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  • : L'Amicale des Gadiris et du Souss
  • : L'association dite l’Amicale des Gadiris et du Souss fondée le 13 juin 2010, à Gradignan, a pour but de s’entraider, de se réunir entre amis, d’organiser des repas et sorties, d’éditer un bulletin.
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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 06:44
Sfenj Connexion : Les beignets marocains se retrouvent aussi au Pérou

Les Marocains ne sont pas les seuls à raffoler des sfenjs, ces fameux beignets avec un trou au milieu que l’on saupoudre de sucre ou qu’on imbibe de miel pour les consommer. Le site Diarouno indique également que ces « donnuts » maghrébins un peu élastiques vendus dans les rues marocaines, se retrouvent également… au Pérou.

Comment des beignets connus pour faire partie de la gastronomie marocaine ont-ils traversé l’Atlantique pour se retrouver en Amérique du Sud ? Des explications historiques apportent un début de réponse à cette question. Connu sous le nom  de « picarone » par les Péruviens, ce met maghrébin serait importé, selon l’auteur de l’article du site Diariouno, par les premiers colons andalous et basques qui seraient arrivés dans ce pays d’Amérique Latine avec des esclaves maures qui y ont importé cette spécialité culinaire. L’auteur signale également que plusieurs plats péruviens sont soit influencés soit originaires directement de la gastronomie maghrébine.

Le principe de fabrication des « picarone » est le même que celui des sfenjs. La pâte faite de farine ou de semoule très fine est levée comme une pâte à pain. Elle est ensuite longuement pétrie avant d’être plongée dans de l’huile bouillante pour lui donner son élasticité à la cuisson. Les Péruviens en raffolent autant que les Marocains. Un bel exemple d’échange culturel à travers la gastronomie. 

 

(http://www.yabiladi.com/articles/details/42765/sfenj-connexion-beignets-marocains-retrouvent.html)

 

UNE VIDEO D'UNE RECETTE DE SFENJ



 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:56
Ouarzazate a brillé de mille feux: 500.000 plaques réfléchissantes incurvées, réparties en 800 rangées, pour composer les 160 MW de capacité installée visée sur ce site. De quoi couvrir les besoins de plus de 700.000 foyers

Ouarzazate a brillé de mille feux: 500.000 plaques réfléchissantes incurvées, réparties en 800 rangées, pour composer les 160 MW de capacité installée visée sur ce site. De quoi couvrir les besoins de plus de 700.000 foyers

Le Souverain a inauguré Noor 1

Plus de 6 milliards de DH d’investissement, 160 MW sur les 500 à terme, une moyenne de 500 emplois…

De l’électricité pour 1 million de foyers!

 

 

