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  • : L'Amicale des Gadiris et du Souss
  • : L'association dite l’Amicale des Gadiris et du Souss fondée le 13 juin 2010, à Gradignan, a pour but de s’entraider, de se réunir entre amis, d’organiser des repas et sorties, d’éditer un bulletin.
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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 18:58
Sud marocain, aux portes du désert

Echappées Belles, le samedi 1er février à 20h 50 sur France 5

 

Tiga se rend dans le Grand Sud marocain, une région qui attire peu de visiteurs, à cause notamment d'un manque d'infrastructures. Mais la tendance commence à s'inverser. D'Agadir au erg de Chegaga (ou Chigaga), en passant par l'oasis de Tioute et la ville fortifiée de Taroudant, la globe-trotteuse découvre des cultures surprenantes. Sujets : Agadir sur mer • Le Maroc, un royaume pour la petite reine • Tafraoute, la capitale de la babouche • Le rucher d'Inzerki • Le safran, l'or rouge du Maroc • A la recherche de l'eau.

 

Entre les plages d'Agadir, les jardins de Taroudant, la palmeraie de Tioute et le désert du Sahara, un voyage riche et chaleureux qui s'attache à mettre en lumière les traditions, le mode de vie et l'artisanat de ce Maroc plus rural. A la manière d'une baroudeuse, Tiga fait partager des moments d'échanges simples et authentiques.

 

( https://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r4976-echappees-belles/16829703-sud-marocain-aux-portes-du-desert/ )

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 08:58
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »

La vallée de Drâa, au sud de Marrakech, figure dans le Top 10 des « destinations idylliques » visitées cette année, pour des reportages, par les journalistes du prestigieux quotidien américain, le New York Times. 

Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »

En mai dernier, Le New York Times Style Magazine a consacré un long carnet de voyage à la région mettant en avant la diversité et la richesse naturelles du Royaume et son passé millénaire, sous le titre: « En quête du Maroc ancien ».

« Au sud de Marrakech, la vallée du Drâa exerce toujours un attrait indéfinissable en conservant les traces de son royaume berbère, aujourd’hui presque disparu », avait écrit l’auteur de cet article intimiste, l’écrivain et journaliste Aatish Taseer, qui est revenu sur son périple spirituel à la porte du désert marocain.

« Nous sommes montés dans l’Atlas en direction du sud-est par Tizi n’Tichka, une route réputée pour ses paysages panoramiques et ses fortes pentes en spirale », raconte l’aventurier qui était accompagné d’un guide local après son atterrissage à Marrakech, notant que « la ceinture de l’Atlas qui donne au Maroc son épine tordue sert également de barrière entre les mondes”.

Décrivant le Maroc, l’auteur écrit que « la moitié de ce pays fait face à la mer, sous l’influence de la Phénicie, de Carthage et de Rome; l’autre moitié contemple un océan de sable, un monde à part entière », ajoutant que « l’Arabie et l’islam, issus de l’est, se sont fondus dans le plus ancien élément du caractère syncrétique du Maroc, les Berbères ».

Evoquant les mots de l’écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui avait déclaré en 2001 qu’il « n’ y a pas de simple paysage », le voyageur confie qu’au « Maroc, j’ai compris le sens de ces mots, car le paysage s’était tellement diversifié qu’il semblait presque être une sorte de sténographie de la myriade de natures du pays. »

« Le rouge ferrique de l’Afrique centrale est apparu dans des collines sillonnées couvertes de fines herbes émeraude. Dans le même cadre se trouvait une forêt de pins suisses qui menait à de hautes montagnes escarpées, avec des pics de neige cireuse et ensoleillée. Les collines couvertes d’arbustes brûlés d’une île grecque abritaient de grands stocks de cactus en fleurs », poursuit l’auteur.

« Ces combinaisons impossibles, cette variété infinie – tout cela, et pas une seule chose, c’était le Maroc », souligne-t-il.

« C’était comme si la terre était en train de se déchirer, révélant toute l’étendue de ses possibilités, des continents entrant en collision les uns avec les autres, tous en prévision de la nullité et du ciel ouvert du désert », se remémore ce voyageur ébahi par la « magie du Maroc » que reflète la série de photos des paysages naturels qui illustre le long article de la prestigieuse publication. Le Top 10 des destinations consacrées par le New York Times comprend également Tirana, en Albanie, l’île de Milos, en Grèce, ou encore Antigua, au Guatemala.

