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18 mai 2022 3 18 /05 /mai /2022 14:06
Souss-Massa : le changement du nom de la Région bientôt acté

par Yassine Saber – leseco.ma – 16/05/2022

 

Le projet de changement de la dénomination de la Région de «Souss-Massa» en «Agadir Souss-Massa» est déjà sur la table des principaux acteurs régionaux. Il est préconisé dans le cadre d’un marketing territorial visant à tirer profit de la notoriété d’Agadir. Concrètement, la demande émanera du Conseil de la région, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes.

Ce n’est qu’une question de temps avant que la dénomination de la Région soit remplacée, passant de «Souss-Massa» à «Agadir Souss-Massa». La question autour de ce changement, qualifié d’indispensable par les acteurs régionaux, est déjà sur la table des principaux opérateurs, dans le cadre d’un marketing territorial au service de l’attractivité régionale.

«Ce changement légitime, que nous voulons opérer prochainement, s’inscrit dans un souci majeur lié au marketing territorial de la Région Souss-Massa», explique Karim Achengli, président du Conseil régional. Selon lui, «Il y a tout un travail à faire dans ce sens puisque la notoriété d’Agadir peut se répercuter sur notre territoire et lui apporter de facto des répercussions notables, en mettant en valeur les principaux traits de la personnalité de la région», estime-t-il. Le constat est le même pour Driss Boutti, président de la CGEM Souss-Massa.

«La majorité des noms des grandes régions marocaines commencent par le nom de leurs chefs-lieux, sauf celle de Souss-Massa, d’où notre requête qui consiste à solliciter ce changement et rebooster ainsi la dénomination de la région, en optant pour Agadir Souss-Massa au lieu de Souss-Massa», précise-t-il. À noter que sur les 12 régions du pays, seules les dénominations de Souss-Massa et de Drâa-Tafilalet font exception.

Les arguments ne manquent pas…

Pour les acteurs régionaux, «grâce à l’insertion d’Agadir, qui dispose d’une renommée à l’international (notamment sur le plan touristique), dans cette dénomination, la région peut atteindre les objectifs escomptés en matière de marketing territorial. En effet, l’appellation actuelle ne peut rivaliser avec le degré de notoriété spontanée d’Agadir». À cet égard, les arguments ne manquent pas, selon eux.

Au-delà du fait que cette dénomination n’assouvit pas les aspirations de la région, ce changement facilitera, non seulement le développement de l’activité touristique sur le plan de la promotion touristique régionale, mais aussi la consolidation de la coopération décentralisée, tout en attirant les investissements.

Concrètement, la demande émanera du Conseil de la région, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, dans le cadre d’une approche participative. Par la suite, une demande officielle sera adressée au Chef du Gouvernement et au ministère de l’Intérieur pour activer les démarches afférentes à ce changement, sur le plan légal et réglementaire.

En effet, le décret n° 2-15-40 du 20 février 2015 a fixé le nombre des régions, leurs dénominations, leurs chefs-lieux ainsi que les préfectures et provinces qui les composent.

La région est portée par son chef-lieu

Aussi, pour les adeptes de ce changement, «il est primordial de comprendre que la région est portée par sa locomotive, à savoir sa capitale Agadir, qui en est le chef-lieu. C’est elle qui devra tirer les autres composantes (provinces et préfectures) afin de développer l’ensemble de l’économie du territoire». Aujourd’hui, et plus que jamais, il est clair que la définition du positionnement d’un territoire est un choix qui détermine à long terme sa stratégie de communication et son marketing territorial.

Selon les acteurs locaux, la confrontation des forces et des faiblesses de la dénomination «Souss-Massa» avec les opportunités et risques du changement, démontre que le choix porté sur «Agadir Souss-Massa» est facilement assimilable et distinctif puisque l’image de marque actuelle ne dispose pas d’assez de notoriété. La dénomination actuelle peut même être confondue avec d’autres territoires situés en Afrique du Nord, notamment Sousse en Tunisie.

Il s’agit aussi de développer, ce faisant, la notoriété de la région en matière de «navigation», allusion faite à la toile numérique et aux différents moteurs de recherche où la Région Souss-Massa dispose d’une visibilité jugée insuffisante.

