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  • : L'Amicale des Gadiris et du Souss
  • : L'association dite l’Amicale des Gadiris et du Souss fondée le 13 juin 2010, à Gradignan, a pour but de s’entraider, de se réunir entre amis, d’organiser des repas et sorties, d’éditer un bulletin.
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15 mai 2023 1 15 /05 /mai /2023 16:37

Dans la vallée du Drâa, des essaims de criquets pèlerins ont récemment ravagé des champs de maïs et menacent de se propager vers les zones oasiennes. Faut-il s’attendre au pire ?

Zones oasiennes du Drâa : Les essaims de criquets envahissent la région !

Les essaims de criquets-pèlerins sont-ils de retour au Maroc ? La réponse semble affirmative au vu des vidéos qui ont récemment circulé sur les réseaux sociaux, illustrant des champs agricoles d’Oued Drâa grouillants d’insectes volants. Selon le dernier bulletin de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), publié le 2 mai 2023, portant sur la situation générale de la lutte anti-acridienne en avril 2023 et les prévisions jusqu’à mi-juin, des « petits groupes, bandes et groupes d’ailés » ont été signalés au Sud des monts de l’Atlas au Maroc et dans le Sahara marocain.

            Le bulletin, qui est publié chaque mois par le Service d’Information sur le Criquet pèlerin (DLIS) relevant de la FAO, précise par ailleurs que le total de la superficie traitée au Maroc durant ces dernières semaines contre ces insectes potentiellement ravageurs s’est élevé à près de 4009 hectares. « De jeunes ailés et des ailés immatures, et peut-être quelques groupes, seront présents en mai », dans la même zone, annonce par ailleurs les experts de la FAO.

 

 

Dégâts dans les champs de maïs

            « Les équipes qui s’activent à traiter les terrains se sont mobilisées depuis plus d’un mois déjà au niveau de la région de Oued Drâa », nous affirme Ahmed Bouzihay, président de la Commune territoriale de Fam El Hisn, Province de Tata. « Cela n’a malheureusement pas permis de limiter la propagation de l’insecte pour autant. Je pense que c’est principalement dû au fait que certaines zones militaires ou frontalières où l’accès est restreint n’ont pas pu être traitées, ce qui a permis à l’insecte d’y proliférer avant de se déplacer ailleurs », poursuit la même source. Sur place, les champs agricoles qui ont été le plus touchés par le phénomène sont les cultures locales de maïs. « Pour l’instant, aucune disposition n’a été prise pour soutenir ou dédommager les agriculteurs dont les terrains ont subi les ravages des essaims de criquets. Beaucoup d’entre eux sont actuellement dans une situation très difficile au vu du préjudice qu’ils viennent de subir, et cela, après une période déjà précarisée par la succession des années de sècheresse », souligne M. Bouzihay.

Les oasis menacées ?

            Si dans la région d’Oued Drâa, les conditions climatiques et la situation du couvert végétal sont manifestement favorables à la prolifération du criquet pèlerin, les essaims ne se sont pas encore déplacés vers les zones oasiennes. « A Fam El Hisn, nous sommes à une quarantaine de kilomètres de l’Oued et les dégâts infligés par le criquet sont encore relativement limités. Cela dit, il est très important que toutes les parties prenantes concernées redoublent leurs efforts et déploient plus de moyens pour que la propagation des groupes de criquets pèlerins ne s’étende pas au-delà de leur zone de présence actuelle pour qu’ils ne puissent pas menacer des zones oasiennes, à l’image de l’invasion qu’avait connue la région en 2004 et durant laquelle le criquet avait pu atteindre les régions de Taroudant et d’Agadir », explique notre interlocuteur. Le renforcement des efforts de la lutte anti-acridienne se confirme par ailleurs dans la région puisque les autorités concernées vont mobiliser des moyens plus importants, notamment le traitement par vaporisation aérienne.

A quoi faut-il s’attendre ?