Le Maroc rentre dans les annales des producteurs de l’énergie propre.  Le Souverain a inauguré, jeudi 4 février, la première phase du plus grand complexe à énergie solaire concentrée au monde! C’est une première, la centrale de Ouarzazate devra fournir de l’énergie grâce au soleil à plus d'un million  de foyers à terme.  Une inauguration royale en grande pompe pour la première centrale du Plan solaire. Du beau monde au rendez-vous dans la commune de Ghessate, à Ouarzazate: Ségolène Royal, ministre française de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, le ministre espagnol des Affaires étrangères (José Manuel Garcia Margallo), en plus du gotha économique et politique du pays. La mise en service de la 1re centrale du complexe solaire a été suivie par le lancement des travaux de réalisation de la 2e et 3e centrales de ce méga-projet (Noor 2 et 3). La finalisation de ce chantier est prévue pour fin 2017.
Ce jeudi, Ouarzazate a brillé de mille feux: 500.000 plaques réfléchissantes incurvées, réparties en 800 rangées, pour composer les 160 MW de capacité installée visée sur ce site. De quoi couvrir les besoins de plus de 700.000 foyers. La technologie déployée est dite thermo-solaire à capteurs cylindro-paraboliques. Dotée d’un coût d’investissement global de 634 millions d’euros (6,3 milliards de DH), financé essentiellement pas des canaux multilatéraux, Noor 1 est la toute première composante du programme éponyme développé dans la région très ensoleillée de Ouarzazate (plus de 300 jours de soleil par an!). Le marché du développement et d’exploitation du site a été remporté par un consortium mené par le groupe saoudien International Company for Water and Power (Acwa Power). Le groupement comprend aussi les compagnies espagnoles Aries Ingenieria y Sistemas et TSK Electronica y Electricidad. Un contrat d’exploitation  sur le modèle BOOT (Build, Own, Operate and Transfer) a été établi avec la société de projet Acwa Power Ouarzazate (75% Acwa Power et 25% Masen Capital) pour une durée de 25 ans. L’électricité produite sera revendue à 1,6 DH/k 
Wh au client final, l’ONEE. Ce plan prévoit en effet trois autres phases, dont deux sont déjà en cours de développement. Il s’agit de Noor II, d’une puissance cible de 200 MW, avec une technologie similaire à celle déployée sur Noor 1. Le tarif de sortie négocié est  le tarif de sortie obtenu en heure de pointe. Il est de 1,36 dirham/k 
Wh, avec une capacité de stockage de 7 heures. Quant à Noor III, elle porte sur une capacité de 150 MW et sera aussi développée en thermo-solaire, avec, toutefois, une variante introduisant une sous-technologie CSP Tour. Le prix du k 
Wh produit sera à 1,42 dirham, pour une capacité de stockage comprise entre 7 et 8 heures. Pour plusieurs observateurs, ces choix technologiques ont été opérés pour une optimisation de l’insertion de la production d'électricité dans le réseau national. Les sites à solaire thermique pourront ainsi contribuer à couvrir le volume énergétique appelé aux heures de pointe (entre 17 et 22 heures en saison hivernale et 18 et 23 heures en période estivale). La dernière phase du complexe de Ouarzazate, Noor IV, de composante photovoltaique pour une puissance de 50 MW, est déjà entrée en phase de pré-qualification des candidatures à son développement. Le complexe Noor Midelt est déjà mis dans le processus de marché. Un appel à manifestation d’intérêt a été récemment lancé pour recueillir les premières candidatures.
A terme, l’objectif sur le site de Ouarzazate est de cumuler un total multi-technologie d’un minimum de 500 MW de puissance installée. Noor Ouarzazate est lui-même une partie intégrante essentielle de la stratégie solaire du Royaume lancée en 2009, à Oujda. Celle-ci vise une puissance agrégée de 2.000 MW à l’horizon 2020, pour un investissement global  estimé à 9 milliards de dollars.  Cette ambition a été récemment revue et portée à quelque 5.000 MW d’ici 2030.

 

http://www.leconomiste.com/article/984105-noor-ouarzazatela-mega-centrale-operationnellednes-safall-fall#sthash.OtGlfReQ.dpuf

 

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 09:16
Pour faire parler d'elle, Mercedes choisit un chauffeur marocain...de grand taxi

Le temps n’a décidément pas de prise sur la Mercedes­Benz 240D. Plus de quarante printemps et à peine quelques rides. Son pouvoir d’attraction a su rester intact au fil des années. Produite en 1975, la flèche d’argent domine toujours le marché marocain des grands taxis. Fiable, jamais en panne, spacieuse...Ce sont là quelques unes de ses qualités sur lesquelles la marque a surfé dans une vidéo postée sur le compte Youtube de Mercedes. Et qui de mieux pour en parler qu'un chauffeur marocain de grand taxi. Mohamed El Bacha nous vient d'Essaouira. Et il liste les avantages de sa fidèle compagne de route qui, malgré des centaines de milliers de kilomètres au compteur, est toujours en activité.

 

http://www.h24info.ma/h24-tv/le-buzz-du-jour/video-quand-mercedes-part-la-rencontre-dun-chauffeur-de-taxi-marocain/40380

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 08:13
La terre n'arrête pas de trembler à Al Hoceima: faut-il s'inquiéter?