 

                                      VIDEO  ------>    ICI

 

https://www.h24info.ma/maroc/video-diapo-new-york-times-la-vallee-de-draa-dans-le-top-10-des-destinations-idylliques/

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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 09:28

Des eaux turquoises et des cascades le long d’une nature luxuriante se trouvent au Maroc, et c’est à la vallée du Paradis qu’elles s’y trouvent. Découverte.

 

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

 

La vallée du Paradis, mieux connue en anglais comme Paradise Valley n’a plus besoin d’être présentée. A moins d’une trentaine de kilomètres de la ville d’Agadir, se trouve ce petit paradis dont la renommée dépassent nos frontières et dont le charme séduit les touristes venus des quatre coins du monde.

Nous prenons la route depuis la Kasbah d’Agadir Oufella. Après avoir dépassé la petite commune d’Anza, nous continuons vers Aourir, le fameux «Banana Village», comme l’aurait baptisé Jimi Hendrix durant son voyage au Maroc durant les années 1960. Bien que cette route soit la plus fréquentée il existe une autre, assez périlleuse, mais qui vaut largement le détour, nous explique Hassan Boutagayout, président de l’Association régionale des guides du tourisme de Souss-Massa. Il faudra alors prendre la route depuis la petite localité d’Alma, à 17 kilomètres d’Agadir. A équidistance depuis Anza, cette route est parsemé de palmiers et d’une végétation étonnante.

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

D’ailleurs bien qu’en été la vallée sois prise d’assaut avec des bouchons parfois étalés sur des kilomètres, sachez que la vallée aura bien plus à vous offrir en hiver et au printemps. En effet, si durant le printemps les amandiers fleurissent, et qu’en automne les chênes se déshabillent, en hiver plusieurs espèces de rapaces prennent d’assaut la vallée. On peut citer le chevalier guignette, le martin-pêcheur ou encore le chevalier cul-blanc qui campe le long de la rivière pendant la saison hivernale.

 

Des eaux turquoises miraculeuses

 

Durant les beaux jours, la vallée est une des destinations pour laquelle optent de nombreux habitants des villages voisins et même ceux venus des terres les plus lointaines. Arthur, qu’on surnomme ici Hajj Brahim et qui a ouvert un gite dans la vallée, nous explique que la région s’est faite connaître durantes les années 1960. D’ailleurs, Arthur nous parle de cette légende qui se raconte encore dans le village :

 

«Durant les années 1960, un couple d’Allemands aurait découvert par hasard les bienfaits de l’eau des sources. La femme qui était fort malade aurait guéri de façon miraculeuse».

 

Rendons-nous donc dans ces bassins aux milles vertues. Après avoir laissé la voiture, plus que quelques minutes de marche nous séparent de l’endroit féerique. Entre les massifs rocheux et verdoyants se faufilent une dizaine de petits bassins de couleur verdâtre. Bien que l’on puisse se contenter de cette première escale, sachez que ces premiers bassins ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, si l’on remonte le long de la rivière on découvre une multitude de bassins d’eau turquoise presque privatifs, dispersés sur au moins une trentaine de kilomètres, nous explique Arthur, qui conseille d’avoir recourt à un guide sur place.

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

Néanmoins, un inconvénient vient mettre en péril ce paysage paradisiaque. Alors qu’intacte depuis des siècles, la vallée qui reçoit désormais une centaine voire parfois des milliers de touristes quotidiens se voit inondé par des sacs en plastique. De plus, «il est primordial de suivre les sentiers tracés en évitant de marcher sur les terrains cultivés, et de ne surtout pas cueillir de fleurs sauvages ni de déranger les animaux» souligne le site spécialisé Ecologie.ma.

Il est aussi à noter que Paradise Valley n’est qu’une infime partie de la vraie vallée du Paradis qui elle se poursuit jusqu’au village d’Imouzzer Ida Outanane, qui offre un cadre hors du commun.

 

(https://www.yabiladi.com/articles/details/74144/nomad-vallee-paradis-entre-nature.htm)l

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:07

Le Maroc est connu à l’international pour l’arganier. Toutefois, il existe un autre type d’arbre endémique qui caractérise le sud du Maroc et qui est méconnu. Il s’agit du dragonnier d’Ajgal.