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10 mai 2022 2 10 /05 /mai /2022 07:39
EN UNE VINGTAINE D’ANNEES, DAKHLA EST DEVENUE LE HAUT LIEU DU KITESURF

maroc-diplomatique.net – 07/05/2022

 

En une vingtaine d’années, la ville de Dakhla est devenue le haut lieu du kitesurf, notamment en raison de sa position géographique -30 kilomètres au nord du tropique du Cancer, comme La Havane ou Hawaii-, qui lui confère un climat agréable toute l’année, écrit samedi le magazine français Paris Match.

À l’extrême sud du Maroc, coincée entre l’Atlantique et le Sahara, la petite péninsule offre un écrin idéal pour s’adonner à ce sport de glisse à la mode”, relève la publication dans un article intitulé « Maroc : A la découverte de Dakhla, la Mecque du kitesurf ».

Cette enclave isolée du reste du Maroc par le désert environnant, bercée par les vents qui slaloment entre les dunes et filent au-dessus d’une mer peu profonde et à une température clémente, s’est révélée le spot parfait, note le média français.

Et de poursuivre qu’en une vingtaine d’années, ce sport a vu grossir les rangs de ses adeptes, y compris parmi les célébrités : José Garcia, Barack Obama, John Kerry, Brad Pitt, le prince William, ainsi que Richard Branson, son plus grand promoteur au sein de la jet-set, qui est lui aussi venu en 2021 tester le site de Dakhla.

De 25.000 en 2010, le nombre de touristes a aujourd’hui quadruplé. Dakhla vise même les 200.000 bientôt, avec la fin de la pandémie et la réouverture des frontières au Maroc, qui fut tardive, en février seulement, précise le magazine, ajoutant que l’un des premiers établissements à en avoir compris tout le potentiel est le campement Dakhla Attitude, composé de 80 bungalows surplombant la lagune et offrant une sorte de croisement entre l’écolodge et le glamping (contraction de glamour camping qui propose des séjours en roulotte, yourte, maison arboricole, etc… )

Mais Dakhla est un spot d’avenir, et certains l’ont bien compris, observe Paris Match, ajoutant qu’on voit désormais fleurir des maisons d’hôtes au charme discret, proposant un lieu de quiétude seulement troublé par le bruit des voiles au vent.

Le spot offre un climat agréable toute l’année, car Dakhla a des paysages de carte postale uniques à offrir, notamment son immense dune de sable blanc, à 30 kilomètres de la ville – ce phénomène naturel prend la forme d’un croissant qui s’élève au milieu d’un lagon et se transforme en île à marée haute. Et aussi ses plages, souvent désertes (pas tout à fait au mois d’août, le pic de la saison de kitesurf), comme celle de Porto Rico, précise-t-on.

            « La lagune s’étendant sur 40 kilomètres, c’est peu dire qu’il n’est pas difficile de s’y sentir seul au monde. Moins en octobre, quand Dakhla accueille, comme chaque année, une étape de la coupe du monde de kitesurf. Mais cela ne dure que cinq jours. Et pour la solitude, il vous reste le désert. Tout autour », conclut la publication.

EN UNE VINGTAINE D’ANNEES, DAKHLA EST DEVENUE LE HAUT LIEU DU KITESURF
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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 07:58
Pétrole/offshore Inezgane: Découverte d’un milliard de barils récupérables sans risque

lopinion.ma – 17/04/2022

 

En août 2021, la société britannique d’exploration de pétrole et de gaz, Europa Oil & Gas, annonçait l’obtention et le lancement officiel de l’accord d’amodiation pour le permis offshore d’Inezgane situé à Agadir.

Une évaluation récente de la société a identifié un volume important de ressources récupérables sans risque, dépassant 1 milliard de barils (équivalent pétrole), dans les cinq principaux prospects classés uniquement.

En août dernier, les travaux géologiques et d’interprétation des données disponibles (géologie, sismique 2D et 3D et anciens puits) ont permis d’identifier plusieurs prospects dont les ressources potentielles sont estimées par la compagnie à 2 milliards de barils, selon une communication de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM).

Le 13 avril 2022, Europa Oil & Gas a publié ses résultats intermédiaires du processus d’exploration pour la période de six mois se terminant le 31 janvier 2022. Lesquels indiquent qu’Inzegane représente une opportunité d’exploration à fort impact dans une région du monde sous-explorée.

 «Une évaluation récente a identifié un volume important de ressources récupérables sans risque, dépassant 1 milliard de barils (équivalent pétrole), dans les cinq principaux prospects classés uniquement», indique la même source. Soit l’équivalent de cent sept milliards de dollars (USD) de richesse pétrolière (estimation sur 107 USD, le cours du baril de pétrole) ce qui représente presque le PIB du Maroc, qui en 2020 était de 112,9 milliards USD. 

