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  • : L'Amicale des Gadiris et du Souss
  • : L'association dite l’Amicale des Gadiris et du Souss fondée le 13 juin 2010, à Gradignan, a pour but de s’entraider, de se réunir entre amis, d’organiser des repas et sorties, d’éditer un bulletin.
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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 11:34
Dans la région Souss-Massa, les jours « prometteurs » de l’écotourisme

 

Si le potentiel écotouristique de la région reste encore inexploité, celle-ci a des atouts culturels et naturels incontestables, estime Hassan Aboutayeb, fondateur de l’écolodge Atlas Kasbah. L’offre est également adaptée pour tous les porte-feuilles

 

L’écotourisme a de beaux jours devant lui. Hassan Aboutayeb, consultant en tourisme durable et fondateur de l’écolodge Atlas Kasbah, tout près d’Agadir, en est « convaincu ». Créé en 2009, cet hébergement écologique est situé au cœur de la réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA), première réserve de biosphère créée au Maroc en 1998.

Joint par Médias24, Hassan Aboutayeb décrit « une structure d’hébergement à taille humaine conçue sur les principes de développement durable, que ce soit au niveau de son lieu d’implémentation, de sa structure architecturale, parce qu’elle est construite sous forme de kasbah traditionnelle qui respecte l’architecture marocaine ». Le volet social est également assuré, puisque des habitants de villages environnant l’écolodge travaillent au sein de l’établissement, où ils ont reçu une formation.

L’établissement s’engage également sur le front environnemental : « Nous n’utilisons que des produits naturels, y compris pour l’entretien des espaces et des locaux. Nous avons aussi recours à l’énergie solaire pour alimenter le bâtiment en électricité et chauffer l’eau. Un système de traitement des eaux usées permet de stocker l’eau au sein de la kasbah. » Un engagement fort qui a retenu l’attention, en 2015, du Salon international du tourisme, organisé à Londres. L’Atlas Kasbah avait en effet reçu la médaille d’or au Trophée mondial du tourisme responsable. A l’échelle nationale, il a reçu en 2009 le trophée du tourisme responsable, dans la catégorie « Environnement », de l’Office national marocain du tourisme.

Les Marocains manifestent un intérêt grandissant pour leur pays et ses régions

 

Hassan Aboutayeb n’a pas choisi la région Souss-Massa par hasard. « En termes de ressources naturelles, le littoral sauvage, les montagnes de l’Atlas, les forêts d’arganiers et les paysages typiquement berbères offrent de très beaux paysages. Le savoir traditionnel de la population locale est également un atout. » Pourtant, les ressources naturelles et culturelles de la région ne sont pas suffisamment développées, estime Hassan Aboutayeb. « Le taux de valorisation avoisine à peine les 5%. Tout le potentiel écotouristique n’est donc pas exploité. Nous avons encore beaucoup de travail à faire. »

D’autant que la pandémie a amorcé de nouvelles façons de faire du tourisme, croit savoir ce consultant. « Avant la pandémie, on avait une clientèle plutôt européenne, à hauteur de 70%. La clientèle marocaine commence toutefois à se développer depuis quelques années. Le seul avantage de cette crise sanitaire, c’est que les Marocains manifestent un intérêt grandissant pour leur pays et ses régions. On reçoit désormais une clientèle à laquelle nous n’étions pas habituée : celle qui partait auparavant en Espagne, sur la Costa del Sol, ou dans les grands hôtels traditionnels. Il y a eu une prise de conscience au sein de la clientèle marocaine. La quête n’est plus celle du confort matériel, mais du bien-être émotionnel. Disons que nos clients veulent un confort nécessaire, mais jumelé avec les valeurs qui sont les nôtres, à savoir l’accueil et l’hospitalité. »

Confinés chez eux, les touristes nationaux éprouvent semble-t-il « un besoin profond d’aller dans des espaces ouverts et naturels ». « La pandémie nous a fait remettre en question des principes, des habitudes ancrés dans nos vies. Les gens sont peut-être plus attentifs à la durabilité et à la préservation des ressources naturelles. Ils veulent aussi se ressourcer à travers la découverte des lieux et de la nature ; se retrouver autour de valeurs écologiques. Lorsque cette crise sera dernière nous, je suis certain que les Marocains confirmeront leur choix d’aller dans l’arrière-pays. »

Une offre « pour tout le monde

 

Un constat qui confirme celui formulé par Armelle Solelhac, experte en stratégie marketing pour les secteurs du tourisme et des sports outdoor, et auteure d’une récente étude sur « Le futur du tourisme et ses grands enjeux d’ici à 2030 ».

