Presentation

  • : L'Amicale des Gadiris et du Souss
  • : L'association dite l’Amicale des Gadiris et du Souss fondée le 13 juin 2010, à Gradignan, a pour but de s’entraider, de se réunir entre amis, d’organiser des repas et sorties, d’éditer un bulletin.
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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 20:10
Présentation de la région de Souss Massa (Mars 2021)

S’étendant sur une superficie de 53 789 km², soit 7,6 % du territoire national, la région Souss Massa est formée de 2 préfectures : Agadir Ida Outanane et Inezgane Ait Melloul et de 4 provinces : Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudannt et Tata.

 

 

1-Milieu naturel :
 
            La région occupe une bande au milieu du royaume allant de l’Océan Atlantique aux frontières avec l’Algérie à l’Est. C’est une jonction entre le Nord et le Sud du pays et joue de ce fait un rôle stratégique aux niveaux économique et socioculturel.

 
            Elle est limitée au Nord par la région de Marrakech-Safi, au Sud par la région de Guelmim-Oued Noun, à l’Est par la région de Drâa-Tafilelt et l’Algérie,  à l’Ouest par l’Océan Atlantique.

 
            C’est une région caractérisée par un relief diversifié : les chaînes montagneuses du Haut et de l’Anti Altas constituant un important réservoir hydrologique, les plaines fertiles du Souss-Massa.
 
            Elle compte plusieurs cours d’eau, dont les plus importants sont Oued Souss et Oued Massa. Ces oueds sont alimentés par plusieurs affluents.

 
            Le climat de la région est sec en général, influencé par l’Océan et le Sahara. Les précipitations sont irrégulières dans l’espace et dans le temps : elles varient entre 70 et 350 mm par an ce qui dénote d’un déficit hydrique important tant au niveau des ressources en eau de surface qu’au niveau des nappes phréatiques.
 
            Les vents sont soit en provenance de l'est avec influence désertique, soit de l’ouest avec la fraîcheur de l’océan.


2-Organisation administrative
 
            La région compte un grand nombre de communes, avec 154 communes rurales et 21 municipalités. Ces entités se répartissent par préfecture et province selon le tableau suivant.
 
          Organisation administrative de la région  Souss-Massa
 

Préfectures et provinces

Cercles

Communes

Urbaines

Rurales

Ensemble

Agadir Ida Outanane

1

1

12

13

Inezgane Ait Melloul

1

4

2

6

Chtouka Ait Baha

3

2

20

22

Taroudannt

5

8

81

89

Tiznit

3

2

23

25

Tata

3

4

16

20

Région

16

21

154

175

National

185

221

1282

1503

Part de la région (en%)

8,6

9,5

12,0

11,6

                                                     Source : Annuaire Statistique du Maroc -2013
 

3-Potentialités économiques

 

            La région recèle d’importantes potentialités économiques basées sur ses ressources naturelles et ses possibilités dans le domaine de l’agriculture, de la pêche, du tourisme et des mines.
 
            Dans le domaine agricole, la région dispose malgré son climat sec, d’une superficie agricole utile de 616 500 hectares dont 30 % sont irriguées. Ces terres se situent essentiellement dans la plaine du Souss-Massa, où les primeurs et les agrumes constituent les principales productions.

 
            La région dispose d’autre part, d’une superficie forestière importante formant une barrière naturelle pour les zones agricoles contre la désertification et l’érosion. Mais malgré la diversité des essences (thuya, chêne vert, genévriers, etc. . .), l’arganier reste le principal arbre de la région couvrant plus de 64% de la forêt régionale et s’érigeant en support incontournable de toute action écologique et socio-économique

 
            Toutefois, malgré les contraintes et entraves que connaît l’agriculture régionale, surtout les conditions climatiques et la rareté de l’eau, elle dispose de potentialités pouvant lui assurer une place de leader au niveau national.

 
            Les rendements élevés des agrumes et des cultures maraîchères sont un point fort de ce secteur. Leur production annuelle dépasse généralement 50% du total national.
 