 Europa Oil & Gas note ainsi que le Maroc offre une opportunité d’investissement très attractive avec d’excellentes conditions fiscales. Cela dit, les résultats finaux n’ont pas encore été dévoilé, et Simon Oddie, PDG de la Britannique avait déclaré lors après l’obtention du permis de recherche Inezgane, que le «Maroc est sur la même ligne géologique que les récentes découvertes en Afrique de l’Ouest ses dernières années», rendant les potentialités encore plus prometteuses. 

 Quid des autres régions ? 

Dans un exposé, mercredi, devant la commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, la Directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra a souligné que les partenaires de l’Office prévoient la cartographie de 1150 km et 650 km2 de sismique 2D et 3D et le forage de 27 puits, dont 4 en mer entre la période entre 2022 et 2024, selon le programme prévisionnel des travaux d’exploration de l’Office SDX Energy effectuera les travaux de forage de 13 puits dans les régions terrestres au sud de Lalla Mimouna, le Gharb occidental, Sebou et l’ouest de Moulay Bouchta, outre la cartographie de 150 km2 de sismique 3D, alors que Bell et Forpetro effectueront le forage de deux puits à Haha. 

 Pour sa part, Predator gas prévoit le forage de 3 puits et la cartographie de 200 km2 de sismique 3D, alors que Sound Energy effectuera le forage de 5 puits à Anoual, Grand Tendrara et Sid L’Moukhtar, en plus de 300 km2 de sismique 3D et 500 km de sismique 2D, de même qu’elle a obtenu l’autorisation d’exploitation de Tendrara et la réalisation d’une petite station de gaz naturel liquéfié.

Dans les zones maritimes, Mme Benkhadra a fait savoir que Chariot Oil & Gas effectuera le traitement et la cartographie de 1000 km de sismique 2D à Rissana, alors que Hunt oil se chargera du forage d’un puit à Mogador, Europa Oil et Gas d’un puit à Inezgane comme cité en début d’article, alors que ENI et Qatar Petroleum effectueront les travaux de forage de deux puits à TarfayaPar ailleurs, l’ONHYM compte re-traiter et interpréter 1250 km de sismique 2D au bassin de Zag, a-t-elle ajouté.

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 07:30
L’argan du Maroc : une demande internationale vertigineuse

agrimaroc.ma – 25/03/2022

 

L’arganier, une forte demande internationale entre réhabilitation et développement.

Moyennant son endémisme et ses dimensions économiques, sociales et environnementales, la filière de l’arganier est un levier de l’économie régionale avec une portée et visibilité à l’international.

Avec plus de 800 coopératives (et Groupements d’Intérêt Economiques), et plus de 500 sociétés, les acteurs du secteur s’inquiètent vis-à-vis de l’avenir de l’argane. Du prix élevé de la matière première à la demande excessive des marchés internationaux, la filière de l’arganier exige une réflexion afin de générer de nouvelles stratégies.

D’après l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), la réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA) couvre une superficie d’environ 2,5 millions d’hectares, dont 830 000 ha consacrés à l’arganier. D’ores et déjà, l’arganier contribue activement au développement économique et social des régions Souss-Massa, Marrakech-Safi (Essaouira) et Guelmim Oued Noun (Guelmim & Sidi Ifni).

Pour rappel, le premier contrat programme de développement de la filière d’arganier, signé le 26 avril 2011 et s’inscrivant dans les grandes orientations du Plan Maroc Vert (PMV), a été couronné par des résultats très satisfaisants. Il s’agit de la réhabilitation de 164500 ha pour la période 2012-2020, plantation de plus de 7 218 ha d’arganiculture, production de 192 000 T de fruit secs, et exportation de 1 202 T de l’huile d’argane en 2021.

À l’heure qu’il est, la filière de l’argan se trouve portée par deux nouvelles stratégies nationales : Génération Green 2020-2030 & Forêts du Maroc 2020-2030. Ces dernières mettent en place les mécanismes et les programmes pour ériger un nouveau modèle de développement de la filière en une véritable économie, devant valoriser l’homme et préserver son écosystème. Également, elles cherchent par la proximité et l’approche participative à opérer dans le cadre d’une économie régionale, un développement humain équilibré où l’approche du genre sera privilégiée.