 

 

L'aire du dragonnier d'Ajgal mérite le détour si vous êtes de passage dans la province de Tiznit. / Ph. Saïd Aoubrahim

L'aire du dragonnier d'Ajgal mérite le détour si vous êtes de passage dans la province de Tiznit. / Ph. Saïd Aoubrahim

 

A première vue, le dragonnier d’Ajgal ne ressemble en rien aux arbres que l’on peut apercevoir tous les jours. Pourtant, tout comme l’arganier, il s’agit d’une plante originale au royaume. De plus de 10 mètres de hauteur, sa forme est unique. L’espèce est endémique et n’existe que dans la province de Tiznit et dans les îles Canaries.

Le dragonnier d’Ajgal a été découvert en 1996 par Fabrice Cuzin, professeur et biologiste et Abdelmalek Benabid. Cette espèce niche dans les hautes falaises du Jbel Imzi et d’Adad Medni (province de Tiznit), traversées par l’Assif Oumarhouz. Cette partie est difficilement accessible avec un relief rocheux, un isolement qui pourrait expliquer la découverte tardive de cette espèce qui est très connue dans les îles Canaries.

 

Sang-de-dragon

 

L’aire du dragonnier d’Ajgal fait partie de la liste indicative de l’UNESCO depuis 1998. «Ecosystème présteppîque à préforestier endémique, unique dans le monde par sa richesse en espèces végétales endémiques telles que Dracuena draco subsp. ajgal (Dragonnier du Maroc) et Argania Spinosa (Arganier), rares ou remarquables; son paysage d'une beauté exceptionnelle (falaises importantes des djebels Imzi et Adad-Medni), est rehaussé par la présence de peintures rupestres exécutées avec la sang extrait du tronc du dragonnier», peut-on lire sur le site de l’agence onusienne.

 

Le dragonnier d'ajgal, une espèce endémique dans le sud du Maroc. / Ph Association Ajgal pour la protection de l'environnement

Le dragonnier d'ajgal, une espèce endémique dans le sud du Maroc. / Ph Association Ajgal pour la protection de l'environnement

Le site d’information marocain Ecologie.ma précise que la gomme-résine extraite du tronc du dragonnier d’Ajgal est appelée «sang-de-dragon» à cause de sa couleur rouge écarlate, qu’elle peut être utilisée au niveau local pour «la fabrication de certains vernis et de matières teintantes». De plus, les peintures rupestres d’animaux des contrées alentours, «furent élaborées à partir de ces colorants». Concernant Ajgal, l’appellation est en tachelhite et veut dire «rucher».

Contacté par Yabiladi, Larbi Barouane, conservateur régional du patrimoine culturel à Agadir indique que l’aire du dragonnier d’Ajgal, «un patrimoine naturel» fait seulement partie de la liste indicative de l’Unesco, «mais n’est ni classé ni inscrit au niveau du patrimoine national». Selon le responsable, «il n’y a pas d’action concrète pour la préservation de cet arbre, une espèce méconnue, sauf par les locaux». D’après notre interlocuteur, il existe peu d’associations «qui œuvrent pour la sensibilisation à la conservation de cet arbre, mais pour celles qui le font, elles se battent bec et ongles pour qu’il soit protégé et inscrit comme patrimoine national».

 L’aire du dragonnier d’Ajgal, entre peintures rupestres et sang-de-dragon

 

Toutefois, il existe une association qui, à travers sa spécialité, tente d’œuvrer pour faire connaître le dragonnier d’Ajgal : l’association philatélique d’Agadir et du sud. L’ONG a bataillé auprès de Barid Al Maghrib pour faire émettre un timbre illustré de l’arbre en question. «Cette année, un timbre existe à l’effigie du dragonnier d’Ajgal. Nous avons bataillé pendant de longues années pour arriver à nos fins», précise à Yabiladi, Rachid Zaki, président du Conseil d’administration de l’association philatélique d’Agadir et du sud. L’occasion pour lui de dénoncer l’usage des arbres comme ruchers «qui mènent à leur détérioration».

 

( https://www.yabiladi.com/articles/details/64516/nomad-l-aire-dragonnier-d-ajgal-entre.html )

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 08:28

Des eaux turquoises et des cascades le long d’une nature luxuriante se trouvent au Maroc, et c’est à la vallée du Paradis qu’elles s’y trouvent. Découverte.

 

Paradise Valley, non loin d'Agadir au Maroc./Ph.DR

Paradise Valley, non loin d'Agadir au Maroc./Ph.DR

 

La vallée du Paradis, mieux connue en anglais comme Paradise Valley n’a plus besoin d’être présentée. A moins d’une trentaine de kilomètres de la ville d’Agadir, se trouve ce petit paradis dont la renommée dépassent nos frontières et dont le charme séduit les touristes venus des quatre coins du monde.

