens par de nouveaux avec un design local, «pour cela, nous nous sommes inspirés de l’architecture de la Kasbah d’Agadir Oufella, arcade en arc de cheval, un nid d’abeille (artisanat de Ouarzazate) et du schiste de la roche de Tafraout». Priorité est ainsi donnée au matériau local et à l’artisanat du Sud. Même chose au niveau des faux-plafonds qu’on va installer pour atténuer le flux du soleil sur les boutiquiers et leurs marchandises étalées à l’extérieur. Ils sont travaillés à l’image du plafond Tataoui (de Tata) et de l’artisanat mamouni. La muraille du souk, longue de 1.200 mètres et haute de 6 à 9 mètres, sera, elle, couleur de terre.

 

Un abattoir de poulet aux normes

 

Souk El Had d’Agadir: Grand réaménagement, mais peut mieux faire

L’autre transformation importante à introduire dans Souk El Had concerne la chaîne alimentaire: pavillons de volaille, de boucherie et de poissonnerie. Pour le poulet, fini l’abattage et le plumage manuels, un exemple d’une unité d’abattage (abattoir), modèle italien, a été présenté à l’ONSSA (Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires), qui l’a approuvé. Une unité avec plusieurs espaces, depuis la réception de la marchandise jusqu’au stockage, en passant par la saignée, la plumaison, le nettoyage et le séchage. «Le client marocain est intraitable sur ce plan, il aime acheter un poulet vivant et regarder l’opération d’abattage et de plumage devant lui. Ce nouveau système ne va pas l’en empêcher, mais avec une hygiène sanitaire assurée, ça sera une première au Maroc», se félicite Saoudi.  Idem pour les pavillons de boucherie et de poissonnerie, ils répondront aussi aux normes de sécurité alimentaire exigées par l’ONSSA, en les dotant d’installations frigorifiques modernes.

 

Mise à niveau depuis le tremblement de terre de 1960

 

 

Pour les 13 portails du Souk, priorité est donnée au matériau local et à l’artisanat du Sud

Pour les 13 portails du Souk, priorité est donnée au matériau local et à l’artisanat du Sud

Souk El Had n’est pas à sa première mise à niveau, il en a subi plusieurs, depuis le tremblement de terre d’Agadir en 1960. Il fut d’abord un marché hebdomadaire qui se tenait au quartier Talborjt, sous les tentes, comme tous les souks du monde rural. Ce n’est qu’au milieu des années 1970 qu’il a été transféré au quartier industriel, là où il s’y situe jusqu’à nos jours, une situation stratégique, et d’accès plus facile si le système de signalisation avait été mieux renforcé. L’attractivité du souk, site touristique incontournable-tout comme la corniche-, aussi bien pour les nationaux que les étrangers qui visitent Agadir, est indéniable. On y trouve de tout: produits alimentaires, fruits et légumes, poissons, volaille, viande, appareils ménagers, vêtements, poterie, produits d’artisanat, épices, fruits secs… Le marché aura tout à gagner au plan touristique s’il est expurgé de cette myriade de marchands ambulants qui gravitent autour du Souk, s’il est doté d’un parking digne de ce nom, et si l’oued Lahouar longeant Bd Abderrahim Bouabid est couvert. Le Souk avait subi entre 2009 et 2012, du temps de Tarik Kabbaj, maire de la ville, un grand réaménagement qui avait coûté, à l’époque, 120 millions de DH: toiture, dallage, aération et revêtement des allées, eau potable. On y a aménagé entre autres un centre de transfert de déchets et un rayon d’abattage du poulet…La convention de l’actuelle mise à niveau en cours, d’un coût de 160 millions de DH, a été signée en juillet 2017 par 5 partenaires: le ministère de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, le Conseil régional Souss-Massa, le conseil communal d’Agadir, la wilaya, et la société Al Omrane.

Jaouad MDIDECH

 

(https://www.leconomiste.com/article/1045265-souk-el-had-d-agadir-grand-reamenagement-mais-peut-mieux-faire)

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 07:22
AGADIR. LES EAUX USÉES ÉPURÉES POUR ARROSER LES ESPACES VERTS

 

 

 

À partir de 2020, la ville d’Agadir utilisera ses eaux usées épurées pour l’irrigation de ses espaces verts. Cela permettra d’économiser 7 MDH sur la facture annuelle.