            L’agriculture irriguée est réservée principalement aux primeurs dont la superficie représente 66% du total national

 
            La pêche est un des secteurs clés dans la région et constitue une richesse à dimension nationale. Elle emploie une main d’œuvres importante et draine des investissements et des devises. La région dispose d’un grand port de pêche hauturière et côtière à Agadir, en plus d’un certain nombre de petits ports de pêche réservés aux  barques pratiquant la pêche artisanale : Imessouane, Taghazoute, Aglou, Tifnit … Cette activité a contribué à la création d’unités industrielles en relation avec le secteur et à vocation d’exportation.

 

            Région touristique par excellence, Sous Massa est de par son climat, son relief diversifié, son patrimoine historique et culturel et ses plages étendues, une destination internationale privilégiée, la première au niveau national. Le secteur touristique y dispose d’importantes infrastructures d’accueil et de séjour : 17% des établissements classées à l’échelle nationale, avec une capacité de 35 500 lits soit 18% du total national. La région a accueilli plus de 950.000 touristes en 2021, représentant près de 20% du total national.
 
            La région offre enfin de grandes opportunités d’investissement dans le domaine minier. Son sous-sol recèle des minéraux divers : argent, manganèse, barytine, fer et or.

 

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 13:17
Le concert pour la Tolérance est revenu le 12 novembre à Agadir

Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le Concert pour la Tolérance a retrouvé son public, samedi 12 novembre 2022 sur la plage d’Agadir, pour un grand spectacle en live et l’enregistrement d’un show télévisé exceptionnel qui a été diffusé sur un bouquet de chaines au Maroc, en France et à l’international.

            Après deux années d’interruption dues à la crise sanitaire, le Concert pour la Tolérance a été enfin de retour à Agadir. Créée en 2005, cette grande manifestation interculturelle s’est imposée au fil des éditions comme le rendez-vous musical incontournable célébrant la tolérance, l’ouverture et le vivre ensemble. Sa notoriété et sa visibilité médiatique ont porté haut les couleurs du Maroc et ont valorisé son identité en tant que terre d’accueil et de partage, au confluent des cultures.

            Produit par « Electron Libre », en partenariat avec la Ville d’Agadir, M6 et 2M, l’événement a favorisé la rencontre entre des artistes marocains et français, ayant pour nombre d’entre eux une affinité particulière, familiale ou amicale, avec le Maroc et l’Afrique.

             Ainsi un « line-up » franco-marocain exceptionnel a réuni pour une magnifique soirée de fête avec la présence de Patrick Bruel, Douzi, Gims, Claudio Capéo, Manal, Abi, Christophe Willem, Mentissa, Ridsa, Chimène Badi, et bien d’autres, qui ont offert des performances uniques dans un esprit de partage.

            Comme à chaque édition, le spectacle a commencé dès la tombée du jour sur la magnifique plage et la corniche d’Agadir. Ouvert à tous et entièrement gratuit, il a réuni jusqu’à 200.000 spectateurs. Le show télévisé a été tourné dans les conditions du direct grâce aux moyens techniques de 2M qui en a assuré aussi la retransmission. Le Concert a été  ensuite diffusé par les chaînes partenaires : sur M6, coproducteur de l’événement, mais aussi sur W9, disponible sur la TNT, le câble et le satellite et à travers le réseau international de TV5 Monde. Le Concert a bénéficié en outre d’une importante couverture médiatique tant en France qu’au Maroc.

            Le Concert pour la Tolérance n’a pu avoir lieu sans le soutien actif des autorités de la ville d’Agadir et de la population locale qui lui a réservé comme à chaque édition un accueil hors pair.

            L’événement a été co-organisé par l’Association pour la Tolérance, basée à Agadir et regroupant les représentants des partenaires institutionnels marocains de la manifestation.​​​​​​

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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 08:54

Par Yassine Benargane

Rendant hommage aux villes et régions qui contribuent à la lutte contre le changement climatique, l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique s’est félicité de deux projets au Maroc : le Plan territorial de lutte contre le réchauffement climatique de Souss-Massa ainsi que la piscine semi-olympique Sidi Youssef à Marrakech.