Nous prenons la route depuis la Kasbah d’Agadir Oufella. Après avoir dépassé la petite commune d’Anza, nous continuons vers Aourir, le fameux «Banana Village», comme l’aurait baptisé Jimi Hendrix durant son voyage au Maroc durant les années 1960. Bien que cette route soit la plus fréquentée il existe une autre, assez périlleuse, mais qui vaut largement le détour, nous explique Hassan Boutagayout, président de l’Association régionale des guides du tourisme de Souss-Massa. Il faudra alors prendre la route depuis la petite localité d’Alma, à 17 kilomètres d’Agadir. A équidistance depuis Anza, cette route est parsemé de palmiers et d’une végétation étonnante.

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

D’ailleurs bien qu’en été la vallée soit prise d’assaut avec des bouchons parfois étalés sur des kilomètres, sachez que la vallée aura bien plus à vous offrir en hiver et au printemps. En effet, si durant le printemps les amandiers fleurissent, et qu’en automne les chênes se déshabillent, en hiver plusieurs espèces de rapaces prennent d’assaut la vallée. On peut citer le chevalier guignette, le martin-pêcheur ou encore le chevalier cul-blanc qui campe le long de la rivière pendant la saison hivernale.

 

Des eaux turquoises miraculeuses

 

 

Durant les beaux jours, la vallée est une des destinations pour laquelle optent de nombreux habitants des villages voisins et même ceux venus des terres les plus lointaines. Arthur, qu’on surnomme ici Hajj Brahim et qui a ouvert un gite dans la vallée, nous explique que la région s’est faite connaître durantes les années 1960. D’ailleurs, Arthur nous parle de cette légende qui se raconte encore dans le village :

 

«Durant les années 1960, un couple d’Allemands aurait découvert par hasard les bienfaits de l’eau des sources. La femme qui était fort malade aurait guéri de façon miraculeuse».

 

Rendons-nous donc dans ces bassins aux mille vertues. Après avoir laissé la voiture, plus que quelques minutes de marche nous séparent de l’endroit féerique. Entre les massifs rocheux et verdoyants se faufilent une dizaine de petits bassins de couleur verdâtre. Bien que l’on puisse se contenter de cette première escale, sachez que ces premiers bassins ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, si l’on remonte le long de la rivière on découvre une multitude de bassins d’eau turquoise presque privatifs, dispersés sur au moins une trentaine de kilomètres, nous explique Arthur, qui conseille d’avoir recourt à un guide sur place.

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

Néanmoins, un inconvénient vient mettre en péril ce paysage paradisiaque. Alors qu’intacte depuis des siècles, la vallée qui reçoit désormais une centaine voire parfois des milliers de touristes quotidiens se voit inondé par des sacs en plastique. De plus, «il est primordial de suivre les sentiers tracés en évitant de marcher sur les terrains cultivés, et de ne surtout pas cueillir de fleurs sauvages ni de déranger les animaux» souligne le site spécialisé Ecologie.ma.

Il est aussi à noter que Paradise Valley n’est qu’une infime partie de la vraie vallée du Paradis qui elle se poursuit jusqu’au village d’Imouzzer Ida Outanane, qui offre un cadre hors du commun.

 

https://www.yabiladi.com/articles/details/74144/nomad-vallee-paradis-entre-nature.html

 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 08:53

Le petit village d’Immouzzer des Ida Outanane offre un cadre hors du commun. Voyage culinaire, paysages à couper le souffle, cascades, baignade à plus de 1 600 mètres d’altitude ou encore découvertes de grottes. 

 

Le bassin de Win-Timdouine, non loin d'Immouzzer./Ph.DR

Le bassin de Win-Timdouine, non loin d'Immouzzer./Ph.DR

 

Le petit village d’Imouzzer des Ida Outanane, perché à plus de 1 250 mètres d’altitude, se trouve à une soixantaine de kilomètres au nord-est d’Agadir. Nous partons à la recherche des fameuses cascades d’Imouzzer, dans le village éponyme, et qui en amazigh signifie justement «cascade».

La vallée verdoyante abrite une nature luxuriante. Arganiers, amandiers et plusieurs espèces de genévriers parsèment les quelques kilomètres sur lesquels on aperçoit, par endroit, des dizaines de boîtes qui sont en réalité des ruchers. En effet, entre les produit du terroir ayant fait la renommée de la région, on trouve le miel d’Immouzzer, au goût bien distinct de tout autre. La production locale atteint facilement les 120 tonnes par an. Une richesse qui est d’ailleurs célébrée annuellement lors du festival du miel, organisé durant le mois d’août.