Une nouvelle secousse tellurique d’une magnitude de 4,7 degrés (Richter) a été enregistrée ce mercredi. Faut-il craindre une secousse meurtrière? 

 

 

Les répliques se poursuivent au large d’Al Hoceima. Après une violente secousse sismique enregistrée lundi 25 janvier à 4h22 d’une magnitude de 6,3 degrés (échelle de Richter), une série de quatre répliques ont suivi le séisme principal de magnitudes supérieures ou égales à 5 degrés sur l’échelle de Richter (5,0 ; 5,3 ; 5,2 ; 5,0) le même jour. Puis, une autre secousse a été enregistrée ce mercredi 27 janvier par l’Institut national de géophysique, relevant du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST).

Les habitants des régions d'Al Hoceima et de Nador s'inquiètent. Certains préfèrent dormir sous la tente. Qu’ils se rassurent! D’abord, parce que la force d’une réplique est toujours inférieure à la secousse principale, sinon on ne l’appellerait pas "réplique".

Ensuite, car la région a libéré toute l’énergie emmagasinée depuis plusieurs années. "Il y a eu au moins cinq secousses, dont une ayant permis de dégager une quantité d’énergie considérable. Il est très peu probable d’avoir une secousse sismique aussi importante que celle du 25 janvier dans un futur proche", rassure Tajeddine Cherkaoui, géophysicien et sismologue, joint par Médias 24.

Pourtant, tout peut arriver. S’il est possible d’estimer la probabilité d’un tremblement de terre, il est en revanche, à l’heure actuelle, impossible de prédire la date, l’heure, l’intensité ou encore la durée d’un séisme. Ceux qui le prétendent, tentent simplement de tromper le public. C’est là qu’on comprend qu’il faut toujours rester dans le domaine de la probabilité.

"Malgré les avancées de la science, nous restons toujours dans les probabilités. Cela veut dire qu’il est impossible d’écarter l’hypothèse d’un tremblement de terre puisse se produire", nous explique le sismologue.

Les scientifiques ont essayé de nombreuses méthodes pour prédire les tremblements de terre, mais aucune d’elles ne s’est avérée concluante. Ils peuvent prévoir un séisme dans une période de temps donnée (de quelques années jusqu’à quelques décennies), mais ils n’ont aucun moyen pour dire quand cela arrivera.  

Al Hoceima et Agadir, les zones plus sismiques au Maroc

On le sait depuis bien longtemps, le Maroc est situé dans une zone géographique à risque, à cause de sa situation dans un domaine de collision continentale, due à l’interaction entre les plaques tectoniques africaine et eurasienne.

Depuis 2002, le Maroc a opté pour un code de règlement de construction parasismique (RPS 2000), approuvé par le décret n° 2-02-177 du 22 février 2002 et mis à jour en 2011. Celui-ci prend en compte le risque sismique dans le royaume.  

Le code définit un zonage sismique pour le Maroc, subdivisé en 5 zones de sismicité homogène et présentant approximativement le même niveau d’aléa sismique pour une probabilité d’apparition donnée. Le zonage est relié à la vitesse horizontale maximale du sol, ainsi qu’à son accélération, pour une probabilité d’apparition de 10% en 50 ans.

La terre n'arrête pas de trembler à Al Hoceima: faut-il s'inquiéter?
La terre n'arrête pas de trembler à Al Hoceima: faut-il s'inquiéter?

D'après ce zonage, les villes d’Al Hoceima et d’Agadir sont les plus sismiques. Toutefois, le zonage peut être révisé et défini, par voie de décret, à la lumière de nouvelles connaissances et de nouveaux résultats scientifiques ou expérimentaux.

La classification des structures

Selon le code, le niveau de performance requis pour un bâtiment dépend des conséquences socio-économiques des dommages qu’il pourrait subir. Ces conséquences dépendent de l’importance pour le public et de l’usage du bâtiment.