Lors d’un wébinaire organisé mardi 1er juin par le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Marrakech-Safi, elle avait relevé un intérêt croissant pour le « green tourism » : « Cette tendance montre à quel point la clientèle a besoin de sens et d’utilité lors de ses vacances. Beaucoup de visiteurs disent désormais éprouver le besoin et l’envie, de redonner aux communautés qui les reçoivent, de participer à la vie de ces communautés… Ce sont des initiatives où il ne s’agit plus de consommer pour consommer, mais de partager un peu de ses connaissances et de sa richesse personnelle plutôt que de puiser auprès de la richesse des autres. »

Ce nouveau mode de tourisme est-il toutefois adapté au porte-feuille des Marocains ? « Oui », répond Hassan Aboutayeb sans hésiter. « Le tourisme durable au Maroc propose une panoplie d’offres dans le milieu rural, notamment des petits gîtes, des fermes d’hôtes, des auberges ou encore des hébergements chez l’habitant avec des prix très abordables. Il y a désormais une offre pour tout le monde. »

Par Solène Paillard

(https://www.medias24.com/2021/06/29/dans-la-region-souss-massa-les-jours-prometteurs-de-lecotourisme/)

 

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 09:06
À LA DÉCOUVERTE DES SALINES DU HAUT ATLAS

 

 

 

 

Parmi les précieuses richesses de notre terroir, le sel est une ressource dont nous entendons peu parler, mais qui, plusieurs siècles auparavant, possédait une valeur quasiment aussi précieuse que l’or… Nous vous emmenons aujourd’hui en altitude, non loin d’Agadir, à la découverte de salines encore en activité et dont le blanc immaculé contraste de façon éblouissante avec les sommets ocre du Haut Atlas. De Tisrarine à Dkhila, les salines du Haut Atlas conjugueront pour vous la beauté de leurs bassins en terrasses et de leurs cristaux de sel neigeux, la particularité de propriétés gustatives salées-sucrées et une histoire séculaire rattachée à ce sel de montagne. Pour accéder à la visite de ces deux sites, Simone Benhassi, notre consultante en tourisme vous présente les itinéraires minutieusement cartographiés de Barbara et Andreas Conrad, deux passionnés du patrimoine amazigh de notre région. www.marokko-erfahren.de

Il y a plus de 200 millions d’années, l’océan primitif asséché laissa une couche de sel pur en profondeur

 

SUR LA ROUTE DE TOMBOUCTOU

 

L’histoire de la route du sel s’écrivait bien au-delà de nos frontières. En 1875, le botaniste allemand Matthias Jacob Schleiden racontait ainsi dans son livre « Salz » (le sel) : « Les caravanes ou « Kasilas » venant du Maroc sont composées généralement de 1000 à 2000 chameaux et jusqu’à 150 hommes. Souvent, plusieurs « Kasilas » s’unissent et forment ensuite un  « Akabar ». Sur leur route vers le sud, ils chargent du sel pur dans des salines et mines, généralement contre paiement et taxes d’exportation aux propriétaires pour l’amener à Tombouctou, où le sel est devenu l’un des plus importants articles de troc avec l’or, tout au long du Niger, et même reconnu comme valeur sûre dans de nombreuses régions de l’Afrique de l’Ouest… »

Matthias Jacob Schleiden nous apprend en outre que l’historien grec Hérodote avait révélé, 500 ans avant notre ère, qu’il existait des gisements de sel en Afrique du Nord. D’ouest en est, le sel était un véritable objet commercial et l’arrivée d’une telle caravane dans des pays fertiles, mais pauvres en sel, provoquait une véritable effervescence. Signe que l’importance vitale du sel était connue depuis l’antiquité.