« Actuellement, le prix de production d’1 litre d’huile d’argan a atteint 470 DH et se vend à 500 DH/L  soit environ 47 € »

« Le contrat programme nouvelle génération de la filière de l’argan 2021-2030 assure une réelle convergence des stratégies nationales mises en place par le Ministère de l’agriculture », rappelle l’ANDZOA.

Parmi les objectifs phares de ce nouveau contrat programme à l’horizon 2030, sont notés  la réhabilitation de l’arganeraie sur une superficie de 400 000 ha et le développement de l’arganiculture sur une superficie de 50 000 ha.

L’argan du Maroc : une demande internationale vertigineuse

Prix Moyen de production de l’huile d’argan – photo : Morocco Foodex

Des contraintes à surmonter sont de différents ordres :

Aujourd’hui, les acteurs de la filière font face à des défis et enjeux majeurs. D’un côté, le secteur manque d’une gestion durable des ressources et des effets des changements climatiques.

Pour la production de l’huile d’argan, le manque de précipitations influence de manière directe le prix de la matière première, et par conséquent le prix de la production. 

D’un autre côté, l’arganier souffre des risques liés aux pressions humaines, en l’occurrence le surpâturage et la surexploitation des ressources de la RBA (réserve de biosphère de l’arganeraie ». Côté marché, les aléas de la demande internationale et la volatilité des marchés demeurent présents.

 « Une forte demande sur l’huile d’argan nous emmène directement à mettre de la pression sur l’arbre, ce qui influence négativement la récolte sur les années à venir », explique Ahmed Atbir.

Pour l’aspect social, l’ANDZOA insiste sur une intégration plus profonde de la femme dans le cycle vertueux de la création et de la répartition de la valeur. Enfin, l’Agence évoque le côté technique via la modernisation des procédés et des outils de production, d’une part, et la généralisation et intégration les résultats de la recherche scientifique au niveau des maillons de la filière, de l’autre.

« Il est difficile d’exporter nos produits tant que la matière première est chère »

De son côté, Morocco Foodex, à travers son webinaire du 10 mars sur l’arganier, a évoqué la problématique d’approvisionnement en matière première, la sécurisation des contrats à l’export, ainsi que la fluctuation et volatilité du prix du fruit. « Il est difficile d’exporter nos produits tant que la matière première est chère », déclare Mustapha Khibabi, responsable à Cap Export. La baisse du prix de l’export inquiète les professionnels. « Même avec de nouveaux marchés explorés, le professionnel demeure confronté à une baisse remarquable du prix moyen de l’export », ajoute-t-il.

Enfin, une autre réflexion s’impose concernant la situation des coopératives. La faible capacité d’investissement et le manque d’encadrement se reflète sans doute sur la compétitivité de ces dernières, en comparaison avec les entreprises. « En 2019, les exportations ont concerné 70% des entreprises et 30% des coopératives. Cependant, 6% des coopératives uniquement arrivent à réussir l’export », souligne Morocco Foodex. À ce titre, Mustapha Khibabi  interprète ces résultats par les lacunes dans la logique du marché, relatives aux coopératives.

Transformation de l’argan : des opportunités à saisir

Certes, la filière de l’argan ressent la faible compétitivité des coopératives vis-à-vis des sociétés du secteur privé au niveau de la commercialisation des produits dérivés de l’arganier. Toutefois, l’angle transformation du secteur garde toujours ses forces. « Le développement de la mécanisation a permis d’augmenter les rendements à l’extraction de 40% à 56% dans le cas de l’extraction à froid ; ce qui contribue à l’amélioration des revenus des professionnels », indique l’ANDZOA.

Ainsi, la même source recommande vivement une orientation vers la valorisation de l’huile d’Argan  par le biais de la promotion d’autres usages en plus des usages alimentaires et cosmétiques notamment en médecine, en pharmacologie et la valorisation des produits de haute valeur ajoutée, afin de répondre à la demande croissante des produits bio sur le marché.

Outre les tendances du bio, d’autres opportunités à saisir se posent : « la filière peut toujours profiter de l’appui institutionnel, des tendances du Green Deal, des objectifs de la stratégie Génération Green, en plus de la grande dynamique du marché asiatique, des tendances du Clean Beauty et du e-commerce », énumère Morocco Foodex.

L’argan du Maroc : une demande internationale vertigineuse
L’argan du Maroc : une demande internationale vertigineuse

Evolution des exportations en volume – Morocco Foodex

 

4 axes pour une meilleure stratégie d’exportation

En termes d’exportations, la période entre 2008 et 2020 a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 12%. Suite aux impacts de la pandémie liée au Covid-19, la filière a témoigné d’une baisse de -18% entre 2019 et 2020, allant respectivement 1 507 T à 1 239 T exportés.