Les bâtiments sont classés en 3 catégories:

-La classe I: les bâtiments d’importance vitale (les établissements de protection civile, les centres de décision, les hôpitaux, les cliniques, les postes de police, etc),

-la classe II: les bâtiments du grand public (les bâtiments scolaires et universitaire, les bibliothèques, les musées, les salles de spectacle, les grands lieux de cultes, etc),

-et la classe III: les bâtiments ordinaires (à usage d’habitation, de bureaux ou de commerce).

Le coefficient d’importance est de 1,3 pour la classe I, 1,2 pour la classe II, et 1.0 pour la classe III.  

Les constructions antisismiques, une nécessité

"Contrairement à ce que les gens pensent, le coût de la construction parasismique n’est pas exorbitant. Il varie entre 2 à 10% du prix global de la construction. La construction antisismique n’est plus un luxe, mais une nécessité", insiste M. Cherkaoui.

La construction doit être conçue et réalisée de manière à avoir une rigidité, une résistance et une ductilité suffisantes pour résister aux sollicitations sismiques. Dans le détail, le béton utilisé doit avoir un comportement stable sous de grandes déformations réversibles,  et les armatures pour le béton armé doivent être à haute adhérence et le système de fondations doit être dimensionné conformément aux normes.

Pour le choix du site, le code indique que "les ouvrages de classe III (bâtiments ordinaires) doivent être implantés en dehors d’une bande de 120 m au minimum de part et d’autre de la faille et faire l’objet d’un niveau de protection une fois et demie plus élevé".

Pour les bâtiments de classe I et classe II, "toute construction doit être interdite au voisinage des failles actives". 

Mohamed BERRAOUI

 

http://www.medias24.com/SOCIETE/161330-La-terre-n-arrete-pas-de-trembler-a-Al-Hoceima-faut-il-s-inquieter.html

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 18:44
Nord du Maroc : La terre a tremblé : Petits moyens et grosses inquiétudes