            « Même durant le jour de l’Aïd, alors que tout le monde profitait des célébrations en famille, les équipes de lutte anti-acridienne étaient mobilisées et poursuivaient les traitements des terrains », témoigne par ailleurs Ahmed Bouzihay. Faut-il s’attendre à une aggravation de la situation ? Le bulletin de la FAO affirme le contraire puisqu’il est classé au plus bas niveau d’alerte, et indique que la situation au Maroc ne devrait connaître « aucun développement significatif ». « Pendant la période de prévision (jusqu’à mi-juin 2023, NDLR), la végétation commencera à se dessécher et les nouveaux ailés immatures formeront de petits groupes et se déplaceront en direction du Sud », précise le rapport qui augure cependant qu’avant ce déplacement, « les effectifs de jeunes ailés augmenteront en mai dans les vallées du Drâa et de Ziz-Ghris au Sud des monts de l’Atlas » alors que « des ailés épars pourraient (temporairement, NDLR) subsister dans des parties de l’Adrar Settouf ».

Omar ASSIF – lopinion.ma – 14/05/2023

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10 mai 2023 3 10 /05 /mai /2023 08:39
Journée Internationale de l’Arganier le 10 mai 2023

Le Maroc et les Nations Unies célèbreront la Journée Internationale de l’Arganier le 10 Mai 2023 au siège des Nations Unies à New York.

            Depuis sa proclamation par l’Assemblée Générale des Nations Unies en mars 2021, le 10 mai de chaque année est célébrée la Journée Internationale de l’Arganier.

            Cette célébration met en avant les efforts du Maroc pour promouvoir l’arganier en tant qu’arbre endémique du Royaume et en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale de développement durable et résilient.

             Elle vise également à mettre en évidence le rôle de l’arganier dans le renforcement de la résilience des communautés, sa contribution à la sécurité alimentaire (ODD 2, Objectif de Développement Durable 2) et à l’adaptation au changement climatique (ODD 13) et au stress hydrique  (ODD6) et son importance dans l’autonomisation des femmes rurales (ODD 5), grâce au soutien et à la promotion des coopératives et des organisations agricoles ODD8).

            En effet, le Maroc, conscient des enjeux environnementaux et des défis qui se posent à l’écosystème de l’arganier, s’attache à développer et à maintenir des pratiques communautaires de gestion durable, dans un contexte de stress hydrique et de changement climatique croissant. A travers cette journée internationale célébrée chaque année par les Nations Unis, le Royaume partage ses connaissances pour renforcer la résilience de cet écosystème emblématique, où l’Arganier est un symbole de la biodiversité et porte en lui des savoir-faire et des expériences utiles pour reconstruire un équilibre entre l’être humain et la nature.

            Le coup d’envoi des célébrations de cette journée sera donné cette année à partir du siège de l’organisation des Nations Unies à New York, sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Sadiki, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts et de son Excellence Monsieur Omar Hilale, Ambassadeur Représentant Permanent du Maroc aux Nations Unies.

            Cette célébration sera également marquée par l’organisation, pendant deux semaines, d’une exposition artistique et photographique sur l’Arganier au sein du Siège des Nations Unies, ainsi qu’une réception en l’honneur de la communauté des Ambassadeurs et des responsables du système des Nations Unies, pour déguster les produits de l’Argane et découvrir l’offre des coopératives marocaines locales.

            Plusieurs évènements à l’échelle nationale célèbreront également la Journée Internationale de l’Arganier : des actions de reboisement, conférences-débats, activités des clubs d’environnement des établissements scolaires. Pour couronner ces célébrations, la deuxième édition du salon international de l’Arganier sera organisée à Agadir du 17 au 21 mai, et sera l’occasion de mettre en avant la dynamique de la filière de l’Arganier et les avancées des différentes institutions du ministère de l’Agriculture pour la préservation et le développement durable de l’écosystème de l’Arganeraie.

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28 avril 2023 5 28 /04 /avril /2023 14:56

Un trésor à l’épreuve de la contrefaçon et de l’appropriation culturelle

Du zellige aux tapis berbères, en passant par la confection des caftans, la céramique, la marqueterie et la poterie, l’artisanat marocain est un joyau que beaucoup nous envient et que nous nous devons de protéger.