 

UN PHÉNOMÈNE GÉOLOGIQUE… OU MYTHOLOGIQUE

Les gisements de sel extraits, encore aujourd’hui, de manière traditionnelle dans nos montagnes, sont apparus à la suite de mouvements des plaques tectoniques et d’un changement climatique. Il y a plus de 200 millions d’années, en effet, l’océan primitif asséché laissa une couche de sel pur en profondeur, préservée des effets de l’environnement. Par la suite, l’infiltration d’eaux souterraines a entraîné la formation de saumures et de sources salées émergeantes qui, à la surface de la terre, laisse des traces blanches après évaporation.

 

LA TECHNIQUE D’EXTRACTION DES SALINES

Pour amener l’eau jusqu’aux bassins depuis ces profondes vallées souvent d’accès difficile, des tuyaux d’eau et parfois une pompe sont utilisés, notamment pour éviter une évaporation prématurée. Des bassins de filtrage disposés en amont assurent le nettoyage de l’eau des résidus de sable et de boue. L’eau fortement salée et ainsi purifiée est dirigée vers des bassins situés plus bas. Au fur et à mesure que l’évaporation avance, des cristaux de sel se forment, qui, à l’aide de grosses spatules en bois sont régulièrement aérés jusqu’à l’état de gros sel, qu’on récolte ensuite dans des paniers. L’eau qui ne s’est pas complètement évaporée s’écoule durant le transport. Ce processus de séchage est finalisé par le soleil, en attendant que le sel soit mis dans de grands sacs pour la vente sur les marchés locaux ou pour le traitement industriel.

 

SALINE DE TISRARINE

À mi-chemin entre Agadir et Essaouira se trouve le Douar Tisgharin (Tisrarine). À proximité, une grande exploitation de sel se dissimule dans les contreforts du Haut Atlas. Pour la visiter, prenez la Route Nationale 1 au départ d‘Agadir, en direction d’Essaouira. Vous trouverez la saline de Tisrarine après environ 130km de route, à l’ouest de la route. Une autre saline plus petite s’aperçoit à l’est de la route.

 

SALINE DE DKHILA

Située dans un territoire idyllique, tout près du village et du barrage du même nom, la saline de Dkhila est accessible en prenant la route P1708 d’Ameskroud en direction de Taroudant. À Inkenderte, prendre la P1705 à gauche vers les montagnes et continuer jusqu’au barrage de Dkhila. Quelques mètres à pied suffisent pour rejoindre les bassins de la saline. Pour couronner la journée, il vous sera possible d’emporter un sachet de sel qui, en cuisinant à la maison, vous rappellera de bons souvenirs.

Les salines se travaillent et se visitent entre avril et septembre, lorsque l’ensoleillement est assez intense pour garantir une évaporation rapide de l’eau.

 

(http://agadirpremiere.ma/a-la-decouverte-des-salines-du-haut-atlas/)

 

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 14:05

Robert CASTANO est décédé le 5 janvier 2021 à Lescars près de Pau.

Né en 1931 à Casablanca, il arrive à Agadir en 1934, fait sa scolarité à l’école du bord de mer, à l’école européenne mixte et à l’école Bosc jusqu’au certificat d’études.

Il rentre dans la vie active à la menuiserie Padiou Frères à Talborjt, ensuite à la Carrosserie auto Castelli au Quartier industriel Abattoirs. Fait son service militaire à la BAN.

Il quitte Agadir en 1958 et s’installe à Bizanos, près de Pau, pour travailler dans un garage automobile.

Ses obsèques ont eu lieu le 11 janvier 2021 à 10h

Toutes nos sincères condoléances à la famille.

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 18:58
Sud marocain, aux portes du désert

Echappées Belles, le samedi 1er février à 20h 50 sur France 5

 

Tiga se rend dans le Grand Sud marocain, une région qui attire peu de visiteurs, à cause notamment d'un manque d'infrastructures. Mais la tendance commence à s'inverser. D'Agadir au erg de Chegaga (ou Chigaga), en passant par l'oasis de Tioute et la ville fortifiée de Taroudant, la globe-trotteuse découvre des cultures surprenantes. Sujets : Agadir sur mer • Le Maroc, un royaume pour la petite reine • Tafraoute, la capitale de la babouche • Le rucher d'Inzerki • Le safran, l'or rouge du Maroc • A la recherche de l'eau.