Mis à part le voyage culinaire, la promenade débute à peine. Nous prenons la direction des fameuses cascades des Ida Outanane, cette tribu que James Grey Jackson, auteur de nombreux ouvrages géographiques sur le Maroc lors de son séjour entre la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, décrivait comme des «chleuhs intrépides et guerriers».

 

Les cascades d'Imouzzer Ida Outanane./Ph.DR

Les cascades d'Imouzzer Ida Outanane./Ph.DR

Quatre kilomètres, nous séparent de cette merveille depuis le petit village, nous explique M’barek Aneslous, guide touristique dans la région. Les cascades sont saisonnières et ne coulent à flot qu’en hiver. Le flux des cascades est dépendant bien évidemment des précipitations, nous explique M’barek, qui évoque une année particulièrement rude.

«Cette année par exemple, il n’a presque pas plu. Nous sommes habitués à 300mm de pluie et pour l’instant, nous n’en avons enregistré que 50», s’inquiète notre interlocuteur. Essentielles pour les habitants et pour la survie de plusieurs cultures, les cascades sont aussi un pilier important pour le tourisme dans la région. A ce sujet, notre guide nous explique qu’outre le tourisme durable, une sorte de tourisme médical est très prisé. «Les touristes viennent se baigner dans les sources, car l’eau aurait des bienfaits inestimables pour les maladies de la peau», explique-t-il.

 

Un nid spéléologique

 

Une des autres curiosités dans la région sont les fameuses grottes de Win-Timdouine. Avant de nous y rendre, M’barek Aneslous souligne qu’il faudra «absolument demander une autorisation à la commune d’Agadir pour pénétrer les grottes, car on doit vérifier le matériel mais aussi savoir si la personne est assez expérimentée». Depuis le village, seules une vingtaine de kilomètres nous sépare de notre destination. Le chemin se fait plus étroit. On décide alors de continuer à pied. L’ascension est quelque peu rude, mais cette petite épreuve est oubliée par le silence et les paysages reposants. Après une dizaine de minutes de marche, nous voilà arrivés à destination, un bassin de plusieurs mètres surplombant la montagne.

Les grottes de Win-Timdouine./Ph.DR

Les grottes de Win-Timdouine./Ph.DR

 

L’eau qui y est emmagasinée vient des lacs souterrains, raison pour laquelle en amazing «win-timdouine» signifie la grotte des lacs. D’ailleurs, concernant les grottes, un agent de sécurité est posté devant l’entrée des galeries, afin de vérifier si vous disposez de votre précieux sésame. Les grottes des Win Timdouine sont décrites comme un véritable nid spéléologique. «Les stalactites et les stalagmites sont particulièrement impressionnantes», poursuit M’barek.

En effet, bien que méconnues du grand public, ces grottes font partie des plus grandes jamais explorées en Afrique. Les galeries font plus de 19 mètres de long, abondantes en eau, constituant un nid important pour la flore et la faune souterraine. Depuis les années 1950, elles attirent toujours autant de scientifiques et de curieux venus du monde entier pour percer à jour ses mystères, qui demeurent tout aussi entiers chez les habitants.

 

(https://www.yabiladi.com/articles/details/73840/nomad-village-d-imouzzer-precieux-coffret.html)

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 17:03

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 09:40

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 14:30

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Le rucher d'Inzerki, le plus grand des plus anciens ruchers collectifs au monde./Ph.DR

Le rucher d'Inzerki, le plus grand des plus anciens ruchers collectifs au monde./Ph.DR

Inzerki, ce petit village situé à 80 kilomètres au nord d’Agadir abrite le plus grand des plus anciens ruchers collectifs au monde. Appelé également le Taddart Ouguerram (le rucher du Saint), cet endroit produit sans doute le plus exquis des miels du Maroc.

La région est un pur bonheur qui envoutera vos sens. Vous entendrez le bourdonnement des abeilles, admirerez les mille et une couleurs des fleurs flattant également votre odorat. Et vos papilles ? Elles ne seront pas en reste une fois gouté ce délicieux nectar vendu seulement à Inzerki.