Zellige :

 

L’artisanat Marocain dans toute sa splendeur

Tapis berbère :

L’artisanat Marocain dans toute sa splendeur

Caftan :

L’artisanat Marocain dans toute sa splendeur

Céramique :

L’artisanat Marocain dans toute sa splendeur

Marqueterie :

L’artisanat Marocain dans toute sa splendeur

Poterie :

L’artisanat Marocain dans toute sa splendeur

Symbolisant la singularité du Maroc, l’artisanat est un marqueur unique de l’identité du Royaume qui est souvent proie à de nombreuses tentatives de contrefaçon et d’appropriation culturelle, orchestrées par des parties malintentionnées ou par des entreprises internationales, souvent assez négligentes à propos des codes éthiques.

            La journée mondiale de la propriété intellectuelle donne l’occasion de mettre en évidence le rôle que jouent les droits de propriété intellectuelle (brevets, marques, dessins et modèles industriels, droits d’auteur) dans la promotion de l’innovation et de la créativité.

            Un système de propriété intellectuelle équilibré fait connaître et récompense les inventeurs et les créateurs pour leur travail, en même temps qu’il fait bénéficier la société et l’économie de leur ingéniosité.

Manal KOUBIA – albayane.press.ma – 27/04/2023

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31 mars 2023 5 31 /03 /mars /2023 17:48

Ait Melloul/Plan d’aménagement : l’Agence Urbaine d’Agadir lance une enquête publique

Après la procédure d’enquête publique, qui durera un mois, le Plan d’Aménagement sera soumis à la délibération du Conseil communal de la ville. Il fera ensuite l’objet d’une procédure d’homologation avant sa publication au Bulletin officiel.

            Le plan d’aménagement (PA) de la ville d’Ait Melloul a été soumis par l’Agence Urbaine d’Agadir (AUA) à la procédure d’’enquête publique. Cette dernière a été ouverte, le 24 mars 2023, à la commune urbaine.

            Pour rappel, la ville d’Ait Melloul n’a jamais été dotée d’un plan d’aménagement homologué. Selon la lettre d’information (Agadir urbanews) de l’Agence urbaine d’Agadir (AUA), au titre du mois de mars 2023, l’agglomération d’Ait Melloul est la deuxième ville de la Région Souss-Massa en termes de poids démographique. Elle dispose aussi d’un important potentiel économique, avec une des principales zones industrielles du Royaume. Le projet vise à renforcer la place de cette ville reliant Souss-Massa aux provinces du Sud dans l’aire métropolitaine du Grand Agadir et à consolider son rôle de pôle économique régional.

            Après la procédure de l’enquête publique, ce PA sera soumis à la délibération du Conseil communal de la ville avant la procédure d’homologation et sa publication au Bulletin officiel.

Une population de plus de 253.000 habitants en 2030. Dans le détail, ce PA couvre l’ensemble du territoire de la commune d’Ait Melloul, soit une superficie d’environ 3.775 ha, pouvant accueillir une population de quelque 253.000 habitants à l’horizon 2030. Parmi ses principales orientations, figure le renforcement de la connexion de la ville avec le reste du grand Agadir, en programmant un deuxième pont reliant Ait Melloul à Inezgane et en proposant un réseau routier hiérarchisé.

            Il s’agit aussi de mieux repositionner cette collectivité en matière d’armature régionale et préfectorale à travers des équipements structurants. Outre le renforcement de la vocation industrielle de la ville avec la programmation d’une seconde zone industrielle, le PA inclura la zone d’exposition en intégration avec les zones industrielles existantes et déjà programmées..

            Parmi les orientations, figure aussi la création d’un espace dédié aux grands équipements pouvant accueillir les équipements structurants dans les domaines de l’enseignement supérieur, la santé publique, le sport, la culture et le divertissement en plus de la valorisation de la composante écologique et naturelle d’Ait Melloul.

            Celle-ci passe par la mise en valeur de l’Oued Souss qui demeure un espace marginalisé et la programmation de parcs urbains et d’espaces verts.

            Dans la même perspective, elle a assuré le suivi de l’élaboration du Plan d’Aménagement  sectoriel de la Zone Nord de l’Aéroport militaire-Sidi Fares relevant de la commune de Dcheira Al Jihadia, qui a été homologué en 2022. Dans la même logique, le projet du PA du centre de Taghazout et de la zone Anchor Point a été réalisé afin d’accompagner la dynamique urbaine en consolidant la vocation touristique de ces deux zones.