 

Entre les plages d'Agadir, les jardins de Taroudant, la palmeraie de Tioute et le désert du Sahara, un voyage riche et chaleureux qui s'attache à mettre en lumière les traditions, le mode de vie et l'artisanat de ce Maroc plus rural. A la manière d'une baroudeuse, Tiga fait partager des moments d'échanges simples et authentiques.

 

( https://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/r4976-echappees-belles/16829703-sud-marocain-aux-portes-du-desert/ )

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 08:58
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »

La vallée de Drâa, au sud de Marrakech, figure dans le Top 10 des « destinations idylliques » visitées cette année, pour des reportages, par les journalistes du prestigieux quotidien américain, le New York Times. 

Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »
Vidéo-Diapo. New York Times: la vallée de Drâa dans le top 10 des « destinations idylliques »

En mai dernier, Le New York Times Style Magazine a consacré un long carnet de voyage à la région mettant en avant la diversité et la richesse naturelles du Royaume et son passé millénaire, sous le titre: « En quête du Maroc ancien ».

« Au sud de Marrakech, la vallée du Drâa exerce toujours un attrait indéfinissable en conservant les traces de son royaume berbère, aujourd’hui presque disparu », avait écrit l’auteur de cet article intimiste, l’écrivain et journaliste Aatish Taseer, qui est revenu sur son périple spirituel à la porte du désert marocain.

« Nous sommes montés dans l’Atlas en direction du sud-est par Tizi n’Tichka, une route réputée pour ses paysages panoramiques et ses fortes pentes en spirale », raconte l’aventurier qui était accompagné d’un guide local après son atterrissage à Marrakech, notant que « la ceinture de l’Atlas qui donne au Maroc son épine tordue sert également de barrière entre les mondes”.

Décrivant le Maroc, l’auteur écrit que « la moitié de ce pays fait face à la mer, sous l’influence de la Phénicie, de Carthage et de Rome; l’autre moitié contemple un océan de sable, un monde à part entière », ajoutant que « l’Arabie et l’islam, issus de l’est, se sont fondus dans le plus ancien élément du caractère syncrétique du Maroc, les Berbères ».

Evoquant les mots de l’écrivain sud-africain J.M. Coetzee, qui avait déclaré en 2001 qu’il « n’ y a pas de simple paysage », le voyageur confie qu’au « Maroc, j’ai compris le sens de ces mots, car le paysage s’était tellement diversifié qu’il semblait presque être une sorte de sténographie de la myriade de natures du pays. »

« Le rouge ferrique de l’Afrique centrale est apparu dans des collines sillonnées couvertes de fines herbes émeraude. Dans le même cadre se trouvait une forêt de pins suisses qui menait à de hautes montagnes escarpées, avec des pics de neige cireuse et ensoleillée. Les collines couvertes d’arbustes brûlés d’une île grecque abritaient de grands stocks de cactus en fleurs », poursuit l’auteur.

« Ces combinaisons impossibles, cette variété infinie – tout cela, et pas une seule chose, c’était le Maroc », souligne-t-il.

« C’était comme si la terre était en train de se déchirer, révélant toute l’étendue de ses possibilités, des continents entrant en collision les uns avec les autres, tous en prévision de la nullité et du ciel ouvert du désert », se remémore ce voyageur ébahi par la « magie du Maroc » que reflète la série de photos des paysages naturels qui illustre le long article de la prestigieuse publication. Le Top 10 des destinations consacrées par le New York Times comprend également Tirana, en Albanie, l’île de Milos, en Grèce, ou encore Antigua, au Guatemala.

 

                                      VIDEO  ------>    ICI

 

https://www.h24info.ma/maroc/video-diapo-new-york-times-la-vallee-de-draa-dans-le-top-10-des-destinations-idylliques/

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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 09:28

Des eaux turquoises et des cascades le long d’une nature luxuriante se trouvent au Maroc, et c’est à la vallée du Paradis qu’elles s’y trouvent. Découverte.