 

Le rucher d'Inzerki. / DR

Le rucher d'Inzerki. / DR

Au milieu de la forêt, l’une des plus démesurées de la commune d’Argana, se dresse sur une colline ensoleillée, le Taddart Ouguerram qui compte pas moins de 4 000 ruchers traditionnels. Exposé continuellement au soleil, près d’une nature foisonnante, où l’on trouve des arganiers, des caroubiers, ainsi que toute sorte de plantes médicinales et aromatiques qui permettent à ce lieu, de produire l’un des plus savoureux miels du Maroc.

Construit en terre et en bois, le rucher d’Inzerki est une véritable institution qui atteste d’une tradition locale vieille de plusieurs siècles. Contacté par Yabiladi, Brahim Chtoui, président de l’Association Taddart Inzerki pour le développement et la coopération, nous précise que plusieurs études et recherches menées par son association ont démontré que l’édification de ce lieu remonte au XVIème siècle, en 1520, plus précisément.

Un miel et une qualité qui coule de source

 

Comme jadis, le rucher d’Inzerki est un rucher collectif appartenant aux familles du village. «Le douar comptait auparavant plus de 80 familles dans la zone nord, il n’en reste plus que sept aujourd’hui. Dans la zone sud nou sommes passés de 80 à 35 familles encore présentes», nous explique Brahim Chtoui. Les familles d’Inzerki entreposent toujours leurs abeilles dans le rucher.

Le rucher travaille à plein temps entre février jusqu’à fin juillet, début du mois d’août. «Pendant cette période, les touristes qui viennent ne peuvent pas s’approcher du rucher, ils se contentent de l’admirer de loin et pour les plus courageux il est possible de se rendre jusqu’au rucher où l’un des apiculteurs s’adonne aux explications avec grande joie», poursuit-il.

Mi-août, le village s’anime, c’est la période de récolte du miel. Produit de la manière traditionnelle, les ruchers ne donnent pas beaucoup de miel, nous explique l’associatif également apiculteur. On parle à peine «de 10 kilogrammes de miel -pour chaque case-, dans le meilleur des cas. D’autres produisent moins de trois kilos. Ce n’est pas comme la production moderne au miel plus abondant car dans le procédé traditionnel c’est l’abeille qui fait tout le travail».

 

 

 

 

 

Rucher d’Inzerki, le plus grand des plus anciens ruchers collectifs au monde

 

Le célèbre miel produit à Inzerki est aromatisé au thym, qui se trouve en abondance sur les terres d’Inzerki. Il y a aussi celui à la fleur d’oranger ou à la lavande, avec une note plus délicate en bouche. Le prix au kilogramme avoisine les 300 dirhams, «mais pour avoir du vrai miel d’inzerki, il faut se rendre sur place», nous avertit l’associatif, qui évoque des appropriations de la notoriété du miel d’Inzerki par certaines entités. D’ailleurs, «contenu de la faible production locale, les familles du rucher collectif réservent le miel à leur propre consommation ou le vende aux particuliers sur place. De ce fait, il n’y a ni intermédiaire, ni société qui peut prétendre de vendre du miel du rucher collectif», ajoute-il.

Par ailleurs, Brahim Chtoui nous confie que «plusieurs familles se tournent de plus en plus vers la production en cages, qui elles leur rapportent beaucoup plus». Mais, au rucher collectif «nous avons interdit cette pratique afin de conserver notre procédé ancestral. Désormais, plus d’une vingtaine de familles, produisent dans le rucher collectif», précise-t-il.

Outre le miel, les familles investissent aussi dans la production et la commercialisation de plantes aromatiques et médicinales, ce pourquoi la région va dédier des hectares pour leur culture ainsi que pour planter plus de 2 200 hectares d’arganiers et de caroubiers.

La région d’Inzerki accueille de nombreux touristes, une source de revenus qui doit encore faire l’objet de revalorisation, estime l’associatif. Pour ceux souhaitant étendre leur séjour dans la région, sachez que les auberges et installations les plus proches se trouvent à une trentaine de kilomètres du rucher. La visite de la coopérative des femmes d’Inzerki pour la production d’huile d’argan est une étape incontournable dans la région.

 

(https://www.yabiladi.com/articles/details/71642/nomad-rucher-d-inzerki-plus-grand.html)

 

 

 

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 15:52

Les greniers citadelles sont un bout de l’histoire du Maroc. A leur image, leur histoire est assez complexe. Nous partons à la découverte des greniers d’Amtoudi, aux côtés de l’architecte Salima Naji, gardienne de ces lieux.