Généralement, « le secteur de l’argane démontre une amélioration importante ces dernières années, en volume et en chiffre d’affaire », affirme Morocco Foodex. Effectivement, le Maroc exporte l’huile d’argan vers plus de 100 pays. Les parts les plus importantes vont vers la France (37%), États-Unis (16%) et l’Allemagne (13%).

Selon Morocco Foodex, malgré la forte demande du marché mondial et le taux de croissance enregistré, une stratégie de développement des exportations se révèle primordiale. Selon M. Khibabi, 4 possibilités existent. D’un côté, le Maroc doit chercher à augmenter le chiffre d’affaire de la filière, en consolidant les marchés existants. « Nous pouvons faire la promotion des produits existants ou/et en repositionnant nos marques (pas de nouveau client/pas de modification produit) », indique M. Khibabi. D’un autre côté, les acteurs de la filière peuvent pénétrer de nouveaux marchés pour le même produit. Il s’agit de chercher de nouvelles cibles, notamment l’Asie (Corée du Sud et Japon), Moyen-Orient et Amérique Latine.

Par ailleurs et pour conclure, le Royaume peut agir sur le produit. En effet, augmenter le chiffre d’affaire grâce à des nouveaux produits sur les marchés traditionnels, demeure une option.

 Enfin, le Morocco Foodex conseille les professionnels pour une diversification : commercialiser de nouveaux produits adaptés à des nouveaux clients.

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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 17:33
Agadir. Un parc safari de 20 hectares pour admirer des lions en liberté

challenge.ma – 16/01/2022

 

Un «Lion Park» devrait bientôt voir le jour à Agadir. Situé à la sortie d’Agadir dans la commune de Drargale projet dont le maître d’œuvre est la société Aquila Morocco basée à Marrakech, a été lancé par Hakim Abdel Hafid, un Marocain ayant acquis beaucoup d’expérience dans ce type de parcs en Afrique du Sud.

Les parcs safari se sont multipliés en Amérique du Nord et en Europe. Généralement, il s’agit d’un lieu très vaste, qui présente les animaux en semi-liberté, pour donner aux visiteurs l’impression que l’on ressent dans les grands parcs africains en Afrique du Sud, au Kenya ou encore en Tanzanie. Ces parcs donnent aux visiteurs le privilège de côtoyer à bord d’un véhicule la grande faune sauvage préservée, des éléphants, des lions, des girafes…

Le Maroc devrait également bientôt voir son premier parc du genre ouvrir ses portes à Agadir. Derrière ce projet inédit dans le Royaume, un Marocain, Hakim Abdel Hafid, qui a l’expérience de ce type de parcs en Afrique du Sud. En effet, ce dernier, biologiste de formation, a longtemps travaillé dans ce pays en tant que responsable de l’élevage de lions dans deux réserves.

Ce Marocain qui est devenu propriétaire d’un parc privé en Afrique du Sud, a décidé de faire profiter son pays de son expérience. Mieux encore, Hakim Abdel Hafid, entend apporter, à travers ce projet où il est associé-gérant, une valeur ajoutée à l’offre touristique marocaine. Baptisé «The Lion Park of Drarga», le projet est situé dans la commune de Drarga, celle-là même qui accueille Croco Parc ouvert en 2015. Il compléterait ainsi l’offre déjà proposée par ce parc animalier. Les travaux de construction du parc ont débuté depuis un mois. Ce n’est pas la première fois qu’un projet de Parc Safari est annoncé à Agadir dans la commune de Drarga. En septembre 2016, les autorités avaient approuvé un projet de Parc Safari. Ce projet a été abandonné. C’est d’ailleurs, sur ce même site que le Lion Park de Drarga est en train d’être déployé. Il s’agit d’un terrain forestier de 20 hectares. Si le projet «Safari Parc » prévoyait initialement sur ce site d’autres activités sportives comme le mini-golf, le tir à l’arc, la pétanque ou le tennis, «The Lion Park of Drarga» d’Aquila Morocco s’est, en revanche, uniquement positionné sur l’observation des lions.