Yassine Saber – leseco.ma

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11 janvier 2023 3 11 /01 /janvier /2023 08:42

08/01/2023

            L’Association WAZ d’Agadir organise dans le cadre de son programme d’activité annuel la première édition du Festival de la bande dessinée du 12 au 15 Janvier 2023 à Agadir et Tiznit,

Première édition du Festival de Bande Dessinée Agadir-Tiznit de l’Association WAZ Du 12 au 15 Janvier 2023

Cette première édition est organisée en partenariat avec :

  • L’association AFIBD (AGADIR FESTIVAL INTERNATIONAL BANDE DESSINEE ET IMAGE) .
  • La Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image d’Angoulême.
  • le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.et d’autres partenaires…

            Cette édition intervient alors que l’association WAZ participe activement dans l’animation culturelle de la ville notamment avec l’organisation de 4 éditions précédentes du festival international de caricature FICA à Agadir. Ces 4 éditions qui ont connu l’engagement de plusieurs partenaires et artistes ont connu un franc succès.

            Avec l’appui de l’AFIBD, le ministère de la culture et d’autres partenaires, l’association WAZ se tourne, cette année vers la bande dessinée avec l’ambition de promouvoir cet esprit de grande famille et de création artistique, et partager cette passion pour la bande dessinée avec le grand public et surtout avec les enfants.

             En plus de l’exposition des centaines d’oeuvres des écoliers qui ont participé au concours lancé par l’association, une remise des prix est au programme pour féliciter et encourager les futurs bédéistes et surtout promouvoir cette pratique créative chez nos jeunes

            Un atelier de formation sera animé au profit des bédéiste de Tiznit et un autre au profit des bédéistes d’Agadir ; les deux seront coachés par le talentueux artiste bédéiste Khalid Afif, venu spécialement d’Angoulême.

             Pour les jeunes bédéistes d’Agadir et Tiznit c’est donc l’occasion de côtoyer des professionnels de la BD et de découvrir un métier « pas comme les autres ».

             Amateurs et passionnés de bande-dessinée ont rendez-vous aussi avec l’artiste Driss Ouaamro qui présentera pour l’occasion son projet artistique : un film d’animation « taslite N’onzar)

             Ce Festival sera aussi l’occasion de découvrir l’AFIBD, qui constituera une véritable opportunité pour les jeunes pour aller de l’avant dans l’aventure de la bande dessinée.

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26 décembre 2022 1 26 /12 /décembre /2022 15:32

 

Cher(e)s ami(e)s, lecteurs et lectrices de notre journal,
Une erreur s’est glissée dans le dernier « Echo du Souss  » : en effet dans le
mot du bureau p.2 (colonne de droite), concernant le voyage à Agadir évoqué
par Patrick Cottin, la date prévue est fin septembre 2023 et non 2024 comme
mentionné.
Désolé de cette confusion.

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29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 09:22

Bonjour,

 

Suite à la recrudescence de l'épidémie de COVID et afin que notre réunion ne se transforme pas en "cluster", il serait judicieux que nous effectuions un auto-test dans les 36 heures avant notre rencontre (renseignez-vous auprès de votre pharmacien) c'est très simple .

 

Merci pour votre compréhension.

 

Le bureau

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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 07:17

 

Programme :

 

- Samedi 1er 

 

Vu la faible participation à la sortie en bateau sur le Bassin d'Arcachon et la météo incertaine, nous la remplaçons par une visite du Musée Sonneville à Gradignan, Cours Général de Gaulle ( 1 rue de Chartrèze), Gradignan, situé au Prieuré de Cayac où se trouve la statue d'un pèlerin.

 

Rendez-vous  à  15 h 30 sur le parking, 1er rond point en venant de Gradignan centre, 3 parkings autour du Musée.

 

Nous dînerons au restaurant La Piazzetta au centre de Gradignan, 98 Cours du Général de Gaulle.

 

- Dimanche 2

 

Rendez-vous, à 10H, pour l'Assemblée Générale au restaurant Riad de Marrakech 167 Avenue de la Libération Charles de Gaulle 3310 Le Bouscat. Pendre la sortie n°7 Rocade intérieure, un parking privé se trouve juste à côté du restaurant, Parking Réservé au groupe Médical, que nous pouvons utiliser le dimanche.