 

Le grenier d'Aguellouy à Amtoudi./Ph.DR

Le grenier d'Aguellouy à Amtoudi./Ph.DR

Pour cet épisode de Nomad, cap vers le sud du Maroc. Notre périple débute depuis Guelmim, connu pour ses richesses archéologiques. Nous prenons la route de l’est en direction de la ville de Tata, puis à 120 kilomètres nous arrivons à destination : le village d’Amtoudi.

Enclavé, ce paradis sur terre vous charmera par sa verdure contrastant avec un paysage désertique. Situé au cœur de l’anti-Atlas, le village d’Amtoudi se trouve au niveau de l’oasis Id Aïssa. Arganiers, dattiers, amandiers et figuiers offrent un cocktail de couleurs détonant pour les yeux.

Outre les beaux paysages naturels, le village est connu pour sa kasbah millénaire et pour ses fameux agadirs, des greniers collectifs attestant d’une histoire riche. Véritable greniers citadelles, ces lieux étaient autrefois une sorte de coffre-fort, où était entreposés et cachés les denrées alimentaires, l’argent et les bijoux des familles, par peur de l’incursion des clans adverses.



 

Le village d'Amtoudi./Ph.DR

Le village d'Amtoudi./Ph.DR

La date de leur construction divise encore, mais en 1995 une équipe a entamé des recherches sur le terrain et a retrouvé dans le grenier d’Agadir Id Aissa, un document écrit sur bois qui remonte au XIVè siècle. Certains vont plus loin en assurant que les greniers ont été fortifiés à l’époque Almohade au XIIe siècle.

Les deux greniers citadelles d’Amtoudi

Les greniers collectifs sont une institution millénaire, qui n’a été donnée pour moribonde que depuis un siècle. Les deux greniers d'Amtoudi, Aguellouy la «mère» et Id Issa, «le fils», sont construits sur un même mode d’occupation en anneau sur une formation rocheuse en éperon barré.

L’ascension vers ces lieux est assez douce et se fait en une trentaine de minutes. Il est fortement conseillé d’avoir recours à un guide local, qui vous fera voyager vers un autre temps, un temps où ces greniers étaient encore utilisés. Leur utilisation n’ayant disparu que durant les années 1980, nombreux sont ceux qui pourront vous raconter les multiples péripéties qui ont eu lieu dans ces sites.



 

La porte du grenier d'Amtoudi./Ph.DR

La porte du grenier d'Amtoudi./Ph.DR

Arrivé sur place, c’est un des gardiens qui vous ouvrira les portes. On vous dira alors de dire «Bissmi’Allah» (Au nom de Dieu), car cet endroit est un lieu sacré pour le voisinage, et comment ne le serait-il pas ? Ces lieux ont longtemps protégé les richesses et les moyens de subsistances de leurs ancêtres. Désormais, seuls les vestiges d’un passé demeurent ; des chambres contenant toujours les quelques objets en terre cuite, quelques ustensiles et quelques casiers. Mais c’est surtout vers les détails qu’il faut porter son regard, que ça soit les dispositions des pierres, qui donnent cette illusion d’un effondrement certain, ou encore ces gravures sur les portes.

Depuis la tour de contrôle, un silence religieux se marie au paysage rude et lunaire. Autrefois, cette tour servait de dortoir pour le gardien des lieux, qui pouvait apercevoir au loin l’ennemi. Par temps de guerre, les deux greniers pouvaient également servir exceptionnellement d’habitat. De ce fait, ils recèlent de nombreuses histoires que les locaux n’hésitent pas à partager avec les touristes.

Des travaux de réhabilitaion étalés sur la durée 

Mais dans les temps modernes, l’usage des greniers est devenu obsolète et l’exode rural n'a fait qu’accentuer la déperdition d’une pratique faisant partie intégrante de la culture amazighe. Qui de mieux pour en parler que l’architecte et anthropologue Salima Naji qui, depuis 20 ans, travaille sur les sites du Sud du Maroc et plus particulièrement sur les greniers citadelles auxquels elle dédie un livre en 2006, intitulé «Greniers collectifs de l'Atlas : patrimoines du Sud marocain» (Eddif, 2006 - 301 pages).

C’est après 10 ans de déambulation dans le Maroc que Salima Naji rend dans ce livre un hommage à un art et un patrimoine à l’abandon. Si l’architecture de ces sites est mise en avant, Salima Naji propose également une immersion dans le patrimoine intangible et les légendes et mythes entourant ces véritables citadelles.