Le Maroc cité en exemple par l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique

Le rapport se félicite de l’utilisation du bois pour réduire celle du béton, le toit et les murs extérieurs isolés, ou encore les pompes à chaleur PAC, la réduction de la consommation d'eau par des pommes de douche et des leviers spéciaux et 12 panneaux solaires pour la production d'eau chaude, entre autres.

Les gouvernements locaux et régionaux ont fait preuve dès 2019 de contributions politiques et techniques aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique. Tel est le constat formulé par l’ONG « international Climate Chance ». A la COP 25 qui s’est tenue cette année à Madrid, cette ONG a présenté le rapport de son Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique : il s’agit de «quatre cahiers pour mieux appréhender les enjeux et les stratégies non-étatiques de lutte contre le changement climatique», explique t’elle.

Et c’est dans la « synthèse et suite des progrès réalisés par les collectivités en 2019 » que le Maroc est cité comme exemple à deux reprises. Le document s’attarde, en effet, sur l’exemple de la région Souss-Massa, dans le cadre de l’intégration de la politique climatique dans la gouvernance.

Comment Souss-Massa décline la stratégie nationale de développement durable

«Le Plan Territorial de lutte contre le Réchauffement Climatique (PTRC) de la région de Souss-Massa, est le premier plan climatique local de tout le Maroc qui a opérationnalisé, au niveau régional, la stratégie nationale de développement durable (SNDD)», se félicitent les rédacteurs du rapport.

Ce PTRC souligne les vulnérabilités climatiques et détermine les premiers Gaz à Effet de Serre de la région (GES). Pour l’Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique, ce plan fournit une «banque» de projets d'atténuation et d'adaptation représentant un investissement total de 2,98 milliards d'euros.

Quant au suivi de la politique climatique dans la région, le rapport explique que «les émissions d'énergie (44% du total) proviennent principalement des transports (45%), du bâtiment (27%), de l'agriculture (15%) et de l'industrie (10%)». Le plan de la région prévoit, quant à lui, «une baisse de 75% des émissions de GES d'ici 2030 selon les prévisions», ajoute-t-on.

Pour atteindre ses objectifs, la région de Souss-Massa se concentre principalement sur la décarbonation de son mix énergétique et son taux d'ensoleillement qui est l'un des plus élevés du royaume. Un potentiel solaire qui s’ajoute au potentiel éolien en bord de mer.

Piscine semi-olympique Sidi Youssef à Marrakech, une infrastructure durable

            De plus, la région a déjà des solutions pour la gestion des déchets, considérés comme un «enjeu important pour réduire le plastique d'une part, et une source d'énergie d'autre part» ainsi qu’au stress hydrique, avec notamment la station de dessalement d'eau de mer de Chtouka, dont les travaux de construction ont commencé en 2018.

            Mais Agadir et sa région ne sont pas le seul exemple dont se félicitent les rédacteurs du rapport. A Marrakech, la piscine semi-olympique durable de Sidi Youssef Ben Ali est également à l’honneur. Le document rappelle que la construction de cette infrastructure a été coordonnée par la direction régionale du ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle respecte à la fois les normes internationales de natation et les principes de durabilité.

Le Maroc cité en exemple par l'Observatoire mondial de l'action climatique non-étatique

Le rapport se félicite de l’utilisation du bois pour réduire celle du béton, le toit et les murs extérieurs isolés, ou encore les pompes à chaleur PAC, la réduction de la consommation d'eau par des pommes de douche et des leviers spéciaux et 12 panneaux solaires pour la production d'eau chaude, entre autres.

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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 06:03

Yassine Saber – leseco.ma – 17/10/2022

Eau potable dessalée: l’extension du réseau de transfert, un défi à Souss-Massa

Neuf mois après le démarrage de la livraison d’eau dessalée à la RAMSA, qui en assure la distribution aux communes du Grand Agadir, le prochain défi de l’ONEE sera celui du renforcement de la sécurisation de l’alimentation en eau potable en faveur des communes éloignées. Aujourd’hui, les retenues de barrages et ressources souterraines arrivent à épuisement.