Le réveil a été plutôt brutal pour les résidents du préside occupé de Mellilia. Un séisme de magnitude 6,3 s'est produit, hier aux premières heures de la matinée en mer Méditerranée, entre le Maroc et l'Espagne. La terre a tremblé à 62 km au nord de la ville d'Al Hoceïma et à 164 km au Sud-est de Gibraltar. Les secousses ont été ressenties jusqu'au Sud de la péninsule ibérique. 
Le préside occupé a été particulièrement touché  puisque les secousses y ont été particulièrement intenses, causant des dommages à plusieurs bâtiments et la panique parmi les habitants. 
« Nous avons vécu un très mauvais moment, toute la maison bougeait, tout a été cassé. La maison a des fissures, elle est presque tombée sur nous. Les enfants avaient très peur, tout le monde pleurait, c'était incroyable. Ce n'était jamais arrivé à Mellilia », a déclaré à la presse un habitant. 
Plus de peur que de mal en fait. L'heure matinale y est pour quelque chose puisque la plupart des gens n’avaient pas encore quitté le cocon protecteur de sa maison pour vaquer à ses occupations quotidiennes. 
"Pour l'instant il n'y a que des dommages matériels et nous n'en avons pas détecté de très graves", a déclaré à la radio Cadena Ser Isidro Gonzalez, responsable municipal en charge de la Sécurité citoyenne du préside. "Il n'y a rien de très grave, certains immeubles hauts ont des fissures", a-t-il ajouté en évoquant aussi des effondrements de pans de façades et de balcons. Les écoles devraient toutefois rester fermées hier, le temps que toutes les installations soient vérifiées. 
En fait, c’est le plancher marin situé à 62 km au nord d’Al Hoceima qui a enregistré un séisme de magnitude 6,3 sur l'échelle de Richter, avant que plusieurs répliques dont une de magnitude 5,3, ne surviennent quelques instants plus tard. 
Le séisme a été ressenti tant à Nador, qu’à Al Hoceima, Tétouan, Mellilia, Grenade, Malaga, Gibraltar et même dans des villes comme Casablanca et Rabat. 
Selon Nacer Jabour, chercheur au Centre national de la géophysique dépendant du Centre national de la recherche scientifique et technique, la magnitude du tremblement de terre qui a touché toute la région du Nord du Royaume et qui a été ressentie par les habitants de la capitale économique, est comparable à celle du tremblement de terre de 2004. « Mais heureusement l’épicentre du séisme s’est trouvé au large de la mer », ce qui explique, selon lui, que les dégâts n’ont pas été importants. 
Il convient de rappeler qu’un tremblement de terre d'une magnitude de 6,3 avait été enregistré en 2004 dans le Nord du Royaume faisant 629 morts, 926 blessés et 15 230 sans-abri dans la province d'Al-Hoceima. Son épicentre était situé au village d’Aït Kamara qui été entièrement détruit. 
Pourquoi  cette zone est-elle constamment menacée par des séismes ? D’après ce spécialiste, la cause serait imputable au fait que le Nord du Maroc se situe dans une zone où l’activité des plaques tectoniques peut se traduire par des chocs très forts. La région est, en fait, une zone à risque du fait de la rencontre entre les plaques tectoniques eurasienne et africaine. 
Selon l’Institut scientifique relevant de l’Université Mohammed V, le Royaume se trouve, en effet, à l'extrémité nord-occidentale de l'Afrique, là où la plaque africaine rentre en collision avec la plaque européenne au niveau du Détroit de Gibraltar. Sa position  se traduit actuellement par une sismicité relativement importante qui reflète la poursuite de la convergence entre ces deux plaques lithosphériques ; la limite entre celles-ci est soulignée par l'alignement des épicentres entre les Açores et le Détroit de Gibraltar. 
Sa sismicité est néanmoins relativement modérée, exception faite  des  tremblements de terre de magnitude supérieure ou égale à 6 survenus à Agadir en 1960 (12.000 morts) et à Al Hoceima en 2004 (629 morts) .  Cependant, d'autres séismes de magnitudes inférieures ont provoqué des morts et des dégâts importants 
Le Nord du Royaume est particulièrement concerné par ces phénomènes vu que  le Centre national de géophysique y a souvent enregistré des secousses de différentes magnitudes. Les dernières en date sont celles survenues  jeudi dernier et ce lundi.

 


La sismicité du Maroc 

Le Maroc est situé à l'extrémité nord-occidentale de l'Afrique, là où la plaque africaine rentre en collision avec la plaque européenne dont le taux de rapprochement est d'environ 0,4 cm/an au niveau du Détroit de Gibraltar. Cette position  particulière du Maroc se traduit actuellement par une sismicité relativement importante qui reflète la poursuite de la convergence entre ces deux plaques lithosphériques. La limite entre celles-ci est soulignée par l'alignement des épicentres entre les Açores et le Détroit de Gibraltar. 
La sismicité observée au Maroc depuis le début du vingtième siècle, a été relativement modérée, il n'y a eu que deux séismes de magnitude supérieure ou égale à 6: Agadir en 1960 (12.000 morts) et Al Hoceima en 2004 (629 morts). Cependant, d'autres séismes de magnitudes inférieures ont provoqué  la mort de nombreuses personnes et causé des dégâts importants (Atlantique, 1969; Rissani, 1992; Al Hoceima, 1994, etc.). 
La carte de sismicité du Maroc des régions limitrophes pour la période 1901 à 2010 montre que les épicentres sont répartis dans trois domaines. 
Domaine atlasique : où  l'activité sismique est principalement localisée dans le Moyen Atlas et le Haut Atlas central. Cette sismicité est due en grande partie à la présence d'un réseau complexe de failles tectoniquement actif. 
Dans le Haut Atlas, l'accident sud-atlasique, qui part d'Agadir et passe à proximité de Figuig, est jalonné par des épicentres qui peuvent être violents comme celui d'Agadir. 
Domaine bético-rifain : c'est toute la région comprise entre le sud-est de l'Espagne au Nord et la chaîne rifaine au Sud. Il est le siège d'une activité sismique intense qui témoigne du rapprochement et la collision des deux plaques Afrique-Eurasie. 
Domaine atlantique : où on distingue clairement la limite entre les deux plaques, représentée par la ligne sismique Açores-Gibraltar-Sicile. Celle-ci est jalonnée par des séismes de magnitude pouvant atteindre ou dépasser le degré 7. Par ailleurs, ces séismes océaniques peuvent affecter le Maroc et la péninsule ibérique comme ce fut le cas lors des tremblements de terre de 1755 et 1969.