 

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

 

La vallée du Paradis, mieux connue en anglais comme Paradise Valley n’a plus besoin d’être présentée. A moins d’une trentaine de kilomètres de la ville d’Agadir, se trouve ce petit paradis dont la renommée dépassent nos frontières et dont le charme séduit les touristes venus des quatre coins du monde.

Nous prenons la route depuis la Kasbah d’Agadir Oufella. Après avoir dépassé la petite commune d’Anza, nous continuons vers Aourir, le fameux «Banana Village», comme l’aurait baptisé Jimi Hendrix durant son voyage au Maroc durant les années 1960. Bien que cette route soit la plus fréquentée il existe une autre, assez périlleuse, mais qui vaut largement le détour, nous explique Hassan Boutagayout, président de l’Association régionale des guides du tourisme de Souss-Massa. Il faudra alors prendre la route depuis la petite localité d’Alma, à 17 kilomètres d’Agadir. A équidistance depuis Anza, cette route est parsemé de palmiers et d’une végétation étonnante.

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

D’ailleurs bien qu’en été la vallée sois prise d’assaut avec des bouchons parfois étalés sur des kilomètres, sachez que la vallée aura bien plus à vous offrir en hiver et au printemps. En effet, si durant le printemps les amandiers fleurissent, et qu’en automne les chênes se déshabillent, en hiver plusieurs espèces de rapaces prennent d’assaut la vallée. On peut citer le chevalier guignette, le martin-pêcheur ou encore le chevalier cul-blanc qui campe le long de la rivière pendant la saison hivernale.

 

Des eaux turquoises miraculeuses

 

Durant les beaux jours, la vallée est une des destinations pour laquelle optent de nombreux habitants des villages voisins et même ceux venus des terres les plus lointaines. Arthur, qu’on surnomme ici Hajj Brahim et qui a ouvert un gite dans la vallée, nous explique que la région s’est faite connaître durantes les années 1960. D’ailleurs, Arthur nous parle de cette légende qui se raconte encore dans le village :

 

«Durant les années 1960, un couple d’Allemands aurait découvert par hasard les bienfaits de l’eau des sources. La femme qui était fort malade aurait guéri de façon miraculeuse».

 

Rendons-nous donc dans ces bassins aux milles vertues. Après avoir laissé la voiture, plus que quelques minutes de marche nous séparent de l’endroit féerique. Entre les massifs rocheux et verdoyants se faufilent une dizaine de petits bassins de couleur verdâtre. Bien que l’on puisse se contenter de cette première escale, sachez que ces premiers bassins ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, si l’on remonte le long de la rivière on découvre une multitude de bassins d’eau turquoise presque privatifs, dispersés sur au moins une trentaine de kilomètres, nous explique Arthur, qui conseille d’avoir recourt à un guide sur place.

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

Néanmoins, un inconvénient vient mettre en péril ce paysage paradisiaque. Alors qu’intacte depuis des siècles, la vallée qui reçoit désormais une centaine voire parfois des milliers de touristes quotidiens se voit inondé par des sacs en plastique. De plus, «il est primordial de suivre les sentiers tracés en évitant de marcher sur les terrains cultivés, et de ne surtout pas cueillir de fleurs sauvages ni de déranger les animaux» souligne le site spécialisé Ecologie.ma.

Il est aussi à noter que Paradise Valley n’est qu’une infime partie de la vraie vallée du Paradis qui elle se poursuit jusqu’au village d’Imouzzer Ida Outanane, qui offre un cadre hors du commun.

 

(https://www.yabiladi.com/articles/details/74144/nomad-vallee-paradis-entre-nature.htm)l

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:07

Le Maroc est connu à l’international pour l’arganier. Toutefois, il existe un autre type d’arbre endémique qui caractérise le sud du Maroc et qui est méconnu. Il s’agit du dragonnier d’Ajgal.