Mais la renommée de l’architecte se fait grâce au combat qu’elle mène depuis 20 ans maintenant pour la réhabilitation de ces sites, usés par le temps et mal entretenus. La restauration débute en 2007, lorsque l’architecte, avec l'Agence du Sud et la Wilaya de Guelmim, entament des travaux de restauration des deux greniers, Id Aissa et celui d’Aguellouy.

«Le grenier de Id Aissa est alors très abîmé sur sa façade la plus exposée effondrée et sur son porche d'entrée. A Aguellouy sont remontés les trois niveaux effondrés de la façade Est, ce qui a permis de montrer des architectures d'une grande force dans un site d'implantation humaine très ancienne», nous explique Salima Naji. Le travail pointilleux devait se faire «dans les règles de l’art, suivant les méthodes traditionnelles par d’anciens maâlmines (ndlr : maîtres) dépositaires de ce savoir-faire ancestral», ajoute-elle.

Cependant, les multiples caprices du temps affectent considérablement ces sites qui nécessitent une attention très particulière.



 

Les greniers d’Amtoudi, architecture ancestrale défiant le temps

En 2014, les plus fortes pluies jamais enregistrées dans la région depuis 1986, causent des dommages faisant perdre tout espoir aux villageois, se remémore Salima Naji. Cette année-là, 32 personnes ont trouvé la mort des suites de forts ravages dans une région toujours enclavée. L’emplacement des Agadirs les rend difficiles d’accès et les dégradations ne font que s’accentuer. Une vraie catastrophe culturelle, à laquelle seront sensibilisés le Global Heritage Fund (GHF), une association à but non lucratif et la Prince Claus Fund, qui financent les futurs travaux de restauration à hauteur de 80%, le reste étant financé par l’architecte Salima Naji.  

 

«La partie la plus complexe du grenier de Aguellouy s’effondre. Les travaux, étalés sur la durée, sont impressionnants. Des fondations aux terrasses étanchéifiées, le grenier de Aguellouy jouit d'une restauration chirurgicale et un sauvetage hors du commun.»

Salima Naji, architecte et anthropologue

Plus de six mois de travail ont été nécessaires pour restaurer le grenier d’Aguellouy. Tous les moindres petits détails ont été inspectés et remis sur pied. De petites craquelures à l’étanchéité des sols, les portes, leur vantail, tout a été repris. Un travail colossal nécessitant une main d’œuvre qualifiée et minutieuse.

Un art ancestral en péril

Le travail entrepris par les équipes de Salima aux côtés de «maâlmines» est essentiel pour la survie de ce patrimoine. Cependant, l’architecte nous alerte sur des compétences qui se raréfient. «Force est de constater que pour moi qui travaille depuis 20 ans sur les sites du Sud marocain, désormais les maâlmines se font rares», explique-t-elle.

En effet, sur les 10 ouvriers compétents et qualifiés pour ce travail de déconstruction et de construction à l’identique, suivant des techniques exigeantes, si lentes, si coûteuses, nécessitant un effort répété, il n’en reste plus que deux ou trois au fil des ans.

«Nous avons bien senti cette année que nous étions en fin de course : la relève ne s’est pas faite. Aucun jeune ne veut se fatiguer à ce travail manuel.»

Salima Naji

A cela s’ajoute une déperdition des techniques ancestrales, mises au second plan d’un travail moins fastidieux, qui est couplé à «une exigence qui s’émousse puisque les cadres de référence de la communauté ont évolué et la nécessité du grenier n’est plus», poursuit-elle. L’architecte s’arme tout de même de patience, même si elle nous confie que «la gestion humaine est assez compliquée quant elle se double d’une demande sociale et locale de faire travailler tout le monde».  

Mais cette demande s’avère légitime dans des lieux considérés comme un patrimoine partagé de toute la communauté. Ici à Amtoudi, tout le monde parle volontiers des greniers, les visites sont très fréquentes et les locaux sont aux petits soins avec ceux venus découvrir leur patrimoine, si riche, poursuit Salima Naji. Leur beauté a récemment fait l’objet d’une apparition dans le documentaire de Yann Arthus-Bertrand, «Le Maroc vu du Ciel», une occasion peut-être pour vous d’aller apprécier ces géants en terre ainsi que les canyons d’Amtoudi.

 

(https://www.yabiladi.com/articles/details/71345/nomad-greniers-d-amtoudi-architecture-ancestrale.html)






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