Le site se trouve exactement en bordure nord de la route express qui mène à l’autoroute de Marrakech. Sur les 20 hectares, seul un peu moins d’un quart de la superficie sera occupé par des installations : un restaurant, des sanitaires pour les visiteurs de passage, une mosquée, une vingtaine d’éco-lodges adossés à une piscine destinés aux personnes souhaitant prolonger leurs visites. Un espace de soins est également prévu pour les animaux. Le reste du site sera aménagé en trois zones : la première sera dédiée aux visiteurs pour observer les lions d’Afrique, la deuxième pour les lions blancs, et la troisième zone réservée aux lions de barbarie. 

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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 10:55

Un petit retour dans le passé sur la baie d'Agadir en 1952 , cliquer  ........   ici

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 11:34
Dans la région Souss-Massa, les jours « prometteurs » de l’écotourisme

 

Si le potentiel écotouristique de la région reste encore inexploité, celle-ci a des atouts culturels et naturels incontestables, estime Hassan Aboutayeb, fondateur de l’écolodge Atlas Kasbah. L’offre est également adaptée pour tous les porte-feuilles

 

L’écotourisme a de beaux jours devant lui. Hassan Aboutayeb, consultant en tourisme durable et fondateur de l’écolodge Atlas Kasbah, tout près d’Agadir, en est « convaincu ». Créé en 2009, cet hébergement écologique est situé au cœur de la réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA), première réserve de biosphère créée au Maroc en 1998.

Joint par Médias24, Hassan Aboutayeb décrit « une structure d’hébergement à taille humaine conçue sur les principes de développement durable, que ce soit au niveau de son lieu d’implémentation, de sa structure architecturale, parce qu’elle est construite sous forme de kasbah traditionnelle qui respecte l’architecture marocaine ». Le volet social est également assuré, puisque des habitants de villages environnant l’écolodge travaillent au sein de l’établissement, où ils ont reçu une formation.

L’établissement s’engage également sur le front environnemental : « Nous n’utilisons que des produits naturels, y compris pour l’entretien des espaces et des locaux. Nous avons aussi recours à l’énergie solaire pour alimenter le bâtiment en électricité et chauffer l’eau. Un système de traitement des eaux usées permet de stocker l’eau au sein de la kasbah. » Un engagement fort qui a retenu l’attention, en 2015, du Salon international du tourisme, organisé à Londres. L’Atlas Kasbah avait en effet reçu la médaille d’or au Trophée mondial du tourisme responsable. A l’échelle nationale, il a reçu en 2009 le trophée du tourisme responsable, dans la catégorie « Environnement », de l’Office national marocain du tourisme.

Les Marocains manifestent un intérêt grandissant pour leur pays et ses régions

 

Hassan Aboutayeb n’a pas choisi la région Souss-Massa par hasard. « En termes de ressources naturelles, le littoral sauvage, les montagnes de l’Atlas, les forêts d’arganiers et les paysages typiquement berbères offrent de très beaux paysages. Le savoir traditionnel de la population locale est également un atout. » Pourtant, les ressources naturelles et culturelles de la région ne sont pas suffisamment développées, estime Hassan Aboutayeb. « Le taux de valorisation avoisine à peine les 5%. Tout le potentiel écotouristique n’est donc pas exploité. Nous avons encore beaucoup de travail à faire. »

D’autant que la pandémie a amorcé de nouvelles façons de faire du tourisme, croit savoir ce consultant. « Avant la pandémie, on avait une clientèle plutôt européenne, à hauteur de 70%. La clientèle marocaine commence toutefois à se développer depuis quelques années. Le seul avantage de cette crise sanitaire, c’est que les Marocains manifestent un intérêt grandissant pour leur pays et ses régions. On reçoit désormais une clientèle à laquelle nous n’étions pas habituée : celle qui partait auparavant en Espagne, sur la Costa del Sol, ou dans les grands hôtels traditionnels. Il y a eu une prise de conscience au sein de la clientèle marocaine. La quête n’est plus celle du confort matériel, mais du bien-être émotionnel. Disons que nos clients veulent un confort nécessaire, mais jumelé avec les valeurs qui sont les nôtres, à savoir l’accueil et l’hospitalité. »

Confinés chez eux, les touristes nationaux éprouvent semble-t-il « un besoin profond d’aller dans des espaces ouverts et naturels ». « La pandémie nous a fait remettre en question des principes, des habitudes ancrés dans nos vies. Les gens sont peut-être plus attentifs à la durabilité et à la préservation des ressources naturelles. Ils veulent aussi se ressourcer à travers la découverte des lieux et de la nature ; se retrouver autour de valeurs écologiques. Lorsque cette crise sera dernière nous, je suis certain que les Marocains confirmeront leur choix d’aller dans l’arrière-pays. »

Une offre « pour tout le monde

 

Un constat qui confirme celui formulé par Armelle Solelhac, experte en stratégie marketing pour les secteurs du tourisme et des sports outdoor, et auteure d’une récente étude sur « Le futur du tourisme et ses grands enjeux d’ici à 2030 ».