 

Avec la réutilisation des eaux usées épurées pour l’arrosage des espaces verts et des parcours golfiques au Grand Agadir, la Commune urbaine d’Agadir, à elle seule, économisera sur sa facture d’arrosage consacrée aux espaces verts. De ce fait, au lieu d’environ 7 MDH versés annuellement à la Régie autonome multiservices d’Agadir (RAMSA), elle ne paiera que 700.000 DH, soit seulement 10% de la facture initiale. C’est dire le gain économique prévu après la mise en oeuvre de ce projet de réutilisation des eaux usées épurées sachant bien que la superficie irriguée sera pratiquement doublée. «Grâce à l’utilisation de ses eaux non conventionnelles, le Grand Agadir gagnera une année de consommation durant chaque période de quatre ans», explique Ahmed Oukkas, directeur général de la Régie autonome multiservices d’Agadir (RAMSA). Dotés d’un montant d’investissement de 150 MDH, les travaux afférents au lancement du premier réservoir d’une capacité de 3.500 m3 seront lancés d’ici un mois selon la RAMSA au niveau de Hay Mohammadi à Agadir.

Inezgane, première commune bénéficiaire

Au total, le projet permettra de réaliser un réseau de distribution axé sur un découpage en trois secteurs en fonction des données topographiques avec trois réservoirs d’une capacité globale de 7.000 m3, deux stations de pompage et un réseau de distribution étalé sur 61 km. C’est essentiellement grâce à la signature d’accords de partenariats avec les communes formant le Grand Agadir et de la convention de financement conclue en mai 2018 entre le ministère de l’Intérieur, le Secrétariat d’État chargé de l’Eau en plus de RAMSA, que la commune d’Inezgane sera la première collectivité qui bénéficiera en 2019 de la réutilisation des eaux usées épurées. Actuellement, les travaux d’approvisionnement de cette commune en eaux épurées avec un besoin estimé à 1.046 m/j sont avancés à hauteur de 60%. Par la suite, ce sont les communes d’Agadir (386 ha) et Dcheira El Jihadia (37 ha) qui bénéficieront en 2020 de ce projet avec respectivement des besoins estimés à 8.160 et 857 m3/j. Quant à la commune d’Ait Melloul, elle sera approvisionnée en 2021. Ses besoins sont fixés à 1.770 m3/j pour l’irrigation de 83 ha d’espaces verts.

1.028 ha d superficies irriguées

Avec un gisement de 12 millions de m3 par an d’eaux usées, soit 25% de la consommation annuelle de l’eau potable du Grand Agadir, la station d’épuration du Grand Agadir M’zar dispose d’une capacité de traitement journalière de l’ordre de 30.000 m3. Ce volume d’eau épurée est suffisant selon les études effectuées par la RAMSA pour satisfaire les besoins en termes d’irrigation des espaces verts et des golfs du Grand Agadir. La superficie qui sera irriguée est estimée au total à 1.028 ha dont 492 ha constitués de parcours golfiques. Il s’agit du Golf de l’océan, qui a été le premier à exploiter depuis 2010 ces eaux usées épurées. Quant aux golfs les Dunes et le Soleil, ils ont bénéficié en 2018 de l’arrosage à partir des eaux épurées de leurs parcours alors que le Golf royal d’Agadir en bénéficiera au cours de cette année. Les travaux pour approvisionner ce parcours sont en effet avancés à hauteur de 30%.


Eau épurée : la qualité répond à la catégorie A

«Les parcours golfiques réduiront leur coût d’exploitation y compris l’utilisation de fertilisants à hauteur de 95% puisque les eaux sont riches en azote, potassium et phosphore», explique Ahmed Oukkas. En ce qui concerne la qualité des eaux épurées, la station d’épuration de M’zar offre une épuration primaire, secondaire et tertiaire qui permet l’abattement de 99% sur la pollution organique (MES, DBO5) et de 98% sur la pollution chimique (DCO) ainsi que 6 unités- Log sur la pollution et bactériologique (coliformes fécaux). Concernant la qualité de l’eau épurée, elle répond à la catégorie A des normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une réutilisation sans restriction en irrigation alors que ces eaux permettent de générer un gain économique important en termes d’éléments nutritifs fertilisants : 1.000 m3 apportent 56 kg d’azote (N), 13 kg de phosphore (P2O5) et 34 kg de potasse (K2O).