Si le bassin d’Oum Er Rbia enregistre le taux de remplissage national le plus faible (6,8%), les retenues d’eau stockées dans les principaux barrages de la Région Souss-Massa affichent à peu près le double (12% de taux de remplissage). Un niveau, toutefois, pas suffisant pour lever la pression aussi bien sur les ressources en eau souterraines que sur l’approvisionnement en eau potable et d’irrigation.

Dans ce sens, le prochain défi sera celui du renforcement de la sécurisation de l’alimentation en eau potable dessalée à travers les infrastructures de transfert d’eau. Un transfert qui profitera aux 12 communes du Grand Agadir ainsi qu’aux collectivités situées dans les zones éloignées du périmètre de l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer, implantée à Chtouta Ait Baha, dans les environs d’Agadir. Réceptionnée sur le plan industriel en septembre 2021, l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer a démarré, le 29 janvier 2022, ses livraisons d’eau potable à la Régie autonome multi-services d’Agadir (RAMSA).

Pour rappel, c’est l’ONEE qui est l’acheteur de l’eau dessalée livrée à la RAMSA, en vertu de la convention de gestion déléguée d’eau potable et du cahier des charges conclue entre lui et son concessionnaire privé (la Société d’eau dessalée d’Agadir-SEDA) composée d’Abengoa et InfraMaroc (filiale de la CDG). D’une durée de 30 ans, cette convention comporte une phase de réalisation des travaux, déjà achevée, et une phase d’exploitation qui est actuellement en cours. Sur le plan technique, la société SEDA est rémunérée par une redevance sur l’eau potable dessalée recouvrée auprès de l’ONEE.

Les ressources conventionnelles arrivent à épuisement

Cette réalisation majeure, qui a permis de sécuriser l’alimentation en eau potable des quartiers du Grand Agadir, intervient suite à l’accomplissement, en juin 2022, de l’ensemble des tests contractuels marquant la déclaration de l’exploitation commerciale de l’usine. À noter que la capacité de cette dernière sera portée à terme à 400.000 m3/jour, répartis à parts égales entre les besoins en eau potable et eau d’irrigation. D’un coût global de 2,7 MMDH pour sa composante eau potable, l’unité de dessalement bénéficie à une population d’environ 1,6 million d’habitants dont les besoins en eau conventionnelles sont actuellement assurés par la nappe phréatique du Souss et par traitement des eaux régularisées des barrages Abdelmoumen et Moulay Abdellah, à hauteur de 198.000 m3/jour. Cependant, ces ressources arrivent à épuisement et sont vulnérables aux aléas climatiques. Quant aux deux barrages précités, ils ne sont remplis, respectivement, qu’à hauteur de 2,46% et 13%, en se référant à la situation journalière du 14 octobre 2022. L’objectif recherché par la mise en exploitation de cette unité de dessalement est également d’éviter le risque d’intrusion marine tout en permettant l’irrigation de la zone de Chtouka et en soulageant la nappe de la région, actuellement surexploitée.

Transfert d’eau dessalée : un linéaire de 44 km entre Agadir et Chtouka

Il faut préciser que le transfert des eaux produites par la station de dessalement est assuré moyennant une conduite de transport d’eau potable, réalisée par l’ONEE, depuis la sortie de la station jusqu’à l’entrée de la ville d’Agadir, sur un linéaire de 44 km. Dans le cadre du renforcement et de la sécurisation de l’alimentation en eau potable du Grand Agadir, la RAMSA a déjà prévu de réaliser une infrastructure de transfert des eaux dessalées alimentant actuellement le complexe Tassila jusqu’aux réservoirs de la zone nord d’Agadir (complexe Bouargane). Le projet consiste en la réalisation d’une conduite d’adduction qui reliera la station de pompage située au complexe de Tassila à celui de Bouargane ainsi que l’extension et le renforcement de ladite station. L’objectif étant de sécuriser l’alimentation en eau potable du Grand Agadir dans le court, moyen et long terme. À noter que la qualité d’eau à la sortie de l’unité de dessalement, répond selon l’ONEE, à la norme marocaine relative à la qualité des eaux à usage alimentaire (NM 03.7.001) et aux seuils de qualité contractuels garantis pour les eaux produites, tel que stipulé dans la convention de gestion déléguée.