Lors d’un wébinaire organisé mardi 1er juin par le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Marrakech-Safi, elle avait relevé un intérêt croissant pour le « green tourism » : « Cette tendance montre à quel point la clientèle a besoin de sens et d’utilité lors de ses vacances. Beaucoup de visiteurs disent désormais éprouver le besoin et l’envie, de redonner aux communautés qui les reçoivent, de participer à la vie de ces communautés… Ce sont des initiatives où il ne s’agit plus de consommer pour consommer, mais de partager un peu de ses connaissances et de sa richesse personnelle plutôt que de puiser auprès de la richesse des autres. »

Ce nouveau mode de tourisme est-il toutefois adapté au porte-feuille des Marocains ? « Oui », répond Hassan Aboutayeb sans hésiter. « Le tourisme durable au Maroc propose une panoplie d’offres dans le milieu rural, notamment des petits gîtes, des fermes d’hôtes, des auberges ou encore des hébergements chez l’habitant avec des prix très abordables. Il y a désormais une offre pour tout le monde. »

Par Solène Paillard

(https://www.medias24.com/2021/06/29/dans-la-region-souss-massa-les-jours-prometteurs-de-lecotourisme/)

 

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 09:06
À LA DÉCOUVERTE DES SALINES DU HAUT ATLAS

 

 

 

 

Parmi les précieuses richesses de notre terroir, le sel est une ressource dont nous entendons peu parler, mais qui, plusieurs siècles auparavant, possédait une valeur quasiment aussi précieuse que l’or… Nous vous emmenons aujourd’hui en altitude, non loin d’Agadir, à la découverte de salines encore en activité et dont le blanc immaculé contraste de façon éblouissante avec les sommets ocre du Haut Atlas. De Tisrarine à Dkhila, les salines du Haut Atlas conjugueront pour vous la beauté de leurs bassins en terrasses et de leurs cristaux de sel neigeux, la particularité de propriétés gustatives salées-sucrées et une histoire séculaire rattachée à ce sel de montagne. Pour accéder à la visite de ces deux sites, Simone Benhassi, notre consultante en tourisme vous présente les itinéraires minutieusement cartographiés de Barbara et Andreas Conrad, deux passionnés du patrimoine amazigh de notre région. www.marokko-erfahren.de

Il y a plus de 200 millions d’années, l’océan primitif asséché laissa une couche de sel pur en profondeur

 

SUR LA ROUTE DE TOMBOUCTOU

 

L’histoire de la route du sel s’écrivait bien au-delà de nos frontières. En 1875, le botaniste allemand Matthias Jacob Schleiden racontait ainsi dans son livre « Salz » (le sel) : « Les caravanes ou « Kasilas » venant du Maroc sont composées généralement de 1000 à 2000 chameaux et jusqu’à 150 hommes. Souvent, plusieurs « Kasilas » s’unissent et forment ensuite un  « Akabar ». Sur leur route vers le sud, ils chargent du sel pur dans des salines et mines, généralement contre paiement et taxes d’exportation aux propriétaires pour l’amener à Tombouctou, où le sel est devenu l’un des plus importants articles de troc avec l’or, tout au long du Niger, et même reconnu comme valeur sûre dans de nombreuses régions de l’Afrique de l’Ouest… »

Matthias Jacob Schleiden nous apprend en outre que l’historien grec Hérodote avait révélé, 500 ans avant notre ère, qu’il existait des gisements de sel en Afrique du Nord. D’ouest en est, le sel était un véritable objet commercial et l’arrivée d’une telle caravane dans des pays fertiles, mais pauvres en sel, provoquait une véritable effervescence. Signe que l’importance vitale du sel était connue depuis l’antiquité.

 

UN PHÉNOMÈNE GÉOLOGIQUE… OU MYTHOLOGIQUE

Les gisements de sel extraits, encore aujourd’hui, de manière traditionnelle dans nos montagnes, sont apparus à la suite de mouvements des plaques tectoniques et d’un changement climatique. Il y a plus de 200 millions d’années, en effet, l’océan primitif asséché laissa une couche de sel pur en profondeur, préservée des effets de l’environnement. Par la suite, l’infiltration d’eaux souterraines a entraîné la formation de saumures et de sources salées émergeantes qui, à la surface de la terre, laisse des traces blanches après évaporation.