 

Aperçu historique 

Le Maroc a subi par le passé plusieurs tremblements de terre destructeurs. Quelques villes ont même été partiellement ou en grande partie détruites : Agadir (1731, 1761), Fès (1522, 1624, 1755), Marrakech (1719, 1755), Meknès (1624, 1755), Mellilia (1821, 1848), Rabat-Salé (1755), Tanger (1755, 1773). 
Ce n'est qu'au début du vingtième siècle que l'on a commencé à  avoir des renseignements scientifiques sur les séismes au Maroc ; où en 1904, les premières études scientifiques avaient signalé que le Royaume, comme les autres pays de l'Afrique du Nord et l'Espagne, était exposé aux séismes. 
A partir de 1913, les renseignements sur les tremblements de terre ont commencé à présenter quelque continuité (presse, postes météorologiques, etc.), mais ce n’est qu’à partir de 1932 que des enquêtes macrosismiques pour tout le Maroc ont été organisées par le l'Institut scientifique chérifien (devenu Institut scientifique) grâce au réseau d'observateurs météorologiques et aux enquêtes par questionnaires. 
En 1934, une première liste des séismes ressentis au Maroc avant 1932 a été établie. 
Ce n'est qu'en 1937 que la première station sismologique a été installée au Maroc à l'observatoire d'Ibn Rochd (Averroès) de l'Institut scientifique (Université Mohammed V-Agdal, Rabat); la deuxième station n'a vu le jour qu'en 1964 à l'observatoire d'Ifrane après le tremblement de terre d'Agadir (1960). 
Le développement assez important du réseau sismologique national à partir de 1979 a permis d'améliorer sensiblement la localisation instrumentale des épicentres.

 

Aléa sismique 
et aménagement du territoire 
au Nord du Royaume
 

Là où la terre a tremblé, elle tremblera. C’est une règle élémentaire en sismologie.  Les tremblements de terre se produisent le long des frontières des plaques, et de manière générale, le long des failles,  qui constituent des zones de faiblesse dans la croûte. 
Or, le Maroc comporte deux zones sismiquement actives : le Rif et la chaîne atlasique, et deux zones d’une activité sismique faible à négligeable : les Meseta (occidentale et maroco-oranaise) et l’Anti-Atlas et ses confins sahariens. 
Aussi, toutes les mesures doivent être prises pour en atténuer les conséquences. 
Le nombre élevé des victimes à la suite d’un tremblement de terre est, en effet, dû en général à la mauvaise qualité des constructions. Un sismologue américain avait dit : « Les tremblements de terre ne tuent pas, ce sont les bâtiments qui tuent ». 
Rappelons qu’à Agadir en 1960, les constructions bien conçues et bien exécutées ont mieux résisté que les bâtiments de conception traditionnelle et les ouvrages mal exécutés. 
Il n’en demeure pas moins que l’application du Code de construction parasismique se traduit généralement par une augmentation des coûts, mais elle constitue le moyen le plus  efficace pour réduire les pertes en vies humaines et autres dommages liés aux séismes. 
Au Maroc, la généralisation et l’obligation de construction parasismique sont donc indispensables, car depuis le début de ce siècle, notre pays a déjà enregistré de violents séismes dont les plus connus sont ceux d’Agadir et d’Al Hoceima. 

 

http://www.libe.ma/La-terre-a-tremble-Petits-moyens-et-grosses-inquietudes_a71047.html

 

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