 

à bientôt

Le bureau

 

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8 septembre 2022 4 08 /09 /septembre /2022 18:27

le 8 septembre 2022


Contrairement à ce que nous avions souligné dans le dernier N° de l’Echo du Souss, il semble qu’à ce jour une amélioration de l’épidémie de la COVID 19 se poursuive sur le territoire national avec un taux d’incidence qui continue de diminuer, et ce, dans la quasi-totalité des régions.


En conséquence (sauf alerte de dernière minute), nous pourrons nous retrouver pour le Moussem des 1 ers et 2 octobre prochains sans avoir besoin de justifier de notre négativité.


A très bientôt le plaisir de vous revoir.

 

                                                            LE BUREAU

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7 septembre 2022 3 07 /09 /septembre /2022 17:40
LGV Marrakech-Agadir. Le match France Versus Chine

mardi 6 septembre 2022

 

Fort du succès de son TGV entre Tanger et Casablanca, le Maroc souhaite étendre son réseau à grande vitesse ferroviaire. Son objectif dans un premier temps : relier Marrakech à Agadir. Un méga-projet qui pourrait amener le Royaume à confier une nouvelle fois sa réalisation à la France ou se tourner vers la Chine. Dans les deux cas, on se positionne comme on peut surtout que l’offre chinoise rebat les cartes et le choix de la France apparaît moins évident.

Après le grand succès de la première ligne reliant Tanger à Casablanca, inaugurée fin 2018, le Maroc veut se doter d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) reliant Casablanca à Agadir en passant par Marrakech. Soit 1300 kilomètres de nouvelles lignes. Mais, selon le ministère du Transport, la réalisation de la LGV reliant Marrakech et Agadir est l’une des priorités du plan de l’Office national des chemins de fer (ONCF). Un tel projet exigera un investissement de 75 milliards de DH. Comme pour la première ligne, le Maroc entend mettre en place un partenariat public/privé. Et cette volonté du Royaume n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd tellement elle attise les convoitises de plusieurs partenaires du Maroc et un nombre important d’acteurs sur la planète qui se livrent une concurrence féroce. On peut citer le géant chinois China Railway Construction Corp, le français Alstom, l’allemand Siemens, l’espagnol CAF, sans oublier le sud-coréen Hyundai. Tous ces industriels se battent dans les appels d’offres et sont prêts à d’importantes concessions pour emporter les lots.

Mais, dans cette bataille pour s’adjuger la future LGV Marrakech-Agadir, la France et la Chine semblent les mieux placées.

D’ailleurs, ce projet a récemment refait surface lorsque l’ambassadeur de Chine au Maroc, Li Changlin, a clairement indiqué que son pays veut remporter ce marché. Dans un entretien avec Le360, le diplomate, a assuré que la Chine dispose des moyens techniques et financiers pour assurer la réalisation du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse devant relier Casablanca et Agadir et auquel le Royaume accorde une grande importance pour le développement, entre autres, de ses Provinces du Sud.

Lors de cette interview, l’ambassadeur de Chine au Maroc a affirmé que le projet de la LGV lui tient particulièrement à cœur. «De nombreuses entreprises chinoises performantes s’intéressent à ce projet. Certaines d’entre elles ont déjà travaillé, lors de certaines étapes de ce projet, de concert avec les autorités compétentes marocaines», a indiqué Li Changlin à Le360.

«En ma qualité d’ambassadeur de Chine, je voudrais vous dire que la Chine est disposée à participer à la réalisation de ce gigantesque projet».   

Le diplomate a également assuré que l’Empire du Milieu et ses grandes banques sont en mesure d’accorder «à un taux préférentiel les financement nécessaires à la réalisation de cette ligne. Nous avons la haute technologie, l’expertise et le financement adéquats pour réussir ce chantier. La Chine et ses entreprises, je le répète, sont prêtes à accomplir cet ouvrage», a-t-il martelé.

Il faut dire que l’offre chinoise qui rebat les cartes et le choix de la France apparaît moins évidente pour ce nouveau méga-projet : le Maroc pourrait se tourner vers la Chine.