 

LA TECHNIQUE D’EXTRACTION DES SALINES

Pour amener l’eau jusqu’aux bassins depuis ces profondes vallées souvent d’accès difficile, des tuyaux d’eau et parfois une pompe sont utilisés, notamment pour éviter une évaporation prématurée. Des bassins de filtrage disposés en amont assurent le nettoyage de l’eau des résidus de sable et de boue. L’eau fortement salée et ainsi purifiée est dirigée vers des bassins situés plus bas. Au fur et à mesure que l’évaporation avance, des cristaux de sel se forment, qui, à l’aide de grosses spatules en bois sont régulièrement aérés jusqu’à l’état de gros sel, qu’on récolte ensuite dans des paniers. L’eau qui ne s’est pas complètement évaporée s’écoule durant le transport. Ce processus de séchage est finalisé par le soleil, en attendant que le sel soit mis dans de grands sacs pour la vente sur les marchés locaux ou pour le traitement industriel.

 

SALINE DE TISRARINE

À mi-chemin entre Agadir et Essaouira se trouve le Douar Tisgharin (Tisrarine). À proximité, une grande exploitation de sel se dissimule dans les contreforts du Haut Atlas. Pour la visiter, prenez la Route Nationale 1 au départ d‘Agadir, en direction d’Essaouira. Vous trouverez la saline de Tisrarine après environ 130km de route, à l’ouest de la route. Une autre saline plus petite s’aperçoit à l’est de la route.

 

SALINE DE DKHILA

Située dans un territoire idyllique, tout près du village et du barrage du même nom, la saline de Dkhila est accessible en prenant la route P1708 d’Ameskroud en direction de Taroudant. À Inkenderte, prendre la P1705 à gauche vers les montagnes et continuer jusqu’au barrage de Dkhila. Quelques mètres à pied suffisent pour rejoindre les bassins de la saline. Pour couronner la journée, il vous sera possible d’emporter un sachet de sel qui, en cuisinant à la maison, vous rappellera de bons souvenirs.

Les salines se travaillent et se visitent entre avril et septembre, lorsque l’ensoleillement est assez intense pour garantir une évaporation rapide de l’eau.

 

(http://agadirpremiere.ma/a-la-decouverte-des-salines-du-haut-atlas/)

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 14:05

Robert CASTANO est décédé le 5 janvier 2021 à Lescars près de Pau.

Né en 1931 à Casablanca, il arrive à Agadir en 1934, fait sa scolarité à l’école du bord de mer, à l’école européenne mixte et à l’école Bosc jusqu’au certificat d’études.

Il rentre dans la vie active à la menuiserie Padiou Frères à Talborjt, ensuite à la Carrosserie auto Castelli au Quartier industriel Abattoirs. Fait son service militaire à la BAN.

Il quitte Agadir en 1958 et s’installe à Bizanos, près de Pau, pour travailler dans un garage automobile.

Ses obsèques ont eu lieu le 11 janvier 2021 à 10h

Toutes nos sincères condoléances à la famille.

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 18:58
Sud marocain, aux portes du désert

Echappées Belles, le samedi 1er février à 20h 50 sur France 5

 

Tiga se rend dans le Grand Sud marocain, une région qui attire peu de visiteurs, à cause notamment d'un manque d'infrastructures. Mais la tendance commence à s'inverser. D'Agadir au erg de Chegaga (ou Chigaga), en passant par l'oasis de Tioute et la ville fortifiée de Taroudant, la globe-trotteuse découvre des cultures surprenantes. Sujets : Agadir sur mer • Le Maroc, un royaume pour la petite reine • Tafraoute, la capitale de la babouche • Le rucher d'Inzerki • Le safran, l'or rouge du Maroc • A la recherche de l'eau.

 

Entre les plages d'Agadir, les jardins de Taroudant, la palmeraie de Tioute et le désert du Sahara, un voyage riche et chaleureux qui s'attache à mettre en lumière les traditions, le mode de vie et l'artisanat de ce Maroc plus rural. A la manière d'une baroudeuse, Tiga fait partager des moments d'échanges simples et authentiques.

 

( https://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r4976-echappees-belles/16829703-sud-marocain-aux-portes-du-desert/ )

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