Un système de captage d’eau de mer via deux émissaires

Fruit d’un Partenariat public-privé (PPP) entre le ministère de l’Agriculture et l’ONEE avec les deux filiales du groupe espagnol Abdengao (Aman El Baraka et la Société d’eau dessalée d’Agadir), la station de dessalement dont les travaux ont démarré en 2018 dispose d’une capacité de 275.000 m3/jour. 150.000 m3/jour sont destinés à l’alimentation en eau potable du grand Agadir et 125.000 m3/jour à l’eau d’irrigation de la plaine de Chtouka. Cette unité emploie aussi des technologies de dernière génération garantissant un coût de production d’eau optimisé. Ce projet inclut des équipements connexes pour un coût de près de 600 MDH, réalisés par l’ONEE via un financement contracté auprès de la Banque islamique de développement (BID). Lesdits équipements sont constitués d’une alimentation en électricité par un réseau de trois lignes Haute tension sur un linéaire de 55 km, à partir du poste source de Tiznit, d’une puissance de 68 MVA à terme.

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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 16:19
Bientôt une centrale nucléaire au Maroc, dans la région d’Agadir ?

Maroc-hebdo.press.ma 15/10/2022

 

La construction d’une centrale nucléaire au Maroc au cœur d’un projet d’accord entre Rabat et Moscou

Le gouvernement de la Fédération de Russie a annoncé, mercredi 12 octobre 2022, avoir accepté la construction d’une centrale nucléaire sur le territoire marocain dans le cadre d’un accord qui sera signé avec le Maroc relatif à la coopération dans le domaine de l’énergie atomique à des fins pacifiques.

Selon le journal Izvestiya, le Cabinet des ministres a chargé le ministère russe des Affaires étrangères et la société d’État Rosatom de mener des négociations pertinentes. Leur objectif est de signer un accord intergouvernemental dont l’un des points sera la construction d’installations nucléaires.

Le texte de l’accord fait référence à la création de réacteurs de recherche et de puissance, ainsi que d’accélérateurs de particules élémentaires et d’usines de dessalement ainsi qu’un système de sûreté conformément aux recommandations internationales et la gestion des déchets radioactifs. Le tout à des fins strictement civiles.

Le projet d’accord, officiellement publié par le gouvernement russe le 11 octobre souligne que la société Rosatom mène aux côtés du ministère russe des Affaires étrangères des pourparlers avec le Maroc en vue de signer l’accord final entre les deux pays.

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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 08:08

Depuis mi-septembre, la découverte de poissons mulets morts sur la rive gauche d’Oued Massa, au niveau de Douar Amlalane, mobilise la société civile et des politiques à Agadir. L’association locale Paysages en profite pour tirer la sonnette d’alarme sur le changement climatique qui frappe la région et menace l’environnement et la biodiversité.

Yassine Benargane

Agadir : La société civile tire la sonnette d’alarme après la mort de poissons mulets à Oued Massa

Des poissons mulets morts ayant échoué sur la rive gauche d'Oued Massa, au niveau de Douar Amlalane au sud d'Agadir

 

Cette semaine, l’association locale Paysages pour l'environnement et le développement a alerté sur un phénomène écologique alarmant, consistant en la mort de plusieurs poissons de la famille des mulets (appelés mules, muges ou meuille) et découverts à Oued Massa, au niveau de Douar Amlalane (sud d’Agadir), près de Sidi Wassay.

Dans un communiqué, l’ONG rappelle que ce type de poissons vit dans l’eau douce et celle de mer. Elle affirme avoir soulevé cette question auprès de plusieurs responsables locaux et experts en écologie et biodiversité sur ce phénomène qui concerne la rive gauche de l’Oued Massa au niveau du village d’Amlalane.

«Nos sources ont considéré l'hécatombe comme étant liée au changement climatique et à son impact sévère sur la région de Souss Massa. Le fleuve s'est transformé en un marécage stagnant à la suite de l'accumulation d'eau dans plusieurs secteurs, provoquant un manque d'oxygène.»