 

 

L'aire du dragonnier d'Ajgal mérite le détour si vous êtes de passage dans la province de Tiznit. / Ph. Saïd Aoubrahim

L'aire du dragonnier d'Ajgal mérite le détour si vous êtes de passage dans la province de Tiznit. / Ph. Saïd Aoubrahim

 

A première vue, le dragonnier d’Ajgal ne ressemble en rien aux arbres que l’on peut apercevoir tous les jours. Pourtant, tout comme l’arganier, il s’agit d’une plante originale au royaume. De plus de 10 mètres de hauteur, sa forme est unique. L’espèce est endémique et n’existe que dans la province de Tiznit et dans les îles Canaries.

Le dragonnier d’Ajgal a été découvert en 1996 par Fabrice Cuzin, professeur et biologiste et Abdelmalek Benabid. Cette espèce niche dans les hautes falaises du Jbel Imzi et d’Adad Medni (province de Tiznit), traversées par l’Assif Oumarhouz. Cette partie est difficilement accessible avec un relief rocheux, un isolement qui pourrait expliquer la découverte tardive de cette espèce qui est très connue dans les îles Canaries.

 

Sang-de-dragon

 

L’aire du dragonnier d’Ajgal fait partie de la liste indicative de l’UNESCO depuis 1998. «Ecosystème présteppîque à préforestier endémique, unique dans le monde par sa richesse en espèces végétales endémiques telles que Dracuena draco subsp. ajgal (Dragonnier du Maroc) et Argania Spinosa (Arganier), rares ou remarquables; son paysage d'une beauté exceptionnelle (falaises importantes des djebels Imzi et Adad-Medni), est rehaussé par la présence de peintures rupestres exécutées avec la sang extrait du tronc du dragonnier», peut-on lire sur le site de l’agence onusienne.

 

Le dragonnier d'ajgal, une espèce endémique dans le sud du Maroc. / Ph Association Ajgal pour la protection de l'environnement

Le dragonnier d'ajgal, une espèce endémique dans le sud du Maroc. / Ph Association Ajgal pour la protection de l'environnement

Le site d’information marocain Ecologie.ma précise que la gomme-résine extraite du tronc du dragonnier d’Ajgal est appelée «sang-de-dragon» à cause de sa couleur rouge écarlate, qu’elle peut être utilisée au niveau local pour «la fabrication de certains vernis et de matières teintantes». De plus, les peintures rupestres d’animaux des contrées alentours, «furent élaborées à partir de ces colorants». Concernant Ajgal, l’appellation est en tachelhite et veut dire «rucher».

Contacté par Yabiladi, Larbi Barouane, conservateur régional du patrimoine culturel à Agadir indique que l’aire du dragonnier d’Ajgal, «un patrimoine naturel» fait seulement partie de la liste indicative de l’Unesco, «mais n’est ni classé ni inscrit au niveau du patrimoine national». Selon le responsable, «il n’y a pas d’action concrète pour la préservation de cet arbre, une espèce méconnue, sauf par les locaux». D’après notre interlocuteur, il existe peu d’associations «qui œuvrent pour la sensibilisation à la conservation de cet arbre, mais pour celles qui le font, elles se battent bec et ongles pour qu’il soit protégé et inscrit comme patrimoine national».

 L’aire du dragonnier d’Ajgal, entre peintures rupestres et sang-de-dragon

 

Toutefois, il existe une association qui, à travers sa spécialité, tente d’œuvrer pour faire connaître le dragonnier d’Ajgal : l’association philatélique d’Agadir et du sud. L’ONG a bataillé auprès de Barid Al Maghrib pour faire émettre un timbre illustré de l’arbre en question. «Cette année, un timbre existe à l’effigie du dragonnier d’Ajgal. Nous avons bataillé pendant de longues années pour arriver à nos fins», précise à Yabiladi, Rachid Zaki, président du Conseil d’administration de l’association philatélique d’Agadir et du sud. L’occasion pour lui de dénoncer l’usage des arbres comme ruchers «qui mènent à leur détérioration».

 

( https://www.yabiladi.com/articles/details/64516/nomad-l-aire-dragonnier-d-ajgal-entre.html )

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 08:28

Des eaux turquoises et des cascades le long d’une nature luxuriante se trouvent au Maroc, et c’est à la vallée du Paradis qu’elles s’y trouvent. Découverte.