 

( http://www.leseco.ma/maroc/76819-agadir-les-eaux-usees-epurees-pour-arroser-les-espaces-verts.html )

 

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 08:08

  Découvrez le quatrième numéro de la Lettre consulaire 

 

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Vous pouvez le consulter sur internet ou le télécharger.

Cette publication semestrielle du Consulat général de France à Agadir est un outil de mise en valeur du dynamisme de la présence française dans cette région, au service des relations d'exception entre la France et le Maroc.

 

(Pour une lecture plus aisée faites un double clic avec la souris, puis avec la souris enfoncée déplacer la partie de lecture.)

 

 

 

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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 06:52
Le Cinéma Sahara menacé de démolition
Le Cinéma Sahara menacé de démolition
Le Cinéma Sahara menacé de démolition
Le Cinéma Sahara menacé de démolition

 

 

 

‘’TOUCHE PAS À MON CINÉMA ! ’’ DEPUIS QUE L’INFORMATION CONFIRMÉE DE LA VENTE DU CINÉMA SAHARA PAR SES PROPRIÉTAIRES CIRCULE DANS LA VILLE D’AGADIR, LA SOCIÉTÉ CIVILE MULTIPLIE LES ACTIONS, POUR ÉVITER SA DESTRUCTION ET L’IMPLANTATION ÉVENTUELLE À SA PLACE D’UN PROJET IMMOBILIER.

 

L’établissement fait partie du patrimoine des premières étapes de la reconstruction d’Agadir après le tremblement de terre d’Agadir en 1960. Il constitue ainsi dans la station balnéaire un édifice auquel les gadiris de souche tiennent beaucoup. Et ce même si la salle de cinéma, une des plus anciennes et parmi les dernières de la ville, a fermé ses portes depuis des années.
Situé au quartier Talborjt où la valeur du foncier ne cesse de grimper eu égard à l’absence de foncier, le terrain du cinéma Sahara est d’une superficie de 625 m² disposant de trois façades. Selon les experts en affaires immobilières, le prix du m² dans la zone est de 12500 DH avec la possibilité de réaliser des constructions en R+2 et des commerces en Rez-de chaussée. Ces éléments et sa localité sont autant d’atouts qui font que le bâtiment ne devrait pas manquer d’acquéreur avec le risque d’être rayé de la carte du quartier.
Pour l’heure, la seule manière que la société civile d’Agadir a trouvé pour éviter la vente à un promoteur immobilier de cet édifice, c’est une pétition signée jusqu’à présent par plus de 700 personnes. L’acquisition du cinéma Sahara par la Commune urbaine pour en faire un établissement à vocation culturelle, c’est ce que demandent les gadiris à leurs élus dans cette pétition. Les représentants du Conseil communal se sont dits plutôt favorables à cette demande. Ils disent cependant vouloir en discuter avant toute action.
L’affaire du cinéma Sahara n’est pas sans rappeler le dossier quasi-similaire du cinéma Salam. Cet établissement (près de 3.000m2) considéré comme la mémoire de la ville a  été acquis il y a plus de dix ans par un promoteur immobilier pour y aménager  un complexe immobilier. Mais le projet envisagé auquel le précédent conseil communal avait opposé son veto suite aux pressions de la société civile n’a pas vu le jour. Aujourd’hui, le bâtiment est une construction délabrée où se donnent rendez-vous les délinquants et clochards et on continue à se demander qui sauvera cet édifice qui fait partie du patrimoine historique de la ville.
Depuis quinze ans, les élus de la ville parlent de classement des bâtiments de la première étape de la reconstruction et de préparation de dossiers pour une reconnaissance de ces monuments par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité. Mais les années passent et rien n’est fait pour protéger la mémoire collective d’Agadir. Certes, un zoning de protection a été établi. Mais depuis plus rien à ce sujet. Cette situation inquiète la société civile et mesure l’urgence encore une fois de réactiver le dossier de préservation du patrimoine architectural de la ville.

 

(https://www.lavieeco.com/news/culture/agadir-le-cinema-sahara-menace-de-demolition.html)

 

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