Communiqué de l’ONG

 

Pour l’association, le manque de mouvement et de débit de l'eau, en plus de l’importante augmentation de la température dans la région, entraînent la mort progressive ou collective de ces poissons. Pour l’association locale Paysages pour l'environnement et le développement, cette perte de l’une des espèces affectant la biodiversité, est la première conséquence du changement climatique qui menace toute la région.

Elle assure aussi que cette mort de mulets ne date pas d’aujourd’hui, rappelant que la zone a connu des incidents pareils en 2013, 2016 et maintenant 2019, 2022, «ce qui confirme que le phénomène se répète tous les trois ans». Et d’assurer que «les autorités compétentes ont effectué des visites successives sur le lieu pour effectuer des prélèvements d'échantillons et des analyses de laboratoire afin de suivre et d'étudier le problème».

Une question adressée au département ministériel concerné

L’ONG en profite pour tirer la sonnette d’alarme sur «l’impact du changement climatique sur la région de Souss-Massa, qui menace la biodiversité locale, le problème de rareté de l’eau qui assombrit la région et la nécessité d’accélérer l’achèvement de l’usine de dessalement», conclut le communiqué.

L’urgence de cette question a également intéressé les politiques. Lahoucine Azougagh, élu du Parti de l’Istiqlal, a affirmé dimanche, sur sa page Facebook, avoir adressé une question au secrétaire d'État chargé du développement durable. Intitulée «sauvetage de l'écosystème de la vallée d’Oued Massa et sa biosphère», l’élu évoque «une richesse matérielle inhérente [ayant] atteint un stade critique d'effondrement et de détérioration. 

«Etant donné les rôles écologique, économique et touristique de la vallée et de sa biosphère, nous vous demandons quelles actions vous allez entreprendre pour mener des recherches scientifiques afin d'identifier toutes les raisons de la mortalité sans précédent de mulets, ainsi que des actions immédiates sur le terrain pour enrayer la dégradation dramatique de l'écosystème», écrit-il à Nezha El Ouafi. Pour l’élu, « cette dégradation menace l’avenir de l'Homme, son environnement et la diversité écologique et biologique de la région ».

Lahoucine Azougagh promet aussi d’aborder cette « catastrophe écologique lors de la discussion du projet de Loi de finances en comité Infrastructure et développement durable et en discuter avec le (a) ministre concerné(e) ».

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19 septembre 2022 1 19 /09 /septembre /2022 09:26

17/09/2022

Le nouveau téléphérique d'Agadir relie le pont Tildi et la Kasbah d’Agadir Oufella sur une distance de 1.700

Été 2022: la Kasbah d’Agadir Oufella retrouve ses touristes et son dynamisme

Le chantier de réhabilitation et de revalorisation de la Kasbah d'Agadir Oufella doit s'achever en 2024. En attendant, le site est ouvert partiellement aux visiteurs, qui viennent des quatre coins du monde découvrir un lieu chargé d'histoire.

 

La Kasbah d’Agadir Oufella continue d’attirer des touristes du monde entier. Malgré les travaux de réhabilitation et de revalorisation qui ne devraient s'achever qu’en 2024, le site est ouvert partiellement, depuis le 16 juillet dernier, aux visiteurs, qui viennent découvrir un lieu porteur de l’histoire et de la mémoire de la ville qui a été détruite par le tremblement de terre de 1960.

L’engouement pour la Kasbah d’Agadir Oufella a grandi depuis le lancement, il y a trois mois, du nouveau téléphérique, qui permet aux touristes et aux habitants de la capitale du Souss d’apprécier à 360 degrés la beauté du paysage entre le pont Tildi et la Kasbah d’Agadir Oufella sur une distance de 1.700 mètres linéaires.

«La saison estivale s’est très bien passée, le projet a su répondre aux aspirations des habitants et des visiteurs d’Agadir. La première ligne lancée a nécessité un investissement de 140 millions de dirhams. Une deuxième ligne est prévue. Elle reliera la Kasbah d’Agadir Oufella aux nouveaux projets Danialand et Souss Camp», s’est réjoui Taib Idouch, directeur du projet du téléphérique d’Agadir, dans une déclaration pour Le360 .