 

Paradise Valley, non loin d'Agadir au Maroc./Ph.DR

Paradise Valley, non loin d'Agadir au Maroc./Ph.DR

 

La vallée du Paradis, mieux connue en anglais comme Paradise Valley n’a plus besoin d’être présentée. A moins d’une trentaine de kilomètres de la ville d’Agadir, se trouve ce petit paradis dont la renommée dépassent nos frontières et dont le charme séduit les touristes venus des quatre coins du monde.

Nous prenons la route depuis la Kasbah d’Agadir Oufella. Après avoir dépassé la petite commune d’Anza, nous continuons vers Aourir, le fameux «Banana Village», comme l’aurait baptisé Jimi Hendrix durant son voyage au Maroc durant les années 1960. Bien que cette route soit la plus fréquentée il existe une autre, assez périlleuse, mais qui vaut largement le détour, nous explique Hassan Boutagayout, président de l’Association régionale des guides du tourisme de Souss-Massa. Il faudra alors prendre la route depuis la petite localité d’Alma, à 17 kilomètres d’Agadir. A équidistance depuis Anza, cette route est parsemé de palmiers et d’une végétation étonnante.

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

D’ailleurs bien qu’en été la vallée soit prise d’assaut avec des bouchons parfois étalés sur des kilomètres, sachez que la vallée aura bien plus à vous offrir en hiver et au printemps. En effet, si durant le printemps les amandiers fleurissent, et qu’en automne les chênes se déshabillent, en hiver plusieurs espèces de rapaces prennent d’assaut la vallée. On peut citer le chevalier guignette, le martin-pêcheur ou encore le chevalier cul-blanc qui campe le long de la rivière pendant la saison hivernale.

 

Des eaux turquoises miraculeuses

 

 

Durant les beaux jours, la vallée est une des destinations pour laquelle optent de nombreux habitants des villages voisins et même ceux venus des terres les plus lointaines. Arthur, qu’on surnomme ici Hajj Brahim et qui a ouvert un gite dans la vallée, nous explique que la région s’est faite connaître durantes les années 1960. D’ailleurs, Arthur nous parle de cette légende qui se raconte encore dans le village :

 

«Durant les années 1960, un couple d’Allemands aurait découvert par hasard les bienfaits de l’eau des sources. La femme qui était fort malade aurait guéri de façon miraculeuse».

 

Rendons-nous donc dans ces bassins aux mille vertues. Après avoir laissé la voiture, plus que quelques minutes de marche nous séparent de l’endroit féerique. Entre les massifs rocheux et verdoyants se faufilent une dizaine de petits bassins de couleur verdâtre. Bien que l’on puisse se contenter de cette première escale, sachez que ces premiers bassins ne sont que la partie visible de l’iceberg. En effet, si l’on remonte le long de la rivière on découvre une multitude de bassins d’eau turquoise presque privatifs, dispersés sur au moins une trentaine de kilomètres, nous explique Arthur, qui conseille d’avoir recourt à un guide sur place.

 

La vallée du paradis entre nature luxuriante et eaux turquoises

Néanmoins, un inconvénient vient mettre en péril ce paysage paradisiaque. Alors qu’intacte depuis des siècles, la vallée qui reçoit désormais une centaine voire parfois des milliers de touristes quotidiens se voit inondé par des sacs en plastique. De plus, «il est primordial de suivre les sentiers tracés en évitant de marcher sur les terrains cultivés, et de ne surtout pas cueillir de fleurs sauvages ni de déranger les animaux» souligne le site spécialisé Ecologie.ma.

Il est aussi à noter que Paradise Valley n’est qu’une infime partie de la vraie vallée du Paradis qui elle se poursuit jusqu’au village d’Imouzzer Ida Outanane, qui offre un cadre hors du commun.

 

https://www.yabiladi.com/articles/details/74144/nomad-vallee-paradis-entre-nature.html

 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 08:53

Le petit village d’Immouzzer des Ida Outanane offre un cadre hors du commun. Voyage culinaire, paysages à couper le souffle, cascades, baignade à plus de 1 600 mètres d’altitude ou encore découvertes de grottes. 