Comme l’a indiqué l’Ambassadeur de Chine au Maroc, plusieurs entreprises sont intéressées par ce marché. La société publique China Railway Construction Corp, par exemple, s’est positionnée sur le projet, avec des tarifs compétitifs qui tendraient à écarter les Français, et en contrepartie de la signature d’un contrat de concession en partenariat public-privé.

Cette offre pourrait correspondre au tournant que semble prendre le Maroc avec la transformation prochaine de l’ONCF en Société Anonyme : un protocole d’accord signé le 25 juillet 2019 entre l’État et l’office prévoit une séparation entre le développement de l’infrastructure ferroviaire et l’exploitation commerciale du réseau. L’État prendra alors en charge les investissements, l’office ne s’occupant plus que de l’exploitation des lignes, un modèle permettant d’opérer de futurs contrats sous forme de concessions et inclure des opérateurs étrangers.

L’intérêt de la Chine pour le projet de la LGV Marrakech-Agadir remonte à plusieurs années : sur la quinzaine d’accords signés le 11 mai 2016, lors de la visite du Roi Mohammed VI à Pékin, un concerne un mémorandum d’entente sur la coopération ferroviaire entre la Société nationale des chemins de fer Chinois (China Railways) et l’ONCF.

D’autres mémorandums avaient été signés au cours des années suivantes, à l’image de celui sur l’initiative de la « Ceinture et la Route » signé en 2017, renforçant les partenariats sino-marocains tant dans des secteurs prometteurs et à forte valeur ajoutée (infrastructures, industries, technologie) que sur le plan culturel, touristique et académique. Cela fait aujourd’hui de l’Empire du Milieu le troisième partenaire commercial du Maroc.

C’est dire que la Chine qui n’a plus à prouver ses compétences dans le domaine ferroviaire, a renforcé son partenariat au cours de cette dernière décennie. Pour rappel, le pays s’est doté du plus grand réseau ferré à haute vitesse au monde en l’espace de dix ans seulement. En 2002, le pays adopte un projet gigantesque étalé sur quinze ans et aujourd’hui, le réseau chinois est devenu le plus grand au monde avec plus de 144.000 km de voies en juillet 2020 dont près de 39.000 km de voies à grande vitesse. Son réseau transporte à lui seul près d’un milliard et demi de voyageurs par an et compte 60% des lignes haute vitesse mondiales.

De son côté, la France, qui avait largement contribué à la construction de la première LGV entre Casablanca et Tanger, remue ciel et terre pour que le projet profite une nouvelle fois aux entreprises françaises, notamment Alstom. Elle s’est positionnée pour accompagner le Royaume dans ce nouveau projet avec une offre représentée par Colas Rail et entend faire jouer la carte de la continuité et de la compatibilité de la technologie entre les lignes Casablanca-Tanger et Marrakech-Agadir.

Rappelons que pour la réalisation de la LGV Casablanca-Tanger, la France avait financé cette première ligne à hauteur de 51%, soit 1,1 milliard d’euros, sous forme de prêts de la direction du Trésor et de l’Agence française de développement. La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) avait participé au projet en mettant à disposition son expertise, dans un objectif de transfert de technologie vers le Maroc. En contrepartie, de nombreuses entreprises françaises avaient décroché l’essentiel des contrats : Alstom pour la fourniture des rames TGV, le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires).

Pour la future LGV Marrakech-Agadir, l’Hexagone et ses entreprises comptent sur les très étroits liens qui l’unissent au Royaume, surtout si de massifs prêts sont à nouveau consentis pour mener à bien ces nouveaux projets.

Le partenariat entre la France et le Maroc est nourri par des liens privilégiés, notamment économiques, illustrés par la première place qu’occupe la France en matière d’IDE au Maroc et plus de 900 filiales de groupes français installés dans le Royaume), et des relations culturelles importantes.

Mais le timing actuel ne parait pas plaider en faveur de l’Hexagone. Alliés historiques, les relations entre le Maroc et la France traversent une période de froid, après la décision des autorités françaises de réduire de 50% les visas octroyés aux Marocains. La mesure a été jugée arbitraire et a été dénoncée par de nombreux Marocains qui ont vu leur dossier rejeté alors qu’ils ont des déplacements professionnels, ou devaient se rendre en France pour des soins médicaux… Et pas seulement.

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