Selon cet entrepreneur, le projet «Danialand» devrait abriter le plus grand parc aquatique d’Afrique. Un parc d’attraction sous forme d’un mini-Maroc est également prévu. 

Mohamed Chakir Alaoui et Abderrahim Et-Tahiry

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 13:55
Culture : Le Cinéma Sahara d’Agadir retrouve son lustre d’antan

par Malika Alami – lavieeco.com –

 

L’ÉDIFICE COMPLÈTEMENT RÉHABILITÉ ET TRANSFORMÉ A ÉTÉ INAUGURÉ HIER.

            LE PARC IBN ZAYDOUN, NOUVEAU POUMON VERT DE LA VILLE, UN CHANTIER ÉGALEMENT ACHEVÉ.

La ville d’Agadir continue à se transformer et les chantiers du Plan de développement urbain se concrétisent. Le cinéma Sahara situé dans le quartier Talborjt est un exemple de projet parmi d’autres abouti après 18 mois de travaux. Le président de la Commune urbaine, Aziz Akhannouch a inauguré hier soir, l’établissement qui a retrouvé son luxe d’antan et bien plus.

Le bel édifice fait partie du patrimoine des premières étapes de la reconstruction d’Agadir après le tremblement de terre de la cité en 1960. Il constitue ainsi dans la station balnéaire un édifice auquel les gadiris de souche tiennent beaucoup. Et ce, même si la salle de cinéma, une des plus anciennes et parmi les dernières de la ville, avait fermé ses portes pendant des années. Aussi la réhabilitation du bâtiment réjoui les citoyens de la station balnéaire.

L’inauguration de l’édifice en grande pompe a été l’occasion pour Aziz Akhannouch d’annoncer de belles perspectives culturelles pour la ville. Il s’agit notamment de la prochaine réhabilitation du cinéma Salam, autre édifice emblématique d’Agadir qui a survécu au tremblement de terre. Le propriétaire du bâtiment ayant fait don aujourd’hui du monument à la Commune. L’autre belle nouvelle annoncée par le président de la collectivité territoriale, c’est le retour du festival Timitar cet été à Agadir pour une courte édition prévue le 15 et 16 juillet.

En attendant, le projet culturel Talborjt Week-end, dans sa première édition, anime la ville durant cette fin de semaine et se veut un laboratoire artistique urbain avec son festival scènes de rue. L’événement va permettre aussi de redonner vie à l’activité commerciale du quartier.

Dans le Talborjt, le projet de Parc Ibn Zaydoun est aussi un chantier achevé. Elus et autorités locales ont inauguré également hier le bel écrin de verdure qui s’étale jusqu’aux artères de la ville nouvelle. Pour rappel, ce projet porté par la SDL Agadir Souss Massa, en tant que maître d’ouvrage, a nécessité un délai d’exécution de 24 mois et une enveloppe de 25 millions de DH.

L’achèvement de ces deux projets laisse entrevoir ce que sera Agadir à moyen terme et encourage les gadiris à prendre leur mal en patience face aux contraintes engendrées par les travaux dans la cité. Un passage obligé pour faire d’Agadir une belle métropole et la capitale du grand Sud du Royaume.

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 14:28
Première expérience mondiale réussie de transplantation d’arganiers adultes

25/05/2022

 

 

LafargeHolcim Maroc, l’ANDZOA, et l’AgroTech Souss Massa ont initié en 2019 un projet de recherche pour développer la technique la mieux adaptée à la transplantation d’arganiers adultes au sein de la cimenterie Agadir-Souss de LafargeHolcim Maroc. 

Cette expérience vise à concilier la préservation de cette ressource endémique du Maroc et le développement économique de la Réserve de Biosphère Arganeraie. Les arganiers existants dans des zones destinées à des activités économiques dans l’Arganeraie ont été déplacés vers des sites de plantation où les arbres pourront être sauvegardés et continuer à se développer. 