 

Le bassin de Win-Timdouine, non loin d'Immouzzer./Ph.DR

Le bassin de Win-Timdouine, non loin d'Immouzzer./Ph.DR

 

Le petit village d’Imouzzer des Ida Outanane, perché à plus de 1 250 mètres d’altitude, se trouve à une soixantaine de kilomètres au nord-est d’Agadir. Nous partons à la recherche des fameuses cascades d’Imouzzer, dans le village éponyme, et qui en amazigh signifie justement «cascade».

La vallée verdoyante abrite une nature luxuriante. Arganiers, amandiers et plusieurs espèces de genévriers parsèment les quelques kilomètres sur lesquels on aperçoit, par endroit, des dizaines de boîtes qui sont en réalité des ruchers. En effet, entre les produit du terroir ayant fait la renommée de la région, on trouve le miel d’Immouzzer, au goût bien distinct de tout autre. La production locale atteint facilement les 120 tonnes par an. Une richesse qui est d’ailleurs célébrée annuellement lors du festival du miel, organisé durant le mois d’août.

Mis à part le voyage culinaire, la promenade débute à peine. Nous prenons la direction des fameuses cascades des Ida Outanane, cette tribu que James Grey Jackson, auteur de nombreux ouvrages géographiques sur le Maroc lors de son séjour entre la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle, décrivait comme des «chleuhs intrépides et guerriers».

 

Les cascades d'Imouzzer Ida Outanane./Ph.DR

Les cascades d'Imouzzer Ida Outanane./Ph.DR

Quatre kilomètres, nous séparent de cette merveille depuis le petit village, nous explique M’barek Aneslous, guide touristique dans la région. Les cascades sont saisonnières et ne coulent à flot qu’en hiver. Le flux des cascades est dépendant bien évidemment des précipitations, nous explique M’barek, qui évoque une année particulièrement rude.

«Cette année par exemple, il n’a presque pas plu. Nous sommes habitués à 300mm de pluie et pour l’instant, nous n’en avons enregistré que 50», s’inquiète notre interlocuteur. Essentielles pour les habitants et pour la survie de plusieurs cultures, les cascades sont aussi un pilier important pour le tourisme dans la région. A ce sujet, notre guide nous explique qu’outre le tourisme durable, une sorte de tourisme médical est très prisé. «Les touristes viennent se baigner dans les sources, car l’eau aurait des bienfaits inestimables pour les maladies de la peau», explique-t-il.

 

Un nid spéléologique

 

Une des autres curiosités dans la région sont les fameuses grottes de Win-Timdouine. Avant de nous y rendre, M’barek Aneslous souligne qu’il faudra «absolument demander une autorisation à la commune d’Agadir pour pénétrer les grottes, car on doit vérifier le matériel mais aussi savoir si la personne est assez expérimentée». Depuis le village, seules une vingtaine de kilomètres nous sépare de notre destination. Le chemin se fait plus étroit. On décide alors de continuer à pied. L’ascension est quelque peu rude, mais cette petite épreuve est oubliée par le silence et les paysages reposants. Après une dizaine de minutes de marche, nous voilà arrivés à destination, un bassin de plusieurs mètres surplombant la montagne.

Les grottes de Win-Timdouine./Ph.DR

Les grottes de Win-Timdouine./Ph.DR

 

L’eau qui y est emmagasinée vient des lacs souterrains, raison pour laquelle en amazing «win-timdouine» signifie la grotte des lacs. D’ailleurs, concernant les grottes, un agent de sécurité est posté devant l’entrée des galeries, afin de vérifier si vous disposez de votre précieux sésame. Les grottes des Win Timdouine sont décrites comme un véritable nid spéléologique. «Les stalactites et les stalagmites sont particulièrement impressionnantes», poursuit M’barek.

En effet, bien que méconnues du grand public, ces grottes font partie des plus grandes jamais explorées en Afrique. Les galeries font plus de 19 mètres de long, abondantes en eau, constituant un nid important pour la flore et la faune souterraine. Depuis les années 1950, elles attirent toujours autant de scientifiques et de curieux venus du monde entier pour percer à jour ses mystères, qui demeurent tout aussi entiers chez les habitants.

 

(https://www.yabiladi.com/articles/details/73840/nomad-village-d-imouzzer-precieux-coffret.html)

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 17:03

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