 

Un taux de réussite de 70%

Cette première expérience mondiale de transplantation d’arganiers adultes a été menée dans le cadre d’un projet de recherche, sur 3 périodes distinctes pendant 2 ans (hiver, printemps et été) et en testant 2 techniques de prétraitement (arrosage et cernage).

Cela a permis une maîtrise des techniques possibles et des conditions de réussite. Les résultats préliminaires montrent un taux de réussite de 70%.

A l’issue de cette recherche, un guide sur les bonnes pratiques de transplantation de l’arganier adulte sera publié et les résultats du projet de recherche seront partagés aux niveaux national et international. 

Pour présenter le projet de recherche et discuter des premiers résultats générés, une table ronde sur la transplantation d’arganiers adultes a été organisée en marge de la 6ème édition du Congrès International de l’Arganier.

Cette première expérience réussie a été accueillie avec enthousiasme. Elle devrait permettre de dupliquer cette démarche aux futurs projets de développement économique au sein de l’Arganeraie et de contribuer ainsi à la protection de ce patrimoine mondial.  

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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 12:02
Travaux de construction du Grand Théâtre d’Agadir : Les adjudicataires connus

Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 29/04/2022

 

Le groupement Urbagec, Polysol et Separator a été retenu suite à l’appel d’offres lancé par Al Omrane Souss-Massa en tant que maître d’ouvrage pour la réalisation des travaux de construction du Grand Théâtre d’Agadir pour un montant total de 62 millions DH.

Le projet du Grand Théâtre d’Agadir s’inscrit dans le cadre de la politique d’encouragement et de développement des infrastructures culturelles à travers le pays et plus particulièrement dans la ville d’Agadir. Il reflète la volonté de doter la ville d’un théâtre qui permettra de hisser cette dernière au rang des grandes métropoles du Royaume.

 Le Grand Théâtre d’Agadir, en s’ajoutant aux autres projets culturels prévus dans le cadre du Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir pour la période 2020-2024, enrichira le patrimoine culturel de la ville. Le projet se situe sur le Boulevard Mohammed V, voie structurante et interurbaine.

Il constitue l’aboutissement d’une série d’équipements culturels et espaces récréatifs composant le grand projet d’aménagement du Parc Inbiaat (d’une superficie de 25 ha.) Contigu au théâtre de verdure, ancien théâtre de plein air, il formera avec ce dernier un noyau culturel qui invite à la découverte de l’univers théâtral.

 Noter que la Société de développement régional du tourisme Souss-Massa (SDR) a déjà lancé un appel d’offres pour la réalisation de la stratégie d’exploitation et de gestion de cette nouvelle infrastructure culturelle.

Celle-ci a pour objectif d’identifier l’entité de gestion du Grand Théâtre, après avoir préalablement établi le modèle de gestion et d’exploitation de l’équipement et élaborer le business plan de l’entité de gestion et sécuriser les budgets d’exploitation.

De même, il est prévu d’anticiper la programmation de la saison artistique et mettre en place des partenariats stratégiques avec de grands théâtres au Maroc et opérateurs culturels locaux, nationaux et internationaux dans les domaines de la coopération artistique, la formation.

Cette phase du projet consiste également à l’intégrer dans son environnement en créant des partenariats avec les autres complexes culturels locaux et marocains et en lançant des actions de coopération avec les associations, les partenaires de l’éducation, les acteurs culturels et les institutionnels. Cette étude prendra 7 mois en plus du délai d’accompagnement du futur gestionnaire du Grand Théâtre d’Agadir. Celui-ci sera choisi après le lancement prévu d’un appel à manifestation d’intérêt.

 «L’ensemble des intervenants attache une très grande importance à ce que la préparation à l’exploitation du Grand Théâtre d’Agadir se fasse parallèlement à la construction physique de l’ouvrage, de manière qu’au moment de l’ouverture du Théâtre, l’équipe de gestion soit en place et formée, l’agenda artistique de la saison d’ouverture soit programmé et que les budgets d’exploitation soient sécurisés» souligne la